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quent, loin de nous annoncer ici la rigueurdes jugemens de Dieu , nous rappelle aucontraire les effets ineffables de fa bonté. Oaltìtudo àìvìtiarum sapicritiœ & scientiœ Deì !Le dogme de la prédestination n’a doncrien d’effrayant dans ce passage de S. Paul.
Quoi quil en soit, certains prédicateursabusant de ces expressions , Sc outrant lesvérités évangéliques, n ont que trop sou-vent alarmé les consciences , 6c jete laterreur , le désespoir , où ils dévoient ins-pirer au contraire les plus tendres fendmensde la reconnoiílance pour le Dieu des mi-séricordes. Mais hélas, que ce prétendu zé-lé , que ce zele outré a causé de maux !
Les auditeurs épouvantés, méconnois-sant leur créateur & leur pere dans le Dieufoudroyant qu on leur prêclioit , ont se-coué pour la plupart le joug^de la foi, &se sont livrés à ^incrédulité ; dispositionfuneste qui sappe le fondement des vertus& qui assure le triomphe des vices. Ar-ticle de M. FAIGUET , maître de pensionà Paris.
Citation , ( Théolog. ) Les citations sontla base de la théologie. Les citations de l’an-cien testament qu'on trouve dans le nou-veau , ont donné lieu à des doutes , desdisputes, Sc des objections spécieuses dela part des ennemis de la religion chrétien-ne. Julien , Porphyre , les Juifs & les eí-prits-forts modernes , reprochent aux chré-tiens que les apôtres citent souvent des pasisages de l’ancien testament, Sc des pro-phéties comme accomplies dans la person-ne de Jésus-Christ ; que cependant il arri-ve fréquemment, ou que ces paflages ain-si cités ne se trouvent point dans sancientestament, ou ne font point employés dansle sons littéral Sc naturel qu ils semblentprésenter dans sancien testament ; ce quiparoît évidemment , ajoute-t-on , par cepassage de S. Matthieu , chap. xj, 15,Fx JEgypto vocavi filiitm mewn , qui pris ala lettre se rapporte à la sortie des Israéli-tes dsogypte. ,
Cette difficulté a paru insurmontable àquelques auteurs ; d autres pour la résoudreont pris différentes routes. Quelques - unsont recours à un double accomplissement,Sc prétendent que quoique les prophétiesaient été accomplies une premiere fois dans
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certains événemens , elles peuvent ferre en-core une fois dans la personne du Messe.Mais d’autres rejettent ce double accom-plissement , à moins que le prophète luí-même ne le déclare, rendant par ce moyentoute la prophétie inutile.
Entre ces deux extrémités presque éga-lement vicieuses, quelques-uns ont embras-sé une opinion fort raisonnable , Sc quiparoît fondée ; c'est de dire qusil y a desprophéties typiques sor le Messie , lesquel-les ont deux objets ; sun prochain & im-médiat , qui est comme sombre ou la fi-gure du Messe contenue dans sancienneloi, Sc qui a eu un accomplissement im-parfait Sc commencé ; sautre éloigné , maisprincipal, savoir le Messe , en qui ces pro-phéties ont eu leur plein Sc entier accom-plissement : le premier n’étoir que le typedu second , & par conséquent celui-ci étoitle principal ; Sc de ce genre est le passagecité dans sobjection , qui pour avo’r étéaccompli en figure par la sortie des Israéli-tes d'Egypte , n'en a pas moins été uneprophétie bien appliquée & pl.inement ac-complie dans le retour de J. C. d'Egypteaprès la mort d'Hérode.
Pour lever le reste de la difficulté, onobserve que les Juifs rabbins prennent beau-coup de libertés en citant ou en interpré-tant les écritures, Sc son suppose que lesapôtres ont suivi la même méthode dansleurs citations ; mais cette supposition nsestpas fondée : en effet, les apôtres instruitsimmédiatement par J. C. & inspirés par leS. Esprit, n'avoient aucun besoin de re-courir aux réglés des docteurs juifs dansleurs citations.
Néanmoins cn conséquence de cette sup-position , M. Surenhufius, professeur en hé-breu à Amsterdam , a tâché de retrouverces réglés perdues depuis si long-temps, Scadonné à cet effet un savant traité inti-tulé sepherhamcchawe , ou bieaos kataA-AATHS,//z quo fecundum veterem thcologorumhebrœorumsormulam allegandt & modos inter-pretandì , conciliantur loca ex veteri in tiovoteflamento allegata. Il y remarque (sabordquantité de différences qui se trouvent dansles différentes maniérés de citer usitées dansles écritures ; comme il a été dit ; il ejîécrit, afin que ce qu’ont dit les prophètes