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Tome huitième.
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CLE

fications au mot clédonifme. Les uns préten-jdent que c’étoit une espece d’augure ou deprésage tiré des paroles qu on avoir enten-dues : car au rapport de Cicéron, les pytha-goriciens observaient avec une attentionscrupuleuse , non-seulement les paroles desdieux , mais encore celles des hommes, &croient persuadés que certaines paroles por-toient malheur , comme de prononcer lemot incendie dans un repas ; ainsi ils disoientdomicile au lieu de prison 3 & les euménidesau lieu de furies. Le clédonifme pris en cesens , revient à une autre espece de divina-tion nommée onomancìe. V. ONOMANCIE.

D’autres soutiennent que par clédonifme 3il faut entendre un augure tiré du chant oudu cri des oiseaux ; & que c’est en ce sensqu Horace a dit :

Impios par r ce rec trient ìs omert.

Et Virgile;

Cava prœdixit ab ìlice cornix. Eclog.

c « qui ne différé point de k divination ap-P e ke ornithomancie. Foyer Ornitho-

, Enfin quelques-uns disent que le clédo-n >sme p r ' iS dans le troisième sens, étoit^ lamente choie que Révocation des morts. C’est‘ e sentiment de Glycas : “ Nam xXihv , dit-il,

" v °eari geniorum per excantationes certas at-” traclionem , & ffublimi deduclionem. De-” ducla voce à xXm > quod idem fit cum ,

” ev oco. » Voye^ Évocation & Negro-Mancie. ( G )

Clef, voye 7 Clé.

CLÉ 1 DOMANCIE , f. f. ( Divinat. )e lpece de divination qui se pratiquoit par lemoyen des clés. Ce mot vient de xàus , clé,& de fiui-níx , divination.

On ignore qu -i nombre 5 c quel mouve-ment de clés exigeoient les anciens pour Jacléidomancie , ni quel genre de connoiíkncepour Ravenjr ils en préten,doient tirer. Del-ri ° > qui fur toutes ces matières a fait des^cherches, ne donne aucune lumière furcelle .q s pour ce qui concerne Rantiquké ;

1 n °us apprend seulement que cette supersetuion a tu lieu dans le christianisme , &qu on la pratiquoit de la sorte : " Loriqu’on„ p ’ 1 dit-il, découvrir si une personneH Çonnée d’uu vol ou de quelqu’autre ,UYaue action en étoit coupable, on j

CLE 2,47

» prenoit une clé autour de laquelle onrou-” loit un papier, sur lequel étoit écrit le nom» de la personne suspecte -, ensuite on lioit» cette clé à une bible, qu on donnoit à» tenir à une vierge ; puis on prononçoit» tout bas certaines paroles, entre lesquelles» étoit le nom de Raccufë -, & à ce nom ,» Ron voyoit sensiblement le papier se re-» muer.» Dclrio , difquìfit. magie.lib. IV,cap. ijqueest. VII, fiel. j, p. 548. ( G)CLÉLIE , ( Hfioirc Rom, ) fur une desdames romaines données en otage à Foison-na qui, protecteur des Tarquins , exigeoità main armée leur rétablissement ; fa fiertéfut indignée d’être dans la dépendance d’unroi, tandis que Rome libre, n’obéistoit qu’àses loix : elle ne crut pas manquer à la foides traités en sortant d’une espece d’escla-vag e blclToìt la dignité du nom romain;1 armée de S Toscans étoit campée fur lesbords du Tibre , & R 0 n veilloit avec foina la garde des otages, ciélie assemble toutesles dames romaines qui partageoient fa des-tinée ; on Récoute avec transport : elle semet à leur tête & traversant le camp sansêtre reconnue , elle s’éknce dans le fleuveavec les compagnes qu’elle rend à leur fa-mille. Rome applaudit à cette généreuse ré-solution : mais fiddle au traité , elle lçs ren-voie à Posonna qui les redemande pour ti-rer vengeance de leur parjure, délit quicroyoit en avoir fait afíez pour fa gloire,retourna fans crainte dans le camp d’un en-nemi qui avoir droit de k punir. Sa con-fiance désarma le monarque Toscan qui,saisi d’admiration , avoua que faction deCiélie avoir quelque chose de plus héroïqueque le fanatisme de Mutins - Scevola , & ktémérité désespérée d ‘Horatius-Codes. LèsRomains lui érigèrent une statue équestrefur k voie Sacrée. C’est le premier monu-ment de cette espece qu’on ait élevé auxfemmes. Les mœurs étoient promptes à s’a-larmer. On avoir cru jusqu’alors qu’ily avoirde Rindécence dans le spectacle d’une fem-me à cheval. (T--n)

, CLÉMATITE, fi f. clematitis ,‘e n an-giois, virgin’s JBower , en allemand, if'al-drebe , ( Hist. nat. bot. ) genre de plante afleurs en rose , qui sont composées ordinai-rement de quatre pétales, ct stui n ont pointde calice. Le pistil íort du milieu de k fleur ,