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Tome huitième.
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â eau chacune à dépenser , ce qui est plusque suffisant pour tous les usages de la vie.

H ne faut pas négliger un avis de M. de laHire , fur le lieu Sc fur la maniéré de cons-pire ces fortes de citernes dans les maisonsparticulières. On volt dans plusieurs villes deFlandres, vers les bords de la mer, où toutesles eaux des puits font salées Sc ameres , àCa ufe que le terrein n’est qu’un fable légerau traversduquel l'eau de la mer ne se purifieP as > que l’on fait des citernes dans [chaquesaison pour son usage particulier. Ces ci-ternes ont fans doute de grands avantages,& elles font enterrées. Ce font des efpeces decaveaux ou 1 eau fe conserve mieux qu’à1 air ; car il eft vrai que l’eau , 8c sur toutcelle de pluie , ne se conserve pas à l’air, àcause du limon dont elle est remplie, qu’dleNe dépose pas entièrement en passant par lefable ; qu’elle se corrompt, Sc qu’il s'y en-gendre une eípece de moufle verte qui lacouvre entièrement.

C'est pourquoi M. de la Hire voudroitS u on pratiquât dans chaque maison un petitj leu dont le plancher seroit élevé au dessusdu rez-de-chauflée de 6 piés environ ; que ce.n n’eût tout au plus que la quarantième ouCln quantieme partie de la superficie de lasaison, ce qui seroit dans notre exemple, u ne toise à peu près. Ce lieu pourroit être, e vé de huit à dix piés , &c bien voûté, avecQes murs fort épais. Ce seroit dans ce lieu^Ue Ion placeroit un réservoir de plomb ,o 1 recevrait toute l’eau de pluie aprèsg* auroit passé au travers du fable. II ne' r r °ità ce lieu qu’une très-petite porte bienT )ai ue , & bien garnie de nattes de paille ,W’ 11 ’ Ppêcher que la gelée ne pût pénétrerlulqu’à l’eau. Par ce moyen on pourroit disetribue r facilement de très - bonne eau dansK* cuìtìnes 8c les lavoirs. Cette eau étantien 5 e nfermée ne se corromprait pas plusque h elle étoit fous terre , & ne geleroit)amaas. Son p cu rf élévation au-dessus durez-de-chautlë e servirait assez à la commo-ite de sa distribution dans tous les lieux dulo gis. Ce réservoir pourroit être placé dansun endroit où il n'incommoderoit pas parion hunudité, autant que ceux d’eau de fon-

tai Enfin 1 'í° nt ^ ans P^ leurs maisons.

r 'Yí X a plusieurs autres endroits oùde semblables réservoirs ardstetaent coní-■lome n if

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tritits suppléeraient aux besoins de la vie,par la poíition où l’on est de manquer d’eau,8c par I’éloignement où l’on se trouve dessources & des rivières. Souvent nous laissonsperdre les bienfaits de la nature , faute deconnoiísances pour en savoir tirer parti. Art.de M. le chevalier DB JaUcoURT.

CITHARE , f. f. ( Hist . anc. & Luth. )instrument ancien , que quelques auteurscroient avoir été le meme que la lyre à septou neuf cordes, & que d’autres regardentcomme un instrument différent, mais fansen assigner la différence.

Selon les anciens monumens 8C les témoi-gnages des Grecs Sc des Latins, elle étoitformée de deux côtés recourbés, 8e imitantles cornes du bœuf. Le bout des cornes oule haut étoit tourne en dehors , & le bas oul’origine des cornes , en dedans ; le milieu°u la partie comprise entre les extrémitésrecourbées, s’appelloit le bras ; les côtés ouinontans étoient fixés íìir une base creuse,destinée à fortifier le fon des cordes. Ilsétoient assemblés par deux traverses ; lescordes étoient attachées à la traverse d’en-bas, d’où elles alloient se rendre fur des che-villes placées à la traverse d’en-haut. La ci~thare avoit une base plate & pouvoir sc tenirdroite sur cette base : c’étoit l’instrument deceux qui se disputoient les prix dans les jeuxpithiens ; ils s’en accompagnoient en chan-! tant le sujet de leur chant, donné par lesamphictions au renouvellement des fêtes' célébrées en l’honneur d’Apollon , & enj mémoire de la défaite du serpent Pithon. Ili étoit divisé en cinq parties. La premiere étoitj un prélude de guerre ; la seconde , un com-mencement de combat ; la troisième , uni combat ; la quatrième , un chant de vic-| toire ; Sc la cinquième , la mort de PithonSc les íìftlemens du monstre expirant. Il paraîtque la cithare Sc les airs destinés pour cet ins-trument , sont plus anciens que la flûte & lesairs de flûte. Les airs étoient en vers hexa-mètres. Terpandre plus ancien qu’Archi-loque , joua de la cithare par excellence ; ilfut vainqueur quatre fois de fuite dans lesjeux pithiques. Il y en a qui prétendent qu*notre mot guitare vient du mot cithare ,quoiqu’il n’y ait aucune ressemblance entreces instrumens. Voye^ Guitarrb j Lvrí,1 & les mémoires des ìnfeript.

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