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Tome huitième.
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La petite ouverture qui paroiísoit au-delïbusde la grande , étoit l’entrée des parties dela génération.

La forme des poches où s’amalTe la ma-tière odorante , se voyoit mieux renverséeque dans leur situation naturelle. Les glandesde ces sacs croient du nombre des. conglo-mérées. Au milieu de chaque glande, il yavoir une cavité oblongue pleine de suc odo-rant fort blanc , qu elle recevoir par autantde petits trous qu’il y avoir de grains quicompostaient la glande ; Sc cette cavité íerétrécissait, Sc formoit un petit col ou con-duit qui perçoit la peau dont le dedans despoches étoit revêtu , Sc qui y distilloit la ma-tière odorante.

Ces sacs paroiíîoient recouverts de fibrescharnues ramassées ensemble , mais venantd endroits éloignés Sc dissérens ; de fortequ ayant égard à leur différente origine , onpouvoir compter jusqu à dix muscles. L’usagede ces muscles est d’exprimer & faire sortir lamatière odorante , quand il s en est amasséune certaine quantité. Les veines Sc artèreshypogastriques & épigastriques fournissentle sang qui produit cette matière dans lesglandes dont les sacs font tapissés.

L'odeur de cette matière se conserve , Scne devient point mauvaise par le temps ; maisïl paroït que l’odeur de la civette n est passeulement dans la liqueur qui s amasse dans lespoches , car elle est austi répandue par toutson corps - , Sc son poil est tellement parfumé,que la main qui l’a touchée conserve long-temps une odeur fort agréable. C’est ce qui afait croire à plusieurs naturalistes, que le par-fum de la civette n’est autre chose que sa sueur ;ensorte qu’ils ont pensé qu on l’amaíloit enfaisant courir ces animaux dans une cage.Quoique cette sueur sorte indifféremment detout le corps de l’animal , cependant laliqueur odorante s’amasse véritablement dansles sacs, s’y forme- & s’y perfectionne.

Dans la derniere civette disséquée par MM.de l’académie , ils examinerent la structuredes mamelles dont nous n avons pas encoreparlé. Cette civette avoir quatre mamelons,dont deux étoient situés au milieu du ventreà côté du nombril, & les deux autres au basde la poitrine. La grosseur des uns & desautres étoit d’une ligne Sc demie , & la lon-.gueur de deux lignes. Sous chacun de ces,

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mamelons il y avoir plusieurs conduitscommuniquant les uns avec les autres , Scenfermés dans les intégumens communs.Ces conduits sembloient destinés à porter lelait aux mamelons, quoiqu ils ne tortillentd’aucunes glandes qui fussent visibles ; maiscela n’est pas étonnant, car ces animauxqui n’alaitent Sc n’engendrent point dans cesp ay s-ci, doivent avoir ces glandes a île z pe-tites pour être imperceptibles.

Dans ces cinq civettes il y avoir quelquesjeux de la nature. Par exemple dans l’uned’elles , le crystalìin étoit d’une dureté ex-traordinaire ce qui peut servir à expliquerce que Pline s liv. XXX fII , chap. x. ) ditdes yeux de i'hyene, qu’on en tire des pierresprécieuses appellées hyeniœ. Certe particu-larité jointeà quelquesa utres, íerviroir-elle àjustifier l’opinion de Belon , qui a prétenduque l.i civette Sc I’hyene des anciens ne fontpoint des animaux différens ? Il y a quelquesraisons pour appuyer son sentiment ; car lesdeux principales marques que les anciensdonnent à leurs hyenes, íe trouvent dansla civette , le poil hérissé le long du dos , Scune ouverture particulière fous la queue ,outre les deux qu’on t les femelles de tous lesautres animaux. Mais d’un autre côté ,I’hyene des anciens est plus grande que lacivette , son poil fort différent ; Sc ce quiest plus fort que tout, ils ne disent pointqu'elle eût aucune odeur , caractère qui lesdistingue preíque de tous les autres animaux.

A ce détail très-instructif fur la civette , ilne nous reste à ajouter que quelques nou-velles particularités décrites par M. Morand ,fur le sac où cet animal porte son parfum.Mém. de l’acad. IJ%8 , pag. 403.

Ce sac , comme on sa vu , est situé entrel’anus Sc le sexe de l’animal , à peu prèscomme celui où les castors portent leur caflo-rcum. U pend extérieurement entre les cuissesde la civette , Sc est assez grand. En gros ,c’est une cavité enfermée dans une enveloppeépaisse , & qui a une longue ouverture endehors, de la figure d’une vulve.

Toute l’épaifleur de l’enveloppe est formée: par une infinité de petits grains, qui fonti les glandes où fe filtre la liqueur odorante,i •, En regardant mieux ces grains avec le mi-croícope, M. Morand a découvert qu’ilsétoient accompagnés d’une infinité de folli*-