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Tome huitième.
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CLE

durant le temps froid, pour parer à la gelée.Si l’hiver étoit rigoureux, on pourroit les en-vironner de paillassons ou de grandes bran-ches de pins, dont on les couvriroit en ber-ceau.

Ce charmant arbuste se multiplie de mar-cottes, qu’on doit faire en avril ou en juillet,suivant la méthode détaillée aux articlesAlaterne & Clématite : la seconde au-tomne , si elles ont été bien soignées, ellesseront suffisamment pourvues de racines;mais on fera mieux d’attendre jusqu à la troi-sième, pour les enlever ; alors on pourra lesplanter a demeure, ou les cultiver encorequelque temps en pépinière , dans quelquebonne partie d’un potager fermé.

En vain j’ai essayé jusqu a présent d'enfaire des boutures ; celles même que j’ai mi-ses fur couche , n ont pas réussi ; mais on nepeut rien établir fur un petit nombre defaits, & il ne faut quelquefois, pour obtenirun bon succès, qu une attention simple qu’ona Pprendra en variant les expériences, selonJes saisons, les terres, les positions, les foins,le choix des rameaux , leur coupe, les abris,&c. Une feule de ces circonstances est sou-vent décisive.

J’ai aussi tenté de me servir de la graine,mais celle que semée avoir été recueillie enFran ce japparemm ent qu elle n’avoit pas mûri;car vue à la loupe, elle paroiíloit maigreridée ; aussi n’a-t-elle pas germé : il peut arri-ver cependant que cet arbuste mieux natura-lisé dans notre climat, & profitant d’unetempérature favorable , nous donne un jourde bonnes semences : je n’en ai pas encoreemployé de celles qui fe recueillent en An-gleterre , ni de celles qu’on y apporte d’A-mérique. (M. le baron de Tscnouni.)

CLETTENBERG , ( Géog. mod. ) villed’Allemagne dans le comté de Hohenstein,a u roi de Prusse.

CLETTGOW , (Géog. mod.) petitP a ys d’Allemagne en Suabe, prcs de la forêtNoire. &

CLEVELAND, r Géog. mod. ) petit paysd’Angleterre avec titre de comté , dans laprovince d’Yorck.

C LEVES, (Géog. mod.) ville assezgrande d’Allemagne au cercle de Westpha-lie , capitale du duché dc même nom > re-

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masquable par ses eaux minérales. Long. ,

45 / lat - 5 l - 48.

CleVes , ( duché de ) Géog. mod. paysd’Allemagne aucercle de Westphalie, arrosépar le Rhin, appartenant au roi de Prusse.

CLIBANAIRES , f. m. pi. (Hijl.anc.)soldats romains ainsi nommés, dit Saumaisedans ses notes fur Lampride , du mot latinclibaniim , qui signifioit une cuirasse de fer ,& venoit de clibanus , c’est - á - dire four ;parce que ces sortes de cuirasses étoient con-caves en dedans & convexes dans leur partieextérieure; ce qui avoir quelqu’analogie ,quoiqu’éloignée, avec la calotte ou le dessusd’un four. (G)

CLIENT , f. m. ( Hifl. anc. ) parmi lesromains , c’étoit un citoyen qui fe mettoicfous la protection de quelqu’autre citoyende marqu e , lequel par cette relation s’ap-pelloit son patron -.patrotius. Foye^PATRON.

Le patron aflìstoit le client dans fe be-soins , & le client donnoit son suffrage aupatron quand il briguoit quelque magistra-ture ou pour lui-même , ou pour ses amis.Les cliens dévoient respecter leur patron ,& le patron de son côté devoir à ses cliens faprotection & son secours. Ce droit de patro-nage fut institué par Romulus, dans le des-sein de réunir les riches & les pauvres ; defaçon que les uns fussent exempts de mépris,Sc les autres de l’envie. Mais la conditiondes cliens devint peu à peu une espece d’esclavage adouci.

Cette coutume s’étendit ensuite plus loin ;non-feulement les familles , mais les villes ÔCles provinces entieres , même hors de l’Ita-lie, la suivirent : la Sicile , par exemple, semit sous la protection des Marcellus.

Lazius .& Budée rapportent l’origine desfiefs auxpatrons 8c cliens del’ancienne Rome ;mais il y a une grande différence entre la re-lation du vassal à son seigneur, & celle duclient à son patron. Voye£ Vassal , Sei-gneur , fi’c. Car les cliens , outre le respectqu’ils dévoient rendre , & les suffrages qu’ilsdévoient donner aux patrons, étoient obli-gés de les aider dans toutes leurs affaires,& même de payer leur rançon , s’ils etoientfaits prisonniers à la guerre, en cas qu ilsn’eussent pas assez de bien pour la payereux-mêmes. Voye^ Fief A Mouvance. Dic-tionn . de Trév. & Chambers. f G)

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