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Tome huitième.
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rebinthus folio fingulari non alato , rotundo , \succulcnto , flore tetrapetalo palliée lutco, |suclu majore monopyreno , ne lui restémblepas davantage ; car , i°. ses feuilles, quoi-que de même forme & de même nombrede nervures , disposées de même , ont de-pu:s trois jufqu’à six pouces de longueur,& un pédicule cylindrique de huit à dix foispius court ; z°. ses fleurs font jaunes ; z°. sesfruits ont l'oflèlet sphéroïde, de six à septsignes de diamètre 8c jaunâtre.

Le citocli est donc une espece particulièrede calaba , différente de toutes celles aveclesquelles les botanistes Pont confondue ; &les noms modernes kalophyllodendron , calo-phyllum , &C inophyllum , doivent être sup-primés comme superflus , cette plante ayant,comme sos congénères , un nom de paysplus simple , plus facile à prononcer, &fous lequel elles font mieux connues quePar les botanistes de l’Europe , qui n en ontiamais vu que des morceaux ou des efquif-‘ es très - imparfaites. Le calaba fe rangenatu rdlement dans la famille des cistes oùn °Us Pavons placé. Voye[ nos Familles desPlantes , volume II, page 44F ( Af. Adan-í02V. )

CITOLE, ( luth. ) espece d "instrumentde musique , dont le son devoir être fortAgréable, puisque Guillaume Guiart, poètedu xin e . lìecle , dit,

Qui le roi de France à cele erre

Enveloppa fi de paroles

Elus douces que sons de citoles. (F. D. C.)

* Citoyen, f. m. / mjì. anc. mod.

Yfl°it publj c'eft celui qui est membre d"unesi'ciété l;bre de plusieurs familles , qui par-age les droits de cette société , «Sc qui jouitde ses franchises. Foye ^ Société , Cite ,y île franche , Franchises. Celui quiIe side dans une pareille société pour quel-stu affaire , & qui doit s’en éloigner , sonterminée , n est point citoyen de cette; c'en est seulement un sujet momen-tané. Celui qui y fait son (ejour habituel,rsiais qui n ’a aucune part à ses droits 8c fran-c hises, n'e n est pas non plus un citoyen.O ^ qui en a été dépouillé, a cessé de l'être.

n n accorde ce titre aux femmes , aux'à en ' at \ s - aux serviteurs, que commes membres de la famille d’un citoyen

«uaire

fociété

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proprement dit, mais ils ne font pas vraiment

citoyens.

O 11 peut distinguer deux fortes àt citoyens ,les originaires & les naturalises. Lesoriginaircssont ceux qui sont nés citoyens. Les natura-lisés , ce sont ceux à qui la fociété a accordéla participation à ses droits 8c à ses fran-chises , quoiqu ils ne soient pas nés dans sonsein.

Les Athéniens ont été très - réservés àaccorder la qualité de citoyens de leur ville àdes étrangers > ils ont mis en cela beaucoupplus de dignité que les Romains : le titre decitoyen ne s'est jamais avili parmi eux ; maisils n'ont point retiré de la haute opinionqu on en avoir conçue , l’avantage le plusgrand peut-être , celui de s'accroître de tousceux qui l'ambitionnoient. Iln’y avoir guereà Athènes de citoyens , que ceux qui étoientnés de pareils citoyens. Quand un jeunehomme étoit parvenu à l'âge de vingt ans ,on 1 enregistroit stir le j

1 état le comptoitau nombre de les membres.On lui fauoit prononcer dans cette cérémo-nie d'adoption , le serment suivant à la facedu ciel. Arma non dcho nsstabo ; nec adftan-tem , quisjuis ille suerit , socium relinquam ;pugnabo quoque pro socis & arìs solus & cummultis ; patriam nec turbabo , nec prodam ;navigabo contra quameumque deftinatus sueroregionem ; solemnitates perpétuas observabo ;receptis confuetudìnìbus parebo , & quascumquz, adhuc populus prudenter statuent , amplcclar ;Ù fi qui s leges susceptas fufiulerit , nifi com -probaverit , non permittam ; tuebor denìque ,solus & cum reliquis omnibus , atque patriasacra colam. Dii Cognitores , Agrauli, Enya-lius , Mars , Jupiter , Floreo , Augefco ducì.Plut. in peric. Voilà un prudenter qui, aban-donnant à chaque particulier le jugement desloix nouvelles, étoit capable de causer biendes troubles. Du reste , ce serment est très-beau & tres sage.

On devenoit cependant citoyen d"Athènespar l'adoption d'un citoyen , 8c par le con-sentement du peuple : mais certe faveur n’é-toit pas commune. Si l'on n'étoit pas censécitoyen avant vingt ans , on éroit censé 11 el'être plus lorsque le grand âge empêchoit devaquer aux fonctions publiques. Il en étoit1 de même des exilés 8c des bannis , a moinsque ce ne fùt par l'oflracilme. Ceux qui