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Remarque. 'Lecitroenvi/ck approche beau-coup du coffre orbis , mais il en différé affezpar la longueur de fa nageoire dorsale pouren être distingué. ( M. Adanson. )CITRON , f. m. voy. Citronnier.CITRONNIER , f. m. citreum , ( Hifi.nat. bot. ) genre de plante à fleur en rôle.Le pistil fort du calice , 8c devient dans lafuite un fruit ordinairement oblong , qui aune chair ferme qui est divisée en plusieursloges remplies de suc Sc de vésicules. Cescellules renferment auíïi des semences cal-leuses : ajoutez au caractère de ce genre, queles feuilles font simples. Tournefort, injl.rei ktrb. Voye ç Plante. (I)
Citronnier , (Jardin .)du latin citreum ,citrum , malus mcdica. Plin. Virgil.
Définition.
Illcesum rctinet citrus aureafrondis honore m yMaìaque Jlonfins hcerent pendentìa r amis ,Veris ù autumni pulcherrima dona.
C'est en effet cet arbre admirable , toujoursyerd , que le printemps confondu pour ainsidire avec l’automne , présente à nos yeuxchargé de fleurs 8c de fruits, dont les unstombent parla maturité , tandis que d’autrescommencent à mûrir, & d’autres commen-cent feulement à paraître. Rival de l’oran-ger , & méritant peut-être la préférence , iln'en différé que par son fruit Sc par íes feuil-les , qui font larges & roides comme cellesdu laurier, mais fans talon.
Ip/a ingens arbos , faciemque fimillrmalauro :
Et fi non alium late jaclaret odorem ,
Laurus erat : folia haud ullis labctitiaventis :
Fias appritrû tenax : animas & olcntiaMedi
Or a fovent illo , & senibus medicanturanhelis.
Virg. II. Geog. v. 131.
« L’arbre dont je parle , originaire de la» Médie , s’éleve fort haut, & reflemble au« laurier. Si l’odeur qu’il répand n’étoit pas» différente, on pourroit aisément le con-» fondre avec le laurier.. Ses feuilles résif-» tent au souffle des aquilons , & fa fleur est» fort adhérente aux branches ou elle est» attachée. Les Medes s’en servent pour
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>r mettre dans la bouche une odeur agréa-» ble, & pour fortifier les vieillards asth-» matiques. --
Sa description ( Geofroi, mat. méd. ) Il estmédiocrement haut dans nos jardins. Saracine est branchue , Sc s’étenden tous sens:elle est ligneuse , & couverte dune écorcejaune en dehors, blanche en dedans. Sontronc n’est pas fort gros ; son bois est blanc& dur ; son écorce est d’un verd pâle. Sesbranches font nombreuses , longues, grêles& fort pliantes ; les plus vieilles font d’unecouleur verte jaunâtre , & garnies de poin-tes blanchâtres : celles qui font jeunes , fontd’un beau verd gai ; l’extrémité des bran-ches Sc des feuilles est fort tendre , Sc d’unrouge brun.
Ses feuilles approchent de la grandeur decelles du noyer ; elles font souvent moufles,quelquefois pointues , & preíque trois foisplus longues que larges ; plus vertes en des-sus qu’en deílous, légèrement dentelées enleur bord, garnies de veines qui viennent dela côte épaisse qui est dans le milieu , quel-quefois ridées & comme boflèlées ; elles fonten grand nombre , 8 c durent pendant toutl’hiver , d’une bonne odeur, ameres : ellesparaissent percées de trous , ou plutôt parse-mées de points tranlparens quand on les re-garde au soleil, de même que celles du mil-lepertuis. La plupart des feuilles ont une épinecontiguë à la partie supérieure, Sc voisinedu bourgeon : la pointe de cette épine estrougeâtre , verte dans lc reste , fort roide ,Sc allez longue.
Ses fleurs sont en grand nombre au som-met des rameaux , où elles forment commeun bouquet ; elles sont en rose , composéesle plus souvent de cinq pétales charnus, dis-posés en rond 8 c réfléchis, parsemés derouge en dehors , blancs dans tout le reste ;soutenus par un petit calice verd , découpéen cinq quartiers, renfermant beaucoup defilets d'étamines blanchâtres , & surmontésd'un sommet jaune. Ces fleurs ont une odeurfoible , & font d’abord douçâtres , ensuiteameres : les unes font fertiles, ayant au mi-lieu des étamines, un pistil longuet, qui estl’embryon duirait; 8 c les autres font stériles,étant fans pistils : celles-ci tombent bientôt,
& les autres, subsistent.
Ses fruits sont souvent oblongs , quelque-fois