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Tome huitième.
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n’ont pas dédaigné d’en donner la repré-sentation dans les figures de leur ouvrage.(D. G.J

ClROENE, s. m. (Pharmac.) est uneemplâtre résolutive , fortifiante, où on faitentrer la cire & le safran. Lemery.

On appelle plus communément ciroeneune grande emplâtre , c’est-à-dire un grandmorceau de toile fur lequel on étend uneemplâtre quelconque , &c qu’on destine àcouvrir une grande partie d u corps , commeles reins, la cuisse, Oc. V. Emplâtre, (b)

CIRON , s. m. ( Hist. nat.) ciro , syroacarus , insecte si petit qu on le prend sou-vent pour objet de comparaison , lorsqu onveut donner ridée du petit volume , d’unechose presque imperceptible. On donne aussivulgairement le nom de ciron à tous les in- ,sectes les plus petits. En effet on a peine à jApercevoir un ciron fans l aide du micros-cope : ce n’est que parle moyen de cet ins-trument que l’on peut distinguer les differen-tes parties de cet infecte , & que l’on recon-no *c qu’il reíîèmble à un poux. Son corps estr °nd, blanchâtre ; le dos est couvert d’é-cailles ; il y a fur la tête deux taches qui,marquent, à ce que l’on croît, l’endroit des 'yeux , parce que l’insecte sè détourne lon-*l u °n lui oppose la pointe d’une épingle con-fte ces taches. Les cirons ont six pattes noi-râtres , trois de chaque côté, dont deux fontPiacées auprès de la tête : c’est avec ces deuxpaires de pattes qu’ils creusent dans la peau ,ordinairement à la paume de la main & à*a plante du pié , & qu’ils y sont de longsfflons, comme les taupes en sont dans la^rre. C’est par cette manœuvre que ces in-fectes causent une grande démangeaison ,•& des pustules auxquelles on a aussi donnéle nom de ciron. Il y a aussi de ces insectesdans la cire & dans les fromages qui ont été8 ar dés pendant long-temps. Voy. act- érudit.an n. iG8z , pag. 317. Mouffet. theat. in-fect. Voy(7 Ciron. ( Médec. ) Voye £ aussiInsecte. ( I )

Ciron , ( Méd.) il s’ouvre quelquefoispa stage entre la peau & l’épiderme , & ilCa ufealors des démangeaisons incommodes:on le rencontre quelquefois dans les pustulesde la gale, & dans celles qui font occasion-nées par l a vérole ; on en a même trouvé

ans les dents cariées. Les remèdes huileux,

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le soufre , êc toutes les odeurs fortes enne-mies des insectes en général , détruisent certeincommode vermine.

Leuwenhoeck a observé que la vapeur dela noix muscade que l’on faisoit brûler , leSsuffoquoit très-promptemenr.

Il y en a une autre especc en Amérique,nommée nigas, qui est plus incommodeencore que le ciron de notre pays. Voye çNigas. Rieger. (h)

* CIRQUE, f. m. (Wfl.anc.) grandbâtiment toujours plus long que large , oitl’on donnoit différens spectacles : un desbouts , le plus étroit, étoit terminé en lignedroite ; l’autre étoir arrondi en demi-cercîe ;les deux côtés qui partoient des extrémitésde la face droite , & qui alloient rencontréeles deux extrémités de la face circulaire ,étoient les plus longs ; ils servoient de base àdes sièges ou gradins placés en amphithéâtrepour les spectateurs ; la face droite & la plusétroite etoit composée de douze portiquespour les chevaux & p our j es c j lars • on les ap-pelloít carceres; la il y avoic une ligne blanched’où les chevaux commençoien t leurs courses.Aux quatre angles du cirque , sor le pour-tour des faces, il y avoir ordinairement qua-tre corps de bâtimens quartés, dont le haucétoit chargé de trophées ; quelquefois il y et»avoir trois autres dans le milieu de ce pour-tour , qu’on appelloit meniana. Le milieu del’espace renfermé entre les quatre façadesdont nous venons de parler, étoit occupé parun massif d’une maçonnerie très-forte, de 1 zpiés d’épaiffeur fur six de haut ; on l’appelloitspìna circi. Il y avoir fur la spina des autels, desobélisques, des pyramides, des statues , 8 cdes tours coniques : quelquefois les rours co-niques étoient élevées aux deux extrémités furdes massifs de pierre quarrés, & séparés parun petit intervalle de la spina, en forte qu’ellespartageaient chacun des espaces des extré-mités de la spina aux façades intérieures ducirque en deux parties, dont la plus grand®de beaucoup étoit entre la façade & les tours.Au deflôus des gradins en amphithéâtre pla-cés sor les façades du cirque , on avoir creuséun large folle rempli d’eau , 8 c destiné àempêcher les bêtes de s’élancer fur les spec-tateurs ; ce sosie s’appelloit euripe. Les jeux »les combats , les courses , «S’e. se faisoientdans l’espace compris de touc côte entre 1 eu-