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qui pourroit se présenter à l’esprit au íujet 'du prompt repeuplement du lac à son re-tour : l’on volt que par la résidence du pois-son dans ces deux creux constamment hu-mides , il fe fait un dépôt & un entretiende frai., fécondé & répandu par les eauxdès qu elles reviennent à sourdit. M. Bul-ching dit encore que s’il arrive au lac uefe dellecher de bonne heure dans 1 annee ,c’est alois que ses merveilles se déploient,c’tst alors que l’herbe y croit en vingt jours,qu’on la fauche , qu’on la cueille , & quepréparant ensuite le terrein avec la char-rue , l’on y seme du millet ; mais que tou-tes les années ne font pas également favo-rables à cette double récolte , les eaux se re-tirant quelquefois trop tard pour que l’onait le temps de semer t &c d’autres fois re-venant trop tot pour que l’on ait le tempsde moissonner. Qu’enfin dans les années oùl’absence des eaux est de quelque durée ,la métamorphose du lac est complété , ence que la place est alors le rendez-vous gé-néral du fauve , du gibier & des chasseursde la contrée. Relativement au retour deseaux du lac de Cirknit[ , l’illustre géographefait observer que de la quantité de pluie,plus ou moins grande , qui tombe ?. la foisdans le canton , dépend ordinairement la.Vitesse ou la lenteur de ce retour : pleut-llbeaucoup , & le tonnerre se fait-il enten-dre en même temps avec un bruit dont laterre tremble ; alors de toutes les crevassesdu lac , fans exception , jaillissent à grosbouillons des eaux qui, dans ao à 2.4 heu-res , en ont absolument rempli le bassin :la pluie au contraire n’est-elle que petiteou modérée , les nues ne font-elles que mé-diocrement épaisses , ou faiblement agitées,alors ce n’est que par quelquès-unes des bou-ches méridionales que les eaux sortant deterre , viennent de nouveau former le lac :& un fait constant da»s l’un & dans l’au-tre des cas , c’est que le lac une fois bienrempli, l’on en volt la surface incessammentcouverte d’oies sauvages , de canards sau-vages , & de plusieurs autres especes d’oi-íeaux aquatiques. Un autre fait de ce gen-re , & qui ne doit pas être omis dans Bé-numération des singularités de ce lac , c estla multitude de canards gras, fans plumes,aveugles dc tout noirs, que Iss ouvertures
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appellées Sékadulçc & Ura'majamma y dé-gorgent en automne avec leurs eaux, lorí-qu’il survient quelque grand orage : ces deuxouvertures font au midi du lac , & un peuau-dessus de son niveau ; elles ont chacunea leur entree une toise de largeur & unetoise de hauteur , & Ton peut en temps secse, promener dans leur enceinte , & y pé-nétrer allez loin : en temps humide & à kbruyante époque du retour des eaux avecéclairs & tonnerres , il faut les fuir ; le lac11’a pas de bouches aussi terribles par l’a-bondance des eaux quelles jettent, & sur-tout par 1 impétuosité qui les accompagne ;les flots sortant de leurs cavernes, s’élancenta cinq toises loin de l’entrée, & se préci-pitant au fond du lac , font tout le bruitdí produisent toute l’écume des plus gran-des cataractes : c’est donc par ces deux bou-ches que viennent alors au jour ces canardsextraordinaires •, ils naiflent comme au ’eindu fracas , & se montrent d’abord íous l’ap-pareil le plus hideux ; mais bientôt leur nu-dité disparoit avec leurs ténèbres , & dansl’espace de quinze jours , si les chasseurs les; laistent vivre , ils ont des plumes & voientclair. L’on finira cet article enajoutant qu’enhiver les eaux du lac de Cirknit £ s’éleventordinairement au point d’inonder la plupartdes campagnes adjacentes. (D. G.)
CIRLE ou ZIRL, ( Géogr.) village d’Al-lemagne,, dans le cercle d’Autriche & dansle comté du Tyrol , au quartier du hautInnthal , seigneurie de Hertenberg. C’eftdans son voisinage que s’élevele roc escarpéappellé Martinswand , au sommet duquel le Schroniques du xv e siécle nous diseur quel’empereur Maximilien I poursuivant un cha-mois , se trouva sort imprudemment grim-pé , sans savoir comment en descendre relles ajoutent que pour se tirer de ce mau-vais pas , il fallut qu’un ange même vîntprendre ce prince par la main , & le rame-ner au bas du rocher ; Sc qu’en mémoire &Cen reconnoissance de ce secours surnaturel »Maximilien fit ériger fur la place une croixde 40 piés de haut, auprès de laquelle i!fit placer en grandeur naturelle les statuesde l’apótre S. Jean & de la vierge Marie.Quelques fabuleuses que paroifluit la plu-part des circonstances de cet événement ple$ auteurs du grand théâtre historique