Band 
Tome huitième.
Seite
165
JPEG-Download
 

C I T

rangs, dont les quatre extérieures font pref-qu’une fois plus grandes que les autres,triangulaires , deux fois. plus longues quelarges, & imitant un calice ; le pédicule quiles porte est austì long que celui des feuilles.

Culture. Cette plante est commune auMalabar comme au Sénégal, dans les ma-res d'eau d’un pié de profondeur qui res-tent sur les sables pendant la saison des pluies.

Usages. La décoction de ses fleurs pi-lées se boit dans les difficultés d'uriner ;en y joignant du sucre, elle arrête le vo-missement , adoucit sâcreté de la toux. Sesgraines sc mangent avec le sucre.

Remarques. Jean Commelin se trompequand il dit que les feuilles du cìtambelfont dentelées. Cette plante , étant du gen-re du nénuphar, doit se ranger avec luidans la famille des aristoloches qui est l aonzième de nos Familles des plantes, vo-lume II } pâtre 7 61 ( M. AdANSON. )CIT-AMERDU , f. m. ( Hisi. nat. Bo-tanique. ) nom que les Malabares donnenta une eípece de cocculus , très-bien gravée,j plupart de ses détails , par Van-ee de , dans son Hortus Malabaricus , vo-lurneVjj^ p i anche XXI, page 39. Les Bra-mes 1 appellent amerdu-vallì,

O une racine ligneuse , cylindrique , lon-B ue de deux à trois piés, fur un pouce dediamètre, brune , s’élcve une tige cylin-drique longue de 30 à 60 piés du diamè-tre d"un pouce , flexible , /entortillant au-tour des arbres ; à bois blanc, jaunâtre ,peu épais , plein de moelle aux deux tiersde son centre , recouvert d'une écorce ver-te , d "abord veloutée de poils blancs , en-suite cendrée extérieurement ôc verte au-dedans, peu ramifiée.

Les feuilles font alternes, disposées cir-culairement le long des tiges , taillées encœur de deux à quatre pouces de diamè-tre en tout sens, entieres , mais échan-ges d’un sixième à leur origine , minces,molles, veloutées finement, & relevées en-dettons. de cinq côtes rayonnantes, ôc por-tées horizontalement ou pendantes fur unpédicule cvlindríque égal à leur longueur.

, P e faisselle de chacune des feuilles fu-peneures fort un épi égal à leur longueur ,«Mrnpo ede^ à jo fleurs, verd-blanchâ !» ouvertes ea étoile de deux ligues ôc j

C I T 165

demie de diamètre , portées fur un pédi-cule cylindrique deux fois plus court.

Ces fleurs font toutes mâles fur certainsindividus , ôc femelles fur d’autres où ellesfont posées au-dessous d'un disque qui sup-porte l’ovaire. Elles consistent en un caliceverd à six feuilles , en une corolle blanchâ-tre plus petite, à six pétales, ôc en six éta-mines blanchâtres plus courtes à anthèresjaunes. Les femelles n'ont pas d’étamines,ni même d’apparence de filets, mais troisovaires pédiculés ou portés chacun fur undisque cylindrique, Ôc couronnés par unstyle cylindrique qui part du sommet deleur côté intérieur , Ôc velouté à íbn ex-trémité.

Chaque ovaire devient, en mûrissant,une baie ovoïde , obtuse, longue de cinqlignes, de moitié moins large , écartée ho-rizontalement , verte d'abord , ensuite jau-ne , puis rouge de corail , luisante , charnue,visqueuse , à une loge contenant un offe-let ovoïde un peu échancré en rein d"uncote , long de quatre lignes , une foismoins large , ridé, mince , tendre , fragile,blanc d'abord, ensuite noirâtre, à aman-de blanche.

Culture. Le cit-amerdu se trouve au Ma-labar autour de Warapoli Ôc de Monta, ôcau Sénégal, dans les terres argilleuses , brû-lées ôc pierreuses. Il est toujours couvertde feuilles , de fleurs & de fruits.

Sa racine ou ses branches , même dé-pouillées de feuilles , suspendues en l"air,croissent , comme font les plantes grasses,fleurissent & fructifient.

Qualités. Ses fleurs n’ont point d'odeur.

Usages. Sa décoction sc boit dans les fiè-vres ardentes , la goutte, ôc la jaunisse,.Son suc, uni à celui du coluppa ôc du tiru-tali , fournit avec le lait, un bain anti-spasmodique. Ses jeunes feuilles pilées aveccelles de l'émacciam ôc le lait, /emploienten Uniment pour les phlegmons ôc les ére-sipeles. Son suc , uni à celui du muluntidu tsjerapulla ôc de Tulinja, est unpuiflantmaturatif ôc un vulnéraire excellent pourguérir les ulcérés. Le suc exprimé de lestiges, dépouillées de leur écorce , cuit avecdu lait ôc de seau , puis évaporé à siccité,ôc mêlé avec Uhuile des feuilles dscnfermo ,fournit un. Uniment souverain dans les doit»