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Tome huitième.
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couvrir avec des pailles ; mais à moins qu’onne leur donne beaucoup d’air , ils fe pour-rissent fous ces couvertures : la privationd’air les contrarie fort aussi , quand on lesplace dans les orangeries , 8c íur-tout dans[es ferres qui ne font pas éclairées ; maisils réussissent parfaitement fous les châssisvitrés.

Les especes n°. ?L, «°. 14, 8c 14,qui font les plus belles, font aussi cellesqui résistent le mieux en plein air. Le n°.14 s"appelle ordinairement este a feuilles depeuplier ; j’en ai un pié qui , depuis qua-tre ans , n’a pas encore souffert sensible-ment , &c qui fait assez de progrès.

Une coque bien mure de chaque efpecede ciste , iuffit presque toujours p OU r les mul-tiplier en abondance , par la prodigieusequantité.de semences quelle contient. Faî-tes votre semis en mars dans des caissesemplies de terre légere ; vos graines ger-meront au bout de quinze jours. Les pe-tits estes auront cinq ou six pouces de hautpour le mois de juillet : alors vous en transiP anterez l a pl us grande partie , chacunans un petit pot ; vous les placerez dansi?n «eu légèrement ombragé jusqu à la par-aue reprise , 8c les arroserez de temps àau tre. Ces pots doivent palier l’biver dansUne caisse vitrée, aussi-bien que les cijïesqui font restés dans la petite caille, 8c qu’ontransplantera vers la mi-avril avec les mê-mes précautions. Le troisième printemps onpourra en lever quelques-uns de chaque esipece avec leurs mottes , pour les fixer enPleine terre, à de bons abris ; mais il esthon d’en laisser quelques individus en ré-lerve dans des pots que l’on enterrera l’étédans les bosquets parmi d’autres arbris-seaux , avec lesquels ils formeront une va-riété très-agréable.

Les phrases donnent une idée suffisantedu feuillage des cistes 8c de leur port ; nousallons les faire connoître par d’autres parti-cularités.

Le premier s’éleve à trois ou quatre piesde haut, 8c forme un buisson touffu ; fa fleurassez grande 8c de couleur de pourpre.Le second porte de plus grandes fleurs, &un pourpre plus pâle. Celles du troisièmeont attachées à de plus longs pédicules : ellesn p us petites & d’un pourpre plus foncé.

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Les fleurs du quatrième font très-grandes 8cd’un pourpre très-clair.

La cinquième efpece s’élance moins quees preccdentes : elle est très-rameufe. Dechaque nœud part une branche menue quiporte une feule fleur semblable à celles dun°. 1, & les branches principales font ter-minées par trois ou quatre fleurs assises, c’est-à-dire , fans pédicules.

Le n°. 6 parvient à la hauteur de cinq ousix piés ; les fleurs naissent au bout des bran-ches Sc font semblables à celles du n°. 4. Len°. 7 a des branches droites, velues 8c blan-châtres ; les fleurs font grandes 8c d’un pour-pre brillant. Le n°. 8 n’atteint jamais qu’à lahauteur de deux piés , il a des branchesmenues 8c divergentes; les fleurs sortent defaisselle des feuilles : elles font blanches 8c unpeu moins grandes que celles des eípeces pré-cédentes.

Le g croît de lui-même en Corse &?P S es ?í* e f,ss e i’Archipel. C’est le este lada-mfere ; fl seleve à tro f s ou quatre piés dehaut ; les fleurs naisss à Extrémité desbranches^ ; eues lont d un pourpre foncé 8 cà peu près de la largeur d’une rose simple.Le n°. 10 ne s’élance guere qu’à k si au-teur de quatre piés ; ses feuilles íbnr étroi-tes , d’un verd obscur , légèrement velues,glutineufes , ainsi que les tiges , 8c mar-1 quées par dessus d’un long sillon formé parla côte inférieure qui la partage 8c quisaille en-dessous ; les fleurs font d’une cou-leur de soufre pâle.

La onzième efpece parvient à cinq ousix piés de haut ; les fleurs naissent ál’extrémité des branches , fur des pédiculeslongs & nus, qui íè divisent en petits pédi-cules , supportant chacun une grande fleurblanche , dont le calice est velu ; les feuillesfont très-glutineufes dans les jours chauds.

Le ciste n°. 1% , s’cleve à quatre oucinq piés fur des branches, dont l’écorceest brune 8c unie ; les feuilles ont de longspédicules 8c font unies des deux côtés ;les fleurs naissent à l’extrémité des branches;elles font blanches 8c ont d’assez longs pé-tioles.

Le n°. 13 n’atteint qu’à la hauteur detrois ou quatre piés ; les feuilles font enlance d’un verd très-obfcur : pendant lechaud il en exsude une substance gluuneufe