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douze spartiates, compagnons de son in-fortune , il se répand dans les rues d'Ale-xandrie , où n écoutant que son désespoir ,il oublie qu il eít presque seul au milieu d'uneMultitude armée. Malgré la fureur dont ilest enivré , il n étend ses vengeances que furles auteurs de fa détention : c'étoit un spec-tacle d’héroïfme & ^extravagance, de voirtreize forcenés s'ériger en arbitres de la villela plus peuplée du monde. Cléomene devenuplus calme, est étonné de se voir entouréde victimes qu il vient d'immoler. Il se trans-porte dans la place publique où le peuples etoit^raflemble ; il lui promet de se mettrea la tete pour le rétablir dans l a jouissancede ses privilèges. Les Egyptiens familiarisésavec leurs chaînes , furent insensibles à s cspromesses. Cléomene indigné de leur insen-sibilité , s'écrie : peuple lâche ù flétri, tune mérites que d’étre gouverné par des fem-mts ' II tire son épée & invite ses compa-8 n .ons à suivre son exemple , & tous en l'i-m^ant tombent expirans fur leurs epées. Lar ss rte 6c la splendeur de Sparte s’éclipse-i C!1 t a vec lui ; cette ville eut encore des ha-
J ^ns y maisonn'y compta plus de citoyens.
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r .^hÉOPATRE, (Hifl. des Egyptiens.)teopâtre , fille d'Antiochus , roi de Syrie,ut . mariée à Ptolomée Epiphane. Cette1311101111 e produisit pas les effets que son perea' 1 av °it espéré pour son agrandissement ;j-'venue reine d'Egypte, elle en embrassaVl ^ men t les intérêts : ce fut par ses conseilsí* u sp ; phane sollicita les Romains de portera guerre en Syrie. Après la mort de sonmari S elle prit la tutelle de ion fils Philomé-to f j qui n étoit âgé que de six ans. Son ad-ministration prudente garantit PEgypte desLuettes & des révoltes ; tandis que tous lesPeuples jouiílbient du retour de la proípéri-mnemort prématurée Penleva à la nation.* -P-rv. )
sœm L w ATRE ’ X HiJÎ0 ' re d f s E SyP tiens - )r, 'fl femme de Philométor, en eut un
»v v °ulut placer sur le trône. L'E-
Les te âéehirée par deux factions rivales,v ; uns v °uloient un jeune roi, pour pou-
craignoi U e m ri o r s ? US f ° n n ° m » r les amrespar de no„ q îì e eur P ame ne fut frappéek sceptre CS Ca ^ am iés , si l'on déféroitpCre a des trop foibles pour le
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porter : Pambassadeur romain , choisi pourarbitre, décida que Phifcon épouseroit Cléo-pâtre , dont le fils seroit déclaré héritier duroyaume : le jour des noces fut un jour dedeuil. Le jeune prince fut égorgé par Tordrede Phifcon dans les bras de fa mere. Cléo-pâtre répudiée eut encore Thumiliation dete voir remplacée par la fille qu'elle avoireue de Philométor, que le tyran avoir violéeavant de lui donner le titre d'épouse. Sonmalheur arma PEgypte pour elle : les statuesde Phifcon furent renversées , & Cléopâtrefut proclamée reine dans Alexandrie. Letyran dénaturé ne crut pouvoir mieux sevenger , qu'en faisant égorger un fils qu'ilavoir eu d'elle , dont il lui envoya la têteavec ordre de la faire servir sur ía table, lejour du fr stin qu'elle préparoit pour célé-brer son anniversaire : ensuite il leve unearmée , & vai n q ueur p ar f eS fieutenans, iloblige Cléopâtre à quitter PEgypte , & à seréfugier auprès de Démétrius qui avoit épou-se ía fille , a qui elle promit la couronned’Egypte , pour l'intéresser à fa vengeance.Le monarque, ébloui par l'éclat de cettepromesse , étoit auílì détesté dans ses états ,que Phifcon l'étoit dans les siens; il fut assas-siné dans Tyr, avant d'avoir exercé ses ven-geances. Cléopâtre , privée de son appui,se réfugia auprès de fa fille , montée au trônede Syrie depuis la mort de son mari : elle yvécut obscure & sans considération, dévo-rée de la soif de la vengeance qu'elle ne pou-voit assouvir. ( T-n. )
Cléopâtre , ( Histoire des Egyptiens.)femme de Phifcon , fut élevée sur le trôned'Egypte, conformément au testament deson époux, à condition qu'elle partageraitson sceptre avec celui de ses fils qu'elle croi-rait le plus digne de le porter. Son penchantla décida pour le plus jeune , qui s'appelloicAlexandre , dont le caractère flexible pro-menoir qu'il lui abandonnerait la plénitudedu pouvoir. Les Egyptiens, ne consultantque le droit de la nature , lui dictèrent unautre choix , & la forcerent de s'associerPaine, qui prit le surnom de Sotcr. L'oppo-íìtion de leur caractère fut une semence dej troubles domestiques : la mere , gouvernée. par ses ministres , voulut envahir toute lau-j torité : le fils , honteux de nette qu'unfan-| tóme couronné , persécuta les ministres qui;