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premiers siécles ; les dicl, de la bible , de Trév.& Chambers.
CLÉOMENE I du nom, f Hist. de La-cédémone.) Deux rois spartiates ont porté le110 m de Cléomene , le premier étoit fils d'A-naxandride , dont il fut Phéritier au trône,fans en avoir eu les talens 8c la générosité.Dans les premiers jours de son régné, iltourna ses armes contre PArgolide , qu il leproposa plutôt de dévaster que de conqué-rir. Guerrier sans principe 8c fans généro-sité , il exerça les plus affreuses cruautés con-tre les Argiens. Ces peuples, après leur dé-faite , se réfugièrent dans une épaisse forêt,où ils surent bientôt investis : Cléomene nevouloir leur accorder aucune capitulation ;Sc dans le temps qu ils imploroient fa clé-mence , il fit mettre le feu à la forêt , oùtous ces infortunés furent la proie des flam-mes. Quoique Cléomene , fans genie 8c finsvertu , fùt regardé comme un imbécille fu-rieux qui, dans certains momens , avoir laférocité dsone bête sauvage , il eut la gloired affranchir Athènes du joug des Piliífrati-des; mais après en avoir été le libérateur,il voulut en régler la destinée : sept cens desprincipales familles furent bannies. La ty-rannie , à peine détruite , fut remplacée parune plus humiliante. Un certain ifagoras ,flétri par sos crimes 8c ses débauches , avoirsu plaire à Cléomene ; cet homme vil & sanscapacité, voulut^out régler dans le sénat &dans les assemblées du peuple. Les dignitésfurent le prix de la corruption , & les plusvertueux citoyens surent proscrits. Les Athé-niens , dont les uns étoient opprimés & lesautres craignoient de lette, s’assemblerentïumultuairement ; toute la ville retentit dubruit des armes. Un peuple ne sent jamaismieux fa force que quand il fort de Pop-prefilon. Cléomene effrayé, se réfugie dans lacitadelle, où les cris des partisans dlfagorasqifon égorge, lui font craindre une mêmedestinée. Les Athéniens, moins cruels quelui, consentent à lui faciliter une retraite.
Dès qtril se vit en fureté , il arma pourse venger de ceux qui lavoient réduit àtrembler. Il entre dans 1 Attique qu il ra va-ge , après avoir égorgé tous les habitans quitombent entre ses mains. Atnenes du hautde ses remparts apperçoit les flammes-quidévorent st s moissons ; les habitans mena-
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cés de vivre esclaves , prennent les armes >résolus de mourir libres. Les deux arméesétoient en présence , lorsque les alliés de La-cédémone le reprochèrent de verser un sanginnocent pour assouvir les vengeances d’tuttorcene. Ils fe retirerent fans combattre,8c Démocrate , collègue de Cléomene , sui-vit leur exemple. Cette défection engageales éphores à porter une loi qui déstndoitaux deux rois de Sparte de se trouver en-semble dans la même armée , pour éviterles haines qui naistent du partage du pou-voir. Cléomene abandonné de ses alliés 8Cde son collègue, étoit trop borne & trop pré-somptueux pour prévoir le danger : il com-battit & fut vaincu. Sa défaite , qui devoirPhumiher , ne fit qu aigrir ses fureurs ; ilíufeita des ennemis aux Athéniens dans tou-tes les contrées de la Grece : 8c prodiguedans ses largesses , il fit parler la prêtressede Delphes , qui prédit à toutes les villesune oppression assurée , si elles ne mettoientdes bornes à la puilìance d 1 Athènes. Maisune faine politique triompha des menacesde la superstition , 8c les Grecs pour lapremiere fois crurent être plus éclairés furleurs propres intérêts, qu une prêtreste four-be & vénale.
Ariífagore , gouverneur de M:Iet, mé-: content de la cour de Perso , so transportaà Sparte, pour y représonter qu il étoit dés-honorant pour un peuple aussi belliqueuxde laisser lloníe sous la domination de Da-rius , & il découvrit íes moyens de l’arra-cher à sos anciens maîtres. U eut de fré-quens entretiens avec Cléomene qui, étonnéde la distance de Sparte à Suze , rejeta sespropositions. Il crut que ses présons soroientplus puissms que ses raisons , & il lui of&itjusqu à cinquante talens pour Pengager àtenter cette conquête. Gorgo , fille de Cléo-mene , étonnée d’une offre si éblouissante,s’écria : “ Mon pers , renvoyez prompte-ment cet étranger, c'est un usurpateur quivous séduira ». Aristagòre rebuté à Sparte,sut favorablement écouté des Athéniens..Cett; conjuration étouffée dans fa naiílance,
, fournit un prétexte à Darius de tourner ses.armes contre la Grece. Les habitans d'Egi-ne étoient Ies plus exposés à sos vengeances jils crurent devoir lesprévenir par une prom-pte soumission : Cléomene so transporta dans