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Tome huitième.
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ôc suave ; les fleurs font blanches Sc nais-sent plusieurs ensemble à l’extrémité desbranches fur de longs pédicules nus.

Le n°. 14 s’éleve fur une tige ligneuse àeinq ou six pies ; les branches font uniesSc couvertes d’une écorce brun-rouge, gar-nies de feuilles en lance, étroites, blan-châtres en-deísous , Sc d'un verd obscur endessus , à trois nervures ; les fleurs naissent !à l’extrémité des branches fur de petits pé-tioles : elles font composées de cinq ^ péta-les très-larges, arrondis , marqués à leurbase d’une grande tache de couleur de pour-pre ; il exsude de cette plante une substan-ce glutineuse & très-aromatique qui parfu-me l’air au loin. Il y a une variété de cetteelpece dont la fleur est entièrement blanche.

La quinzième espece s'éleve aussi hautque la précédente : elle n en différé quepar ses feuilles qui font plus courtes , pluslarges, plus blanches par-dessous, plus rap-prochées , Sc d'une consistance épaisse , parles branches latérales qui font plus courtes,par les fleurs qui font plus grandes , Sc lasubstance glutineuse qui est plus abondantefur toute la plante.

Le n°. 16 parvient à la hauteur de íìxOu sept piés , les feuilles font larges , cor-diformes, minces & d’un verd clair ; lesfleurs font blanches , Lc deviennent de cou-feur de soufre pale cn íe fanant.

Le/z°. 27 s’élance fur un tronc droit Scrameux à quatre ou cinq piés , & forme«n buisson touffu ; les branches font can-nelées Sc velues ; les pédicules des fleurs quinaiflent au bout des branches , ont un piéde long, & donnent naiflànce à deux ouquatre petits pédicules latéraux qui soutien-nent chacun trois ou quatre fleurs attachéespar de petits pétioles ; les fleurs font gran-des & d’un jaune brillant , mais elles nedurent guere que deux ou trois heures.

La derniere espece atteint ordinairement2 la hauteur de trois ou quatre piés ; lesfeuilles font étroites , figurées en lance &velues : de faisselle des feuilles sortent des.branches menues garnies de deux ou troispaires de petites feuilles, qui font terminéespar des grappes de fleurs d’un soufre sale.Cette elpece veut toujours être conservée■ dans les serres, & ne peut soutenir la ri-gueur de la mauvaise saison.

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On vient de voir dans cette belle fa-mille la plus charmante variété : il feroittrès-agréable de la raíïembler en maste dansquelques parties des bosquets d’été ; leursfleurs parodient au mois d’août ; elles fontordinairement fanées le soir , mais elles íesuccèdent long-temps ; elles s’épanou;fientdès le grand matin : c’e st un vrai plaisirque d’aller contempler alors le brillant hom-mage qu’elles rendent au soleil levant, enétendant leurs larges pétales chargés de glo-bules de rosée : ces pétales íònc dune con-sistance si légere , que dans certaines efpe-ces ils conservent toujours les plis donc ilsont contracté l’habitude , étant renfermé*dans le bouton.

Les cijîes à feuilles de peuplier , c’est-à-dire les n°. 14 Sc 25 , peuvent figurer dansles bosquets d’hiver : ceux à feuilles blan-ches & quelques autres y ajouteroient de lavariété , s’ils pouvoient braver la mauvaisesaison ; tous ont un feuillage hivernal. Quel-ques eípeces , qui ne fructifient pas dansles climats froids , peuvent être multipliéesde boutures faites en été dans des pots fuides couches ombragées.

Il nous reste à parler de ía maniéré doncon recueille le ladanum dans les iíles de l’Ar-chipel fur le ciste n°.g. On a un instru-ment semblable à un rateau fans dents »appelle ergafiiri , d’où pendent plusieurs la-»nieres de cuir verd que l’on passe douce-ment fur les bouillons de ce ciste : la subs-tance glutineuse , mais liquide , s’attachoà ses lanières , Sc on la racle d’après avecun couteau. Cet ouvrage est très-pénible ,il se fait dans les jours caniculaires fur lesmontagnes, dans un climat brûlant. Audin’y a-t-il que les moines Grecs qui s’eachargent.

Le ladanum ou labdanum fe recueilliencore , en raclant d’après la barbe deschevres cette substance qui s’y est attachée ,tandis qu elles broutoiem les cistes. Ce la-danum est fort impur.

En Espagne on fait bouillir les feuillesdes cistes dans seau , le ladanum y surna-ge , Sc on l’enleve avec des cuillers ; celui-ci est moins bon que les autres. On se sertpeu du ladanum intérieurement •, ce pen-dant ses teintures extraites par le moyen dsf esprit de vin biearectisié , peuvent se doir-