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Tome huitième.
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tes macérer pendant douze heures au bain-marie dans un vaisseau fermé, & ajoutezà la colature le double de sucre fin , sur le-quel on prendra environ une once pour enfaire un elcasaccharum avec l’huile essentielle<ie citron ; eleosaccharum qu on fera fondreau bain - marie avec le reste du sucre , &votre sirop sera fàit.

Ce sirop ne participe que bien foible-tnent de la vertu de l'écorce jaune de citron.

On tire l’huile essentielle de citron pardes procédés fort simples, Sc par-là mêmefort ingénieux. Vòy. Huile essentielle.

L’huile eflentielle de citron possede émi-nunment les vertus cjue nous íivons âttrt-buées à son écorce. La plupart de ces pro-priétés font communes à toutes les huilesessentielles ; mais celle-ci par la douceur &le gracieux de son parfum , fournit à la phar-macie une matière très-propre à aromatisercertains médicamens. On l’emploie danscette derniere vue sous la forme d'un eleo-fccharum. Voyez Eleosaccharum.

Boerhaave dit qu’on emploie avec beau-coup de succès l'huile des écorces de citrondans les palpitations du cœur , qui dépen-dent d’une humeur aqueuse-froide , Sc d’un^Uqueux inactif, ab aquoso srigido , & inertiKucoso ; causes qui figurent on ne peutPas mieux , pour l’observer en passant, avec* e visqueux , ou l’alkali spontané , í’acri-monie méchanique, &c. Le même auteurcélébré beaucoup aussi seau retirée par iaÇohobation des écorces de citron, contrej es vents , les syncopes , les langueurs, Sc,e s mouvemens «réguliers du cœur.

On tire aussi des zestes de citron , par lemoyen de la distillation ) une eau simple &u pe eau spiritueuse, connue sous le nomd -esprit de citron. Voye{ Eau distillée ;Vo y%auJsi Esprit.

Cette eau aromatique spiritueuse, si con-stl,e sous le nom d'eau sans pareille ; n’estautre chose que de l’efprit-de-vin chargé. ne petite quantité d'huile eflentielle deCltr ° n 5 q« e l’on dissout goutte à goutte &cn tâtonnant., jufqu’à ce qu’on ait atteint auegté de parfum le plus agréable.est L ^ tre P artie de l’écorce de citron , quiDaííè ^° us le nom d ‘écorce blanche ,

P ur vermifuge Sc lithontriptique ;

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mais l’on peut douter de ces deux propriétés,sur-tout de la derniere.

Voici ce qu’on trouve sur les graines decitron , dans la matière médicale de M. Geof-froi. " On croitque les graines de citron sontalexipharmaques : on les emploie dans quel-ques confections alexiteres : elles font mou-rir les vers de l’estomac Sc des intestins ; ellesexcitent les réglés, dissipent les vents , atté-nuent Sc divisent les humeurs visqueuses. O»en fait des émuîsions vermifuges & cordia-les , dans les maladies d’un mauvais carac-tère Sc pestilentielles».

On fait entrer ordinairement le citronentier coupé par tranches dans les infusionspurgatives , connues dans les boutiques sousle nom de tifannes royales. Voy. Purgatif.

“ On vante beaucoup , dit M. Geoffroi »les citrons dans la peste Sc les maladies con-tagieuses , pour détourner la contagion ; onporte continuellement dans ses mains ustcitron seul, ou percé de clous de girofle ; onle flaire Sc on le mord de temps en temps :mais il faut avouer, ajoute cet auteur, qu onne détourne pas tant la contagion par cemoyen , qu’on appaise les nausées & les en-vies de vomir qui viennent des mauvaisesexhalaisons des malades , ou de l’imagìna-tion qui est blessée ; ce qui affoiblit l’esto-mac & corrompt la digestion ».

Les différentes confitures de citron , tellesque les petits citrons entiers, les zestes Scl’écorce entiere , font d’aflèz bons analepti-ques , ou des alimens légers, stomachiquesSc cordiaux , que l'on peut donner avec suc-cès aux convaleseens Sc aux personnes quiont l’estomac soible , languissant, & enmême temps peu sensible. Il faut observerpourtant que cette écorce de citron verte,très-épaifle, qu’on nous apporte toute confitede nos ifles, doit être regardée non-feule-ment comme possédant à un degré très-infé-rieur les qualités que nous venons d’attribueraux autres confitures de citron , qui sontplus aromatiques que celles-ci, mais mêmecomme fort indigeste , au moins pour le»estomacs foibles.

On trouve dans les boutiques des apothi-caires un éleótuaire solide, connu sous lenom d ’élecluaìre ou de tablettespurgatìves decitron. Voici comme elles sont décrites dansla pharmacopée de Paris,