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CITHARISTIQUÉ , f. f. C Musique.) 'genre 4e musique & de póësie , approprié:!l’accompagr.emcnt de la cithare., Ge genre,dont Amphion, fils de Jupiter & d’Antiope,fut l’inventeur, prit depuis le nom de lyrique.(S)
CITH A ROI DE, f Muf. des anc.) chansonqu’on accompagnoit de la cithare, ou mêmeun air propre' à- cet instrument; (F. D. C.)
CITHÉRON , (Mytk.J roi de .Platée enBéotie, passoit pour s homme lé plus sage deion temps : il trouva le moyen de réconcilierJupiter & Junon. Cette déesse , piquée dequelques ' galanteries de son mari, voulutrompre entièrement avec lui par un divorcepublic. Ci t héron , consulté íur les moyensde faire revenir la déesse, conseilla à Jupiterde faire semblant de vouloir s’eqgager dansun nouveau mariage : le conseil sut luivi &réuílìt parfaitement. (-+•)
CITIA , s. m. (Hifi. nat. bot.) Les Bra-mes appellent de ce nom & de celui de citiacuvadi une plante du Malabar , astez biengravée , avec la plupart de ses détails, parVan-Rheede , au vol. VIII , planche LIX ,page nj de son Hortus Malabaricus. JeanCommelin, dans ses notes fur cet ouvrage ,Rappelle betae folio Malabarica , semine lappa-ceo. Les habitans de Ceylan la nommentwaal-karal hcebo ; c’est le centaurium ciliareminus , circece foliis firmioribus fpicatis flori-bus è madcrafpatan , gravé en petit par Plu-kenet, au n°. L de la planche LXXX 1 I de.fa pythographie ; le fiachiarpagophora deVaillant ; le blitum fcandens fruclu lappaceo ,gravé par M. Burmann , planche XVIII,n°. 1 , de son Thésaurus Zeylatiicus ; & l’a-chyrantes 4 lappacea , caule fruticofo dijfufo ,spicâ interruptâ , siosculis lateralibus utrinquefasciculo setarum ancinato , de Mr. Linné,dans son Sysiema naturce, édit. 1%. impriméeen 1767 , page 186.
Cette plante est vivace , à racine ligneuse,de quatre lignes de diamètre, & formeun buisson ovoïde pointu, haut de trois piés,une sois moins large, à tige ramifiée de basen haut de branches opposées en croix , cy-lindriques, verd-rougeâtres,aux noeuds, lui-santes , assez serrées , écartées sous un anglede trente degrés au plus d ouverture.
Ses feuilles sont opposées deux à deux encroix, elliptiques, entieres, pointues aux
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deux extrémités , longues de trois à quatrepouces , presque deux fois moins larges,assez épaisses, mais molles, lisses , luisantes,rougeâtres d’abord , ensuite verd-brunes ,relevées des deux côtés d’une cote longitudi-nale rougeâtre , ramifiée de six à huit pairesde nervures alternes, & portées presqu’hori-sontalcment sur un pédicule demi- cylindri-que , six à huit sois plus court qisclles.
Chaque brandie est terminée par un épi ,une à trois fois plus long qu’ellcs, portantquinze à quarante paquets de fleurs seffiles,verd-rougeâtres, sphériques , de trois à qua-tre lignes de diamètre , disposées d une ma-nière fort lâche fur toute la longueur , 8caccompagnées chacune d’une écaille, cadu-que , une fois plus courte quelles , chaquepaquet est composé de trois fleurs ouvertes ,en étoile verte , de quatre lignes de diamè-tre ; lorsqu il n est qu en bouton il est (sabordrouge, ensuite verd.
Chaque fleur est hermaphrodite , polypé-tale , incomplète , à étamines réunies , &posée autour de sovaire ; elle consiste en uncalice de sept à huit feuilles elliptiques ,pointues , concaves , vertes , une fois pluslongues que larges , dont deux extérieuressont ciliées de crochets en hameçons rougeâ-tres , fans corolle , & en cinq étaminesrouges , réunies par la moitié inférieure deleurs filets en une membrane cylindriquequi environne & touche immédiatement unpetit ovaire sphéroïde , terminé par un style&c un stigmate tronqué, velu.
L’ovaire en mûristant devient une cap-sule ovoïde , verdâtre , longue d’une ligne& demie, membraneuse à une loge, nes’ouvrant point, & contenant une feule grai-ne lenticulaire lisse , brun-noire , luisante ,attachée verticalement au fond de la cap-sule , chaque capsule est enveloppée 8ccachée entièrement par le calice, dont lescrochets en hameçon sont écartés , de ma-niéréqu’ils forment de petites têtes, sembla-bles à celles de la bardane , lappa , & quis accrochent aux poils & laines des animauxqui les touchent, ce qui fait appeller cetteplante du nom de cousin.
Culture. Le citia croît au Malabar & auSénégal dans les terreins sablonneux,i Qualités. Il n’a ni saveur , ni odeur.
L UfegtS' Sa racine pilée dans le petit laií