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leur Isle pour les punir d’avoir donné unexemple qui pourroit entraîner les autresvilles menacées. Crins, un des principauxde ces insulaires, eut l’audace de lui direque, sstl osoit maltraiter le dernier des ci-toyens , il le feroit repentir de fa témé-rité. Cléomene se retira en menaçant Crins,dontla hardie île étoit excitée par Dimarate,autre roi de Lacédémone , qui traversoitsecrètement les deiîeins de son collègue.Cléomene instruit de son infidélité , le citadevant le peuple pour se justifier. Outre lecrime de trahison , il lui imputoit encored’ccre le fruit d’un adultéré , &C que sa nais-sance prématurée avoir donné occaíìon àson pere de dire qu’il if étoit pas son fils. Lapythonille fut consultée , & fa réponse futconforme aux désirs de Cléomcne , qui sa-voir séduite par la magnificence de ses pré-sens. Démarate fut dégradé, & fa couronnefut mis far la tête de Léotichide. Mais quel-qqe temps après, fa fourberie avec Pytho-niíl’e suc découverte ; il fut regardé commeUn profanateur qui avoir abusé de la reli-StQn pour corrompre ses ministres. Le peu-P‘ e demandoit hautement fa mort pourven-8 er les dieux outragés ; & ce fut pour sesoustraire à ses fureurs qu il se retira chez lesthessaliens , dont il fur exciter la compas-4 n ' 9 CS Peuples séduits se réunirent auxArcadiens, pour le rétablir fur le trône de* es ancêtres. Les Spartiates , occupés dansUne guerre importante , craignirent de leaire de nouveaux ennemis. Ils consentirente faire rentrer dans ses prérogatives, maisn e n jouit pas long-temps ; il tomba dansr- ne démence furieuse qui obligea de l’en-: un jour qu il étoit resté avec un seul^ * es gardes, il lui arracha son épée qustl je Passe à travers du corps , Pan 49a avantJei os-Christ. (T-n.)
p I '^° MENE H ' f-fs /f de Lacédémone.) filsg e LéoniJa, fur son fuccesteur au trône deavq-Ef ^ on P'~ re » dévoré dsevarice , luigis p ‘épouser Agiatis, après la mort d J A-par p- n Dernier mari. Cette union formée* lnt érêt parut nécessaire à fa politique ;n-,.u que la jeune veuve etoit la plusqui e ^ te kaconie , elle étoit la feulerU-iL ut . calmer les haines des factions
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trempe du cœur de son fils. Ciéomenc socfortifié dans íes heureux penchanspar fa ver-tueuse épouse ; le récit q réelle lui súsoit dildéiîntéiestement d’Agis, le remplit d’admi- ,ration pour ce roi citoyen. Dès ce moment,il résolut de faire revivre P ancienne disci-pline de Lycurgue & d'exécuter ce que l’au-tre avoit malheureusement esiayé. CeuxqiPil choisit pour être les dépositaires de sonsecret en furent les censeurs ; il craignit (Pe-rte trahi par des amis infidèles , Sc dès cemoment, il résolut de ne prendre plus deconseil que de lui-meme : il nsevoit encorerien exécuté de grand , & il ne pouvoir ins-pirer cette confiance nécessaire aux artisansdes grandes révolutions. La guerre qiPAra-tus porta dans P Arcadie , lui fournit uneoccaíìon de développer ses talens pour laguerre. Il fe mit à la tète de Parmée qui ré-prima Pinvaílon des Achéens dans P Arca-de- Ce jeune prince , grand capitaine fansle íecours de I expérience, triompha de l^lia-bileté d’Aratus , dont la vie n'avoit été juf-qudlors qiutn enchaînement de victoires.Cléomene fut arrêté dans le cours de ses pros-pérités par les intrigues dôme faction qutaima mieux souscrire aux conditions d'unepaix déshonorante , que de supporter lepoids d’une guerre glorieuse. Ce sor pour scfortifier contre cette faction turbulente, qu’ilrappella Archidamas, frété d’Agis, pour lafaire alîeoir fur le trône avec lui : mais ceuxqui avoient trempé leurs mains dans le sangd"Agis , craignoient les justes vengeancesde son frété, & ce fut pour les prévenirqiPils le firent aslafïmer.
Cléomene touché de la destinée de sonami , n'en fut que plus ardent à poursuivreses desseins. Les âmes vénales furent gagnéespar ses présens, & les gens de bien, quiforment toujours le plus petit nombre , îuìpromirent leur assistance. Sa mere Crateíìléeépuise ses immenses trésors pour lui acheterdes partisans. Les éphores dont ì’avarice sorsatisfaite , confièrent à lui seul le soin decontinuer la guerre. Quoique tous les joursde ion commandement sosteizMnarqués parde brillans succès, il excita moins l'a-dnaira-uon que k s soupçons d’un peuple promptà f alarmer fur son indépendance. Tandisqu’il triomphoit au - dehors , ses plus dan-gereux ennemis , renfermes dans Sparts*, le