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Tome huitième.
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îont vernis les ordres, les tribus, les légions, 1îes cohortes, les familles , que l’on a ajou-tées aux regnes , aux classes , aux genres &aux especes , dans différentes méthodesd’hithoire naturelle. Voye ç Méthode , Ré-gné , Genre , Espece. Fbye^ auffi Bot.a-ni que. CU

Classe , si f. ( Gramm.J Ce mot vient dulatin c ain , qui vient du grec , & parcontraction x.*xS , appeller, convoquer , afiem-Wer ; ainsi toutes les acceptions de ce mot ren-ferment Ridée d’une convocation ou assem-blée à part : ce mot signifie donc une dis-tinction de personnes ou de choses que l'onarrange par ordre selon leur nature, ou selonle motif qui donne lieu à cet arrangement.Ainsi on range les êtres'physiques en plusieursclasses , les métaux , les minéraux , les vé-gétaux , &c. Voye^ Classe. (Hifi. nat.) Onía-it aussi plusieurs classes d'animaux , <f ar-bres , de simples ou herbes, St, par la me meanalogie.

Çfljfc íè dit aussi des différentes salles desf 01 ''8 e s dans lesquelles on distribue les éco-les 1 ? selon leur capacité. Il y a six classes poures humanités, & dans quelques collèges sept.c-a premiere en dignité csist la rhétorique :° r en commençant à compter par la rhé-torique , on deícend juíqu'à la sixième ouCptieme ; & c'est par l'une de celles-ci que°n commence les études classiques. Il y aautres clajfes pour la philosophie ; l'uneest appellée logique , & l'autre physique. U yj aussi les écoles de théologie , celles deî oit & celles de médecine ; mais on ne,eur donne pas communément le nom de

e k(s.

II est vrai, comme on le dit, que Qiiin-tssien s'est servi du mot dc classe en parlantdes écoliers ; mais ce n'est pas dans le mêmetens que nous nous servons aujourd'hui def. e mot. Il paraît par le passage de Quinti-h f . n , que le maître d'une même école divi-l°it sç S écoliers en différentes bandes, selon. e , Ur différente capacité ,scundàm vires ingenii.

stue Quintilien en dit doit plutôt se rap-porter à ce qu'on appelle parmi nous faireCom poscr ù donner des places : Ita fuperioreno \s iui íll us . dec l ama bat ; ce qui nous don-nobis dit ~ ^ 3 une grande émulation , eamip !>1 ^l ls palmœ contenîio : & c'étoitêmnde gloire d'êcre le premier de fa

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division , ducere verò classent multò pulcherri-mum. Quint. infl. 0 r. I. I , c. ij.

Au reste Quintilien préféré l'éducationpublique , faite , comme il Ventend , à l'édu-cation domestique ordinaire. Il prétend quecommunément il y a autant de danger pourles mœurs dans l'une que dans l'autre ; maisil ne veut pas que les classes soient trop nom-breuses. Il faudroit qu’alors la classe fût divi-sée , & que chaque division eût un maîtreparticulier : Numerus olslat , ncc cò mittipuerum volo ubì neglìgatur ; sed ne que praecep~tor bonus majore je turbâ , quàm ut fujlincre

eam pojjìt oneraverit . ita numquam

erimus in turba. Sed ut fugiendee fint tnagnaescholce , non tamen hoc eò valet ut fugiendeefint omnino scholce ; aliud est enim vitare eas ,aliud eligere. Quint. infl. or. 1.1, c. ij.

_ Ce chapitre de Quintulien est rempli d’ob-ervatio ns judicieuses ; il fait voir que l'édu-cation domestique a t j £S incor.véniens, maisque éducation publique en a aussi. Seroit ilimpossible de transporter dans l'une ce qu'ily a d'avantageux dans l'autre ; L'éducacíondomestique est - elle trop solitaire & t roplanguissante ? faites souvent des assemblées ,des exercices , des déclamations, &c. Exci~tanda mens & attollcnda femper efl. Ibid. L'é-ducation publique éloigne-t-elle trop lesenfans de l'usage du monde, de façon quelorsqu'ils íont hors de leur collège ils parais-sent auffi embarrasses que s'ils étoient trans-portés dans un autre monde ? exifliment fc inalium terrarum orbem delatos ( Pétrone ) ;faires-leur voir souvent des personnes raison-nables ; accoutumez-les de bonne heure àvoir d'honnêtes gens , qu'ils ne soient pasdécontenancés en leur présence : Aflìiefcanljam d tenero non reformìdarc homìnes. Quint.ibid. Faites que votre jeune homme qe soitpas ébloui quand il voit le soleil ; & que cequ'il verra un jour dans le monde , ne luiparoisse pas nouveau : Calìgat in fole , omnictnova affadit. Ibid. L'éducation publiquedonne lieu à l'émulation : Firmiores in litterisprofeclus alit émulât io .... & U cet tpsa vltiumfit ambitio , fréquenter tamen causa virtutumefl. Ibid. Necesse est enim ut fibi nimium tribuat ,qui se nemini comparût. Ibid.

Ce que dit Quintilien dans ce chapitresecond , sur la vertu Sc la probité que l'on^ doit rechercher dans les maîtres, est co%

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