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savoir lire & écrire, ou être instruit des loix ; 'de forte qu’alors clerc ou homme savant &lettré étoient des termes synonymes, ainsiqu’il paraît par cette belle réponse de Char-les V , roi de France, à quelquun qui mur-murait de l’honneur qu’ii portoit aux gensde lettres, appelles aíors clercs. “ Les clercsà sapience ion ne peut trop honorer, Sc tantque iapience sera honorée en ce royaume,il continuera à prospérité ; mais quand dé-boutée y fera, il déchéera Il est arrivé decette acception du mot clerc , que l’on adonné le titre de clerc à des laïques, parcequ’ils étoient gradués ou lettrés, ou qu’ilsrempliííoient quelque fonction qui étoit au-paravant remplie par des ecclésiastiques j Sccette dénomination s’est conservée jusqu’àprésent.
Clerc des aides : cette qualité étoit quel-quefois donnée au receveur des aides, quel-quefois au greffier de ceux qui rendoient lajustice fur le fait des aides. Il en est parlédans .les lettres de Charles VI, du dernierfévrier 1388 , recueil des ordonnances de latroisième race, tome VII , page 2.2.8. VoyezClercs-grefsers.
Clercs des arrêts ; c’est le nom qu’011 don-noit anciennement au greffier du parlement.Il est ainsi appellé dans un édit pour le lende-main de l’Epiphanie de l’an 12.77. Il en estfait mention dans Fiera , lih. II, cap. xij ,§31, qui le nomme clericus placitorum aulœ.Voyez le glojs. de Ducange, au mot clericus.
Clcrcs-auditeurs, voyez ci-après au motComptes, à Varticle de la Chambre desComptes.
Clerc d’avocat , est celui qui travaille habi-tuellement chez un avocat à copier ses con-sultations , Sc autres écritures du ministèred’avocat. Les clercs d > avocats assistent ordi-nairement aux audiences derriere le barreau,pour donner aux avocats les sacs des causesque l’on appelle pour être plaidées. Ce fonteux aussi ordinairement qui portent & quivont retirer les sacs que les avocats se don-nent en communication. Ils font quelquefoisdes extraits des pieces pour soulager les avo-cats ; mais ceux-ci doivent vérifier l’extrait,pour voir s’il est fidele Sc exact. Dans lesarbitrages Sc commissions du conseil dontles avocats sont chargés , on consigne lesvacations entre les mains du clerc de Vavocat
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plus ancien, Sc le clerc du plus jeune avocatdépose la sentence arbitrale chez un notaire.Lorsqu’on veut compulser des pieces quifont chez un avocat, le compulfoire se faitentre les mains de son clerc, lequel, en cettepartie , fait fonction de personne publique.Il est défendu, par les réglemens, aux clercsd’avocats de porter des épées , ni des cannesSc bâtons. Il y a très-long-temps que lesavocats au parlement de Paris font dansi’usage d’avoir des clercs , puisque l’ordon-nance, faite par la cour en 1344, défendaux clercs des avocats de faire leurs écrituresen la chambre du parlement. Cette ordon-nance est rapportée dans le recueil des or-donnances de la troisième race , tome II, page .
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Clercs des baillis, sénéchaux & prévôts :on appelloit ainsi les secrétaires ou greffiersdes juges. Des lettres de Charles V , du 5mai 1337 , font mention du clerc du baillide Coutances. D’autres lettres du roi Jean ,du mois de décembre 1363, parlent du clercdu prévôt de Langres, & règlent ce qu’ilpourra prendre pour chaque mémorial ,écriture & scel ; ce qui fait voir qu’il faisoitla fonction de greffier Sc de scelleur. Uneordonnance du roi Jean , d’environ l’an1361, défend , art. 13 , aux baillis & séné-chaux , Sc à leurs clercs, de prendre de per-sonne dons, pensions & robes , si ce n’étoitpar aventure des vins & viandes qui se peu-vent consommer en peu de jours : il est aiséde sentir l’abus que l’on pouvoir faire dccette exception. Voye £ le recueil des ordon-nances de la troijìetne race , tome IV, p. 41 1.
Clercs de la chambre des Comptes. Voyezci-après Comptes , a l’a ticle de la Cham-bre des Comptes.
Clerc & changeur du trésor du roi : c’étoïtle receveur du change du roi. Il est ainsinommé dans une ordonnance du roi Jean,du 2.6 septembre 13.51 , clerico & cambiatorithesauri noflri Parijius, Voye ^ Change &Changeur.
Clercs des commissaires du roi ou du parle-ment : c’étoient les greffiers de la commission.L’ordonnance de Philippe de Valois, du 11mars 1344, concernant la discipline du par-lement , porte que les gens du parlementqui seront envoyés en commission, ne pour-ront prendre que pour six chevaux au plus.;