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Tome huitième.
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en passant dans leur tenon. Flyé^ Banc.

Clé, C Plombier. ) ce font de grosses ma-nivelles de fer : Couverture supplique auxrobinets des regards quand il s’agit de don-ner ou de soustraire l’eau aux fontaines ; laqueue fait la fonction de levier, & donneau plombier la facilité de tourner les robinets.

Clé , ( Relieur.) ces ouvriers en ont unequi leur sert à desserrer ou à serrer leurcouteau.

Clé , (Manusacl. en soie.) ce s ouvriersont une clé qui n’a rien de particulier. Voye^son usage à ì’article Velours ciselé.

C l é , ( Tourneur. ) coin de bois placéfous les jumelles & dans la mortaise prati-quée à la queue des poupées, qu’il dent fer-mes & solides. Voyei Tour.

Clés, (Jurispr.) mettre ou jeter lescle'sfur lafojse du défunt , étoit une formalitéextérieure qui se pratiquoit anciennementpar la femme après la mort de son mari,en signe de renonciation à la communauté.Chez les Romains , dont nos peres imitè-rent les mœurs, la femme avoir le foin desclés : c est pourquoi, dans le cas du divorcele mari'ótoit à la femme les clés , suivant laloi des douze tables ; & la femme qui se sé-paroit de son mari, lui renvoyoit ses clés.En France , il n’y avoir anciennement queles femmes des nobles qui avoient la facultéde renoncer à la communauté ; ce qui leurfut accordé en considération des dettes queleurs maris contractoient la plupart aux voya-ges & guerres d’Outremer ; & en signe decette renonciation , elles jetoient leur cein-ture ou bourse & les clés fur k sosie de leurmari. Cet usage est remarqué par Fauteur dugrand coutumier , ch. xlj. Marguerite, veuvede Philippe duc de Bourgogne , mit sur lareprésentation du défunt sa ceinture avec sabourse & les clés. Monstrelet , ch. xvij.Bonne , veuve de Valeran comte de Saint-Poí, renonçant aux dettes & biens de ionmari, mit fur fa représentation sa courroieSc sa bourse. Monstrelet, chap. cxxxix. Dansla fuite, le privilège de renoncer à la com-munauté fut etendu aux femmes des rotu-riers , & établi par plusieurs coutumes quiont prescrit la même formalité c’est-à-direde jeter les clés fur la fosse du défunt en signeque la femme quittoit f administration desbiens de son mari ; Lc k ceinture ou oourse,

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pour marquer quelle ne retenoit 'rien desbiens qui étoient communs. C’est ce que l’onvolt dans la coutume de Meaux , art. xxxiif& lij. Lorraine , tit. % , art. iij. Malines ,art. viij. L’ancienne coutume de Melun ,art. clxjçxiij. Chaumont, vij. Vitri, xcj.Laon , xxvj. Châlons, xxx. Duché de Bour-gogne , art. xlj. Namur, art. liv.

Présentement la femme, soit noble ouroturière , a toujours la faculté de renoncerà la communauté ; mais on ne pratique plusla vaine cérémonie de jeter la bourse ni lesclés fur la fosse du défunt. (A)

CLECHÉ , ( Blason. ) On croie que cemot, qui est françois , est formé de clé , lesextrémités de la croix ayant quelque ressem-blance avec les anneaux des anciennes clés;il se dit, suivant Guillim , d’une piece d’ar-moirie percée à jour ou traversée par uneautre de même figure qu elle ; par exemple,d’une croix chargée d’une autre , de mêmecouleur que le champ qui paroît à travers lesouvertures qu elle laisse.

Mais la Colombiere & quelques autresauteurs prétendent que ces ouvertures ne fontqu une circonstance de la croix clechêe, qu’ilsappellent vuidée ; este ne mérite, suivanteux , le nom de cleckée , que lorsqu elle s’é-largit du centre vers ses extrémités , qui fontvuidées & terminées par un angle dans lemilieu.

Le P. Menestrier dit qu on sc sert du motcleché en parlant des arrondissemens de lacroix de Toulouse, qui a ses quatre extré-mités faites en forme d’anneaux de clé.

Théard de Cotiére, à Paris, de gueulesà la croix vuidée, clechêe , pemmetée & alé-sée d’or. Voye[ le P. Menestrier ; le diction,de Trêv. & Chambers. ( V)

CLECKUM , ( Géog-. ) ville du duchéde Lithuanie dans le palatinat de Mcizlavr.

CLEDONISME, f. m. cledonìfmus ,( Divinat. ) espece de divination qui étoit enusage parmi les anciens. Voy. Divination.

On n’est pas d’accord fur l’objet & lamaniéré de cette forte de divination ; parcsque le mot grec *Aíh», duquel est formé clé-donisme, sc prend en plusieurs sens : i°. pourun bruit, rumor ; a°. pour un oiseau, avis ;& 3 0 . pour un dérivé du verbe xa«» , ôcpar contraction xA« , qui signifie évoquer.

De-là les auteurs donnent diverses signi-