t66 C I T
leurs de la goutte ; bu avec le sticre eu fle poivre long , il dissipe la cachexie , la jpituite & les humeurs goutteuses. t
surmarques. Le cìt-amerdu est une espece <!du coccuìus des boutiques , appelle coques 1du Levant , & forme un genre particuliervoiíìn du meniípermum dans la famille des <anones qui est notre 46" ; & il est étonnant <que M. Linné , qui doit avoir vu fleurir 1le meniípermum, l’ait confondu avec lui, ■Hc qu’il ait attribué seize étamines à les :fleurs stériles , & huit aux fleurs fertiles,tandis que toutes n't n ont que stx ; enfin :qu’il fait placée dans la difocie dodecan- 1tlrie , puiique ses fleurs font toutes herma- 1phrodites avec des étamines 8 c des ovaires, 1mais de maniéré qu il cn avorte un grandnombre nos ínirullts des plantes 3
volume II, P"-ë c 3 6 'f- J M- Adanson.)
CITATION , í. f. ( Gramm. ) c'est l’u-sage 8 c supplication que son fait en parlantou en écrivant, d'une pensée ou d'une ex-pression employée ailleurs : le tout pour con-firmer Í011 raiíonncment par une autorité res-pectable , ou pour répandre plus T agrémentdans Ion discours ou dans ia compohtion.
Dans les ouvrages écrits à la main , onsouligne les citations pour les distinguer ducorps de souvrage. Dans les livres on lesdistingue, soit par un autre caractère , soit pardes guillemets. Voyc^ Guillemets.,
Les citations doivent être employées avecjugement : elles indisposent quand elles nesoiìt qu ostentation : elles sont blâmablesquand elles font fauííes. Il faut mettre le lec-teur à portée de les vérifier. En matière grave,il est à propos de citer sédition du livre donton s'est iervi.
Quelques modernes se sont sait beaucoupd'honneur en citant à propos les plus beauxmorceaux des anciens , & par-là ils ont
trouvé 1 art d'embellir leurs écrits à peu defrais. Nos prédicateurs citent perpétuellement1 écriture & les peres , moins cependantqtson ne faisait dans les liecles pâlies. Lesprotestans ne citent guere que l'écnture. Quoiqustl en toit, s il est d'heureusos citations , s'ilest des citations exactes, st en est aussi beau-coup d'ennuyeuses, de frustes, & d altéréesou par l'ignorance ou par la mauvaise foi desécrivains, souvent aussi par la négligence deçeux qui citent de mémoire. La mauvaise
C í T
soi dans les citations est universellement ré-*prouvée ; mais le défaut d'exactitude & d'm-telligence n’y est guere moins répréhensible ,& peut être même de conséquence suivantsimporcance des sujets.
Le projieit ampullas 8 c fefquipedalia verbad’Horace, de même que le fiire tuuru nihilejl de Perso , font cités communément dansun sons tout contraire à celui au'sts ont danssauteur. Cette application détournée quiTest pas dangereuse en des sujets profanes ,peut devenir abusive quand il s'agit des pas-sages de l'écriture , & il en peut réíulter deserreurs considérables. En voici entr'autres unexemple frappant , & qui mérite bien d'êcreobservé.
C'est le tnulti vocati , pauci vero clccti( Mat. ch. xx. ) , paíîage qu'on nous cite àtous propos comme une preuve décisive dugrand nombre des damnés & du petit nom-bre des élus ; mais rien , à mon avis, de plusmal entendu ni de plus mal appliqué. E11effet, à quelle occasion Jeíus-Christ dit-il ,beaucoup d’appelles , mais peu d’étus ? C'estparticuliéremuit dans la parabole du persde famille qui occupe plusieurs ouvriers à íavigne, ou l'on voit que ceux qui n’avoienttravaillé que peu d'heures dans la journée ,gagnèrent tout autant que ceux qui avoientporté lc poids de la chaleur & du jour ; cequi occasionna les murmures de ces derniers,lesquels so plaignirent de ce qu'après avoirbeaucoup fatigué , 011 ne leur donnoit pasplus qu'à ceux qui n'avoient presque rien fair.Sur quoi le pere de famille s'adrellant à l'und'eux , lui répond : Mon ami, je ne vous faispoint de tort , n’êtes-vous pas convenu avecmoi d’un denier pour votre journée ? Prcnc-q cequi vous appartient , & vous en alle[. Pourmoi je veux donner à ce dernier autant qu'à.vous. Ne m’ejì-ii pas permis de faire des libéra -lités de mon bien , & faut-il que votre ail soitmauvais , par ce que je fuis bon ? C’ejì ainji ,continue le Sauveur , que les derniers ferontles premiers , Ù les premiers les derniers ,parce qu’il y cti a beaucoup d’app.llés , mais peuá’élus.
J'obscrve d’abord fur ces propositions dutexte , Sic erunt novifimi primi L' primi novif-fimi , multi s ni M fuiu vocati , pauci veraeleâi; j observe, dis-je, quelles sont absolu-ment relatives à U faiabole ; & c'est ce que