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moyennes qui en forment la liaison. Abré-ger un discours, est ordinairement retrancherces détails , ces idées moyennes, ces liaisonsinutiles aux gens fort intelligens , mais essen-tiellement nécestaires aux lecteurs ordinaires.En íbrte que souvent, abréger , c'est dimi-nuer la clarté d’un discours.
4°. Le défaut de méthode est une autreíònrce d’obscurité dans le dsscours. Ne pasoffrir les idées dans leur rapport reel, dansle&r vraie dépendance - c eft presque toujoursjeter de la confusion dans l’esprit & rendreimpossible l’intelligence de ce qu on dit.
5 °. Le défaut de clarté du discours vientsouvent du défaut de clarté dans les concep-tions, & de distinction dans les idées decelui qui parle. Il est bien rare que celui quiconçoit bien ce qu'il veut dire, qui com-prend bien ce qu'il doit exprimer, qui en aune idée nette, ne l’offre pas de même,quand il en fait le sujet de son discours.
6°. Le défaut de style produit ordinaire-ment un défaut de clarté dans le discours.Des transposions désavouées par la naturede la langue , des phrases trop longues , des Jparenthèses insérées mal-à-propos , ou trop >considérables , qui interrompent la peinturede la pensée , des termes relatifs trop peucaractérisés ou mal placés , Vignorance de lapropriété des termes , en un mot , toutefaute contre les réglés de la langue, exposele discours au danger d'être obscur.
. 7 °. Le trop grand désir de montrer del’esprit, est si souvent une source d obscurité,que Ton feroit tenté de dire à tout écrivainqui prend la plume : oubliez que vous pou-vez avoir dc ['esprit, pour ne vous souvenirque de k nécessité d'avoir beaucoup de boníens, & de l'obligation où vous êtes de vousfaire bien comprendre. Ce désir démontrerdc f esprit produit l’affectation du style, Rem-ploi des termes figurés & des expressionsrecherchées & non naturelles, qui fontprendre la pensée d'uti auteur dans un toutautre íens que celui qu il avoit en vue.
La ptemit re qualité de tout discours, à std'être clair j la seconde, c est d'être vrai.
(G. M.) . ,
CLAS ou KALìS , ( Geog. mod. ) villede la Finlande près d Abo , fur le gobe deBothnie.
CLASSE , s. f, (liist. nat.) La çlaffc est
CLA
un terme relatif à ceux de régné Sc de gens t*On divise & on subdivise tous les objetsqu'embraste cette science ; on en fait pourainsi dire plusieurs collections que l’on dési-gne par les noms de règnes , de ctajscs , degenres & d ‘especes , selon que les rapportsfous lesquels on les considéré , íbnt plusgénéraux ou plus particuliers. La distributiondes objets de l’Histoire naturelle en rroisregnes , est la plus générale ; elle est établiefur les différences les plus sensibles qu'il y aitdans la nature. Chaque régné est divisé enplusieurs parties que l'on appelle clajfes ; parconséquent les caractères qui constituent lesclajfes , n'appartiennent pas à un aussi grandnombre d’objets que ceux des regnes ; maisils font plus étendus que ceux par lesquels ondétermine les genres. La classe est donc unterme moyen entre un régné Sc un genre :par exemple , tous les animaux pris ensem-ble , 8c considérés relativement aux végé-taux & aux minéraux , composent le régnéanimal. Les quadrupèdes, les oiseaux, lespoissons , &c. font rangés en différentesclasses de ce régné ; les animaux solipedes »les pies fourchus Sc les fissipedes , font au-tant de genres de la classe des quadrupèdes :ainsi le caractère des quadrupèdes qui esttiré du nombre de leurs quatre pies, estmoins général que ceux par lesquels on dis-tingue ces animaux des oiseaux & des- pois.sons ; mais il est plus étendu que celui quiréside dans le nombre des doigts des quadru-pèdes , & par lequel on les divise en diffé-rens genres. On commence par déterminerles caractères essentiels aux animaux , pouren faire un régné ; ensuite on considéré lesdifférences 8c les ressemblances les plus géné-rales qui se trouvent entr'eux , pour en fairedes clajfes. Les ressemblances & les diffé-rences moins étendues que celles des clajfes ,déterminent les genres ; Sc enfin les especesfont renfermées dans le genre. Voilà quatretermes de gradation , régné , clajfe , genre „cjpece ; mais il est aisé de concevoir que l'onpeut multiplier ces divisions autant qu’on leveut , en laissant de moindres intervallesentre ces termes, 8c en exposant une plusgrande fuite de caractères, soit pour les res-semblances , soit pour les différences quel’on observe en comparant les productionsde la nature les unes aux autres. Voilà d'où