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Tome huitième.
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Prenez écorce de citron confite > conserve ' 1<3e fleurs de violette , de buglose,. de chaque■ demi'once , de k poudre diatragacanthe ,.froide nouvellement préparée , de la scam-monée choisie, de chaque demi-once; du,.turbith , cinq .gros , du gingembre,, un.demi-gros ; des.feuilles de séné , six gros ;.de la rhubarbe.choisie , deux gros & demi.;des girofles, du santal ci trin , de chaque un.scrupule : faites du tout une .poudre félonPart ; après quoi vous ferez cuire dans del’eau de . roses dix onces de beau sucre enconsistance requise pour former avec les con-serves & la poudre, des tablettes que Pon.conservera dans un lieu sec., parce qu'ellesFont sujettes à attirer Phumidiré de Pair ., àFe moisir.

Ces tablettes purgent assez bien à k dose^ d\me demi-once ; on peut même en donnersix gros aux personnes robustes. Mais 1 usage,de ce purgatif a été abandonné , apparem-;ment parce quél est fort dégoûtant, comme-toute préparation pharmaceutique qui con-tient beaucoup de poudre, & qu on ne peutFaire .prendre que délayée dans de Peau ;mais on dcvroit au moins le prescrire auxpersonnes à qui leur fortune ne permet pas«Pâte si difficiles ; car ce remede coûte très-peu , il purge très-bien , &c avec aussi peude danger que les médecines magistrales unpeu actives: , , . r r

Le citron entier, ion ecoree jaune, Ion tue,fa pulpe j ses graines, son eau distillée , sonesprit, ùc .-entrent dans un grand nombre depréparations pharmaceutiques officinales. (b)CITRONVISCH, C m. (Hifi. natstIchthyolog. ) Ruysch a fait graver encoresous ce nom, au n°. 8 de la VI e . planche defa collection nouvelle des poijsons d’Amboine ,un autre poiííòn des mêmes mers , qui dif-féré du précédent, en .ee que , i°. fou corpsIsa pas dépines ; z°. fa nageoire dorsale estplus haute devant que derrière , Sc n’aquedeux épines à fa partie antérieure; z°. s anageoire anale a deux épines au-devant;4 °. fa queue est fourchue jufquaux troisquarts de fa longueur ; y®, son corps estjaune, marqué de chaque côté de trois ban-des obliques bleuâtres, bqrdees de verd.

Remarque. Ce poisson fait encore ungenredifférent du précédent dans k meme tamnledes coffres. (M, Abandon.)

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f CITROUILLE , f. f. f Bot J plante cr*

curbitacée , en latin citrullus &c anguria ojs.Sc en françokconnue fous lc nom de pastèque.

: Ses racines font menues, droites, fibrées»Sc chevelues : elle répand fur terre des sar-triens fragiles , velus , garnis de grandesfeuilles découpées profondément en plusieurslanières rudes Sc hériílées. Il soit des aissellesdes feuilles des vrilles & des pédicules quxportent des fleurs jaunes, en cloche, évasées,divisées en cinq parties, dont les unes fontstériles & les autres fertiles ; ou appuyées furun embryon qui sc change en un fruit arron-di , fi gros qu à peine peut-on i’embrasser.Son écorce est un peu dure, mais lisse, unie»d’un verd-foncé, & parsemée de taches blan-châtres , ou dkn verd gai. La chair de lacitrouille ordinaire est blanche ou rougeâtre,ferme , Lc d\ine faveur agréable. Sa graineest contenue dans une substance fongueusequi est au milieu du fruit : elle est oblongue,large , appktie , thomboïdale, jaunâtre, ourougeâtre, ridée , garnie d’une écorce un peudure,fous laquelle fe trouve une amande blan-che,agréable au goût,comme celledela cour-ge. On cultive k citrouille dans les potagers ;fa chair est bonne à manger.

•On mange k chair de citrouille cuite , &on la prépare d'une infinité de maniérésdans les cuisines : on fait même du painjaune avec la pulpe de citrouille Lc k farinede froment.

La citrouille croît fans culture dans lespays chauds, tels que k Pouille, la Calabre,la Sicile , & autres contrées méridionales.On la feme dans les pays du Nord, & elle yporte du fruit ; mais il arrive rarement à uneparfaite maturité. Les jardins dlEgypte font ■remplis de citrouilles , qui varient beaucoup,& diffèrent les unes des autres : ckst dom-mage qssiel les ne puissent pas réussir en Fran ce.Profper Alpin en parle. Belon fait mentionde quelques-unes dont les fruits font extrê-mement gros. M. Lippi y en a aussi observéplusieurs especes fort particulières. Mais il !n'y a point d’endroits où la citrouille profitemieux qiuau Brésil, & où fa pulpe soit plusdouce &.plus succulente. ;

On appelle à Paris citrouille, le pepo ollon- 'gus , de C. Bau. Lc de P. Tournes, c'est pour-tant une autre plante cucurbitacée, différente ‘de celle qu on vient de décrire ; mais il fut-