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Tome huitième.
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çules ou petites bourses , qui contenoîeftt de shqueur déja filtrée. Ces follicules peuventêtre aisément formées, ou par la désuniondes deux lames d’une membrane , ou pari1 extension des extrémités des vaisseaux san-guins. Mais ce qui est beaucoup plus singu-lier , M. Morand a vu dans la liqueur desfollicules , de petits poils pesés fans ordre çà& là. Ils n’ont point de racines , Sc ne tien-uent point les uns aux autres.

La cavité du sac est occupée par deuxespèces de pelotons de foie courte toute im-bibée de la liqueur odorante, qui paroîtcomme une huile blanche.

En compnmant l’épaisseur del’enveloppe,on en fait íornr par les pores , ou plutôt parles canaux excrétoires de fa membrane in-terne , l’hrnic odorante qui va s e renc j r èdans la cavité du sac ; elle sort non pargouttes séparées, mais en forme de jet con-îuai, à peu près comme la matière qui fortdes glandes sébacées de la peau , peut êtreparce quelle est soutenue &c comme liéeP a r ces petits poils qu'elle entraîne avec elle.f Paroît certain que les follicules de l’en-<a°ppe sont l es premiers réservoirs de l’huileodorante , mais des réservoirs particuliers &

1 perses ; de-là elle passe dans la cavité du?. c - îecond réservoir , mais général , oùle s arrête Sc se ccnsorve dans les deux pelo-°ns íoyeux : car fans cela la grande ouver-ture extérieure du sac n’ayant ni valvule , niPuincter , fhuile s’écouleroit perpétuelle-*P enr au-dehors, & ce n’est pas là ledeffèinde *a nature.

H est vrai que l’on ne connoît pas affèz laf lveí te pour savoir en quelle occasion elleJette son huile , quel usage on en fait ; maisenhn on voit bien que le méchanisme estoeitiné à empêcher l'écoulement perpétuel.Les pelotons íoyeux font l’office d’une éponge,fìui garde la liqueur dent elle est abreuvée ,Jruqu'à ce que ia nature f exprime en certainte mps pour des usages qui nous font in-connus.

Cette liqueur odorante mirée à la lumièred u ne bougie , rend d’abord une odeur astezagréable ; ensuite elle s’enfiamme avec cré-pitation , Sc le feu étant éteint, elle donneUn ^,°deur de cheveux brûlés,de ce ^uson a dit jutqu ici de f anatomiem erre, & du soc qui porte son parfum,

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peut devenir d'auranr plus intéreísant, que lacivette n’est pas le seul animal à qui ces détailsappartiennent, ni le seul qui soit doué d'unepoche pour un parfum particulier. Nousavons le castor , le musc, le rat musqué queles Latins nomment pyleris , & d'autres quiont des follicules pour une matière odorante,d’une nature pareille à celle de la civette , ou.d’une qualité différente , comme le rat do-mestique , le blaireau ou taiffbn , &c. Orces connoiffances réunies, ne peuvent quejeter du jour fur l’anatomie comparée, &cpeut-être fur la structure des glandes con-glomérées du corps humain. (M. le chevalierde Jaucourt.)

Addition faite par M. AdansoN à l’ar-ticle que l’on vient de lire.

La civette a été confondue jufqu’ici avecle zibet par tous les naturalistes , au point| ue M. Linné le désigne encore dans sonyfî e ' na naturœ , édition I z , impíimé en7 - pegs 6s , sous Je nom commun de

vivei ra 5 [tbetha , caudâ annulatâ , dorfo ci -ncreo mgroque undatì m var ieg ato. Mais quoi-que ces deux animaux donnent égalementce parfum odoriférant, il y a entr’eux desdifférences assez grandes pour les faire regar-der comme deux efpeees distinctes. i°. Lacivette ne se trouve qu’en Afrique , & pluscommunément en Ethiopie Sc au Sénégal,où on l'appellc kankan ; au lieu que le zibetest particulier à l’Asie, où les Arabes Rap-pellent ’^ebed ou %ebct , d’où s’est formé lenom de %ibet. z°. Elle a le corps plus courtou plus épais à proportion, le poil plus long,plus rude fur le dos, où il s’étend & se re-dresse comme une crinière , Sc sor la queuequi approche assez de celle d’un renard ouplutôt d’un épagneul, ou d’un chat angora,pendant que le zibet a ces poils plus courts,plus doux, plus égaux en longueur. 3 0 . Saqueue égale à peine la longueur de son dosjusqu’aux épaules , au lieu que celle du zibetest uh peu plus longue. 4 0 . Ses oreilles fontplus petites, exactement arrondies en demi-cercle, celles du cibet étant en pointe & pressqu’une fois plus longues que larges. j°. Lestaches noires font plus grandes Sc moinsnombreuses dans la civette ; la queue n’estpas sensiblement annelée , sa face a unegrande tache noire dont les bords entou-rent les yeux j son cou a une grande tache

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