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Tome huitième.
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rioientpour laforme 8c les dimensions.Tan-'tôt c était une grande chambre d’entrée , aubout de laquelle on trouvait un très-petitcabinet ; tantôt la premiere piece n’étoitqu une espece de vestibule, d'oii Ton en-trait dans une seconde beaucoup plus grande.Quelquefois le íouterrein ne consistait quedans une feule piece soutenue par une co-lonne , autour de laquelle on tournoie parune ouverture de vingt à trente pies. Quantà ! entrée de ces souterreins, c’écoit toujoursune porte de cinq pies de hauteur , lur deuxpies 8c demi de largeur. Quelques-uns nereçoivent de jour que par l’entrée : d autresen reçoivent encore de la voûte par unepetite ouverture conique ou pyramidale :plusieurs ont une eípece d amphithéâtre , oupetit parapet qui régné tout aiîtour de lamuraille , 8c qui est une partie du rocherainsi taillé.Quantaux antiquités qu on y trou-ve , ce sont pour la plupart des vases dedifférentes formes : on en a trouvé quelques-uns dans des cercueils avec des offemensde mores : d u reste , les appartemens sou-terreins font plus ou moins ornés de pein-tures 8c réinscriptions. Il y en a trois furtout dont la partie supérieure des murs estchargée tout autour d’un double rang d’int-criptions étrusques , avec des peintures au-dessous , & plus bas une forte d’ornementqui tient lieu d’architrave. On n’y a pointencore découvert de bas-reliefs. Les peintu-res font à fresques, & la maniéré est à peuprès celle qu on remarque communémentfur les vases étrusques, quoique certainsmorceaux semblent de beaucoup supérieursà tout ce qu’on a vu jusques ici de la pein-ture étrusque. Le destin en général est lé-ger , mais bien conçu , 8c propre à mon-trer que l’artiste étoit capable de donner desouvrages plus finis. Il jugeait fans doute queplus de délicatesse seroit en pure perte dansun lieu Iouterrein si peu éclairé. On fait quechez les Romains, dans sage de leur gloire,les artistes employés à ces sortes d'ouvragesfunéraires, destinés à rester ensevelis dansl’obscurité d’un tombeau , se contentaientd exprimer fortement leur pensée dans uneébauche légere, fans se donner la peine d ymettre la derniere main. Si 1 on ouvroit lessouterreins fans nombre qu il y a depuis Ci~vita-Turchino jusqu à Cotatio, n est vrai-

C L A

semblable qu on y trouveroit une très-grandevariété de monumens , peintures , inscrip-tions Sc autres, dont on pourroit compo-ser un ouvrage austì amusant qu utile, quine saurait manquer d’être bien reçu des la-vans 5c du monde curieux. Il répandraitbeaucoup de jour fur l’antiquité , les arts 8c .l'histoire d'une nation trop peu connue au-jourd’hui. Il est peut-être étonnant que ce vas-te trésor d’antiquitésloit presque ignoré, mê-me à Rome. M. Jankins, à qui l’on doitces détails abrégés , est le premier & le seulAnglois qui ait eu la curiosité de l'aller voir.Transactions philosophiques de la société deLondres.

CIVITA-YECCHIA, (Géog.) petiteville forte d’ítalie dans l’état de l’égísse, furle bord de la mer. Long. íg , 2.5 ; lut. 42., g.

Il y a encore une ville de ce nom dans ,l’iste de Malte, que les habitans nommentMedine.

CIVRAY,s Géog.) petite ville de Franceen Poitou.

CL

CLABAUD , f Vénerie.) voyeg Chien.

CLACKMANNAN, ( Géog. mod. ) villed’Ecosse, capitale de la province de même.nom. Long. 54 ; lat. 57.

CLADOTERIES , (Myth, ) fêtes ainsinommées du mot grec x.xdi'o; , rameau. Oules célébrait dans le temps où la vigne setaille. Voyeg l’antiq. expliq.

CLAGENFURT, (Géog. mod.) villeforte d’Allemagne, capitale de la Carinthie.Long. 31,45; lat 46,5°.

* CLAIE , f. f. ( Vannier.) est un tissude plusieurs bâtons menus & parallèles , plusou moins espacés, & fixés p.ir une chaîned’olìer , 8c d’autres barons menus 8c flexi-bles. Cet ouvrage de mandrerie plat, estd’ufage dans le jardinage pour passer lesterres. On jette les terres delîùs ; la bonneterre tombe d’un côté, en passant à travers;les pierres font rejetées de l’autre côté. Lesmailles de cette claie ont un pouce ou environ.

On donne le même nom à une échellequ’on attache au derriere d’une charrette, 8cfur laquelle on traîne par les rues ceux quise sont défaits, ou qui ont été tués en duel.

Claie , terme de fortification. Ce font desouvrages faits avec des branches d’arbre,

étroitement