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Tome huitième.
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2,^3 C L E

& devient dans la fuite un fruit dans lequelles semences sont rassemblées en bouquet,Sc sont terminées par un filament semblableen quelque sorte à une petite plume. Tour-nefort, inst. rei kerb. Voye^ Plante. (I)

Clématite. ( Jard. ) Il y a quelques es-peces de clématite qui ne sont que des plan-tes vivaces : les autres en plus grand nom-bre , font des arbrifleaux grimpans, dontquelques-uns par l’agrément de leurs fleurs,méritent de trouver place dans les plus beauxjardins. Ce qui peut encore engager â les yadmettre , c est que tous ces arbrisseaux fonttrès-robustes , à 1 exception d un seul ; qu ilscroissent très-promptement , fleurissent trèslong-temps, &c qu’ils réussissent dans les ter-rains les plus médiocres , & aux expositionsles moins favorables. Une autre qualité doitencore leur donner faveur ; c’est qu’ils nesont jamais attaqués des insectes : ce qu onpeut attribuer au suc caustique de leurs feuil-les, qui brûlentla bouche lorsqu on les mâche.

Arbrisseaux grimpans. La clématite com-mune ou C herbe aux gueux , est ainsi appelléede ce que les mendians de profession se fer-vent de ces feuilles pour se former des ulcé-rés , & exciter la compassion du peuple :mais dans la basse-Bourgogne on l'appelleviorne , quoique ce nom ne loir propre qu àun autre arbrisseau qu on appelle manciennedans le même pays. Cette eípece de cléma-tite est fort commune dans les bois, dans leshaies, &c dans les anciennes ruines de bâti-mens, où ses longues tiges rampent & cou-vrent tout ce qui l’avoinne. Ses fleurs blan-châtres qui viennent en bouquet au mois dejuin , & qui durent pendant tout Tété, sontplus singulières que belles, & ont une odeuragréable ; les graines qui leur succèdent ontdes aigrettes barbues , blanches, & rassem-blées de maniéré à les faire prendre de loinpour des flocons de laine : elles couvrentf arbrisseau pendant tout f automne, & unegrande partie de l'hiver. La bouture seroit leplus court moyen de multiplier cet arbris-soau , í 1 on lui connoissoit d’autre utilité qued’être propre a faire des liens & des ruchesde mouches a miel.

La clématite a feuille entiere ; c’est unevariété de la précédente, aont elle ne différéque parce que ses souilles ne sont pas dé-coupées.

CLE

La clématite du levant ; ía feuille qui estlisse , d’un verd foncé & fort découpée, aquelque ressemblance avec celle du persil.Sa fleur qui est petite, d’un verd jaunâtre ,ne paroît qu’en automne ; mais elle n’a nullebeauté. Si on peut tirer quelqu’agrément decet arbrisseau , ce n’est que de son feuillage »qui étant bien garni, peut servir à faire despalissades & des portiques de verdure dansles plus mauvaises places, où beaucoup d’au-tres arbrisseaux ne pourroient réussir. Cetteclématite est d ailleurs très-robuste ; se mul-tiplie aisément , & s’éleve moins que les pré-cédentes.

La clématite du Canada ; c’est encore unevariété de notre clématite commune , doncelle n’est différente qu’en ce que ía feuillen’est constamment composée que de troislobes, au lieu que dans l’efpece commune,les feuilles ont plus souvent cinq lobes quetrois.'

La clématite à fleur bleue ; cet arbrisseaude son naturel rampe par terre , ce qui ledistingue d’une autre clématite à fleur bleuequi sera rapportée ci-après, Ôc qui n’est qu’uneplante vivace.

La clématite a fleur bleue double , c’est l’utldes plus beaux arbrisseaux fleurissans quel onpuisse employer dans un jardin pour l’agré-rnent. Son feuillage d’un verd brun & cons-tant , est très-propre à varier les nuances deverdure. Sa fleur , quoique d’un bleu obs-cur , est très-apparente ; on est dédommagéde ne la voir paroître qu’à la fin de juin, parfa durée qui va souvent à plus de deux mois ;& l’arbrisseau en produit mie si grande quan-tité , qu’elles cachent son feuillage : maiselle est si double , que ne pouvant s’épanouirtout à la fois , les pétales extérieurs tombentpeu-à-peu , pour laisser aux plus prochainesla liberté de s’ouvrir & de se détacher à leurtour ; ensorte que pendant tout l’été le ter-re! n au-deflbus est jonché de fleurs. On peutle multiplier de boutures ou de branches| couchées, c’est la plus courte voie & la plus, sûre : mais comme l’arbrisseau commence àpousser de très-bonne heure , & souvent dèsla fin de janvier, il faudra coucher ses bran-ches qui feront de bonnes racines dans Tan-née ; au lieu que si Ton couchoït du vieuxbois, il seroit rarement des racines ; & s’ilen produisoit, elles ne seroient sussitantes