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Tome huitième.
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prédominante. Ainsi on peut avanie? atecbeaucoup de fondement, que c’est du cli-n <it que dépendent les différences des peu-ples, prises de la complexion générale ou do-minante de chacun , de fa taille, de fa vi-gueur , de la couleur de fa peau & de sescheveux, de la durée de fa vie, de fa pré-cocité plus ou moins grande relativement àl’apticude de la génération, de fa vieillesseplus ou moins retardée , & enfin de íès ma-ladies propres ou endémiques.

On ne sauroit contester finfluence du cli-mat fur le physique des passons, des goûts,des mœurs. Les plus anciens médecins«voient observé cette influence; & les con-sidérations de cette classe font des objets sifamiliers aux médecins , que si fauteur del 'esprit des loix avoit pu supposer que leurdoctrine fur cette matière fût assez répan-due , il auroit pu fe contenter d assurer queks loix, les usages , le genre de gouverne-ment de chaque peuple, avoit un rapportnécessaire avec fes passons , ses goûts , fesmœurs , fans fe donner la peine de déter-miner le rapport de ces passons, de cesgoûts, de ces mœurs , avec fa constitutioncorporelle dominante & f influence du csi-*nat. Les lumières supérieures de fauteurfont pourtant sauvé de f écueil presque iné-vitable, pour les talens même les plus distin-gués qui s’exercent fur des sujets qui leu:font étrangers. La partie médicinale des ob-servations de fauteur de ce livre fur les clì-m ats , mérite f éloge des médecins. Voye.fe XIV livre de P esprit des loix.

Mais en nous attachant principalemen;îux affections corporelles de chaque natiorRelativement au climat fous lequel elle vit.* e » principales questions de médecine qui ítPréìentent fur cette matière, fe réduisent à^lles-ci, i°. quel est le tempérament, la^ille , la vigueur , & les autres qualitéscorporelles particulières à chaque climat?

' j?, e . r cponse détaillée appartient proprement

uistoire naturelle de chaque pays. Voye\f a sfeles particuliers. On a cependant assezgénéralement observé que les habitans desC J‘ nat ? chauds étoient plus petits , plus secs,ri J 1 ^ 5 p' us gais, communément plus fpi-ou'U S ’ m .°ssslaborieux , moins vigoureux;ácoiW.?' < ì >lwu la peau moins blanche ; qu ilsfp US P re coces ; qu ils vieillissbient plu-

^ tot, èt qulís vivoient moins que les habi-tans des climats froids ; que les femmes despays chauds étoient moins fécondes que cel-les des pays froids ; que les premieres étoientplus jolies, mais moins belles que les der-nieres ; qu’une blonde était un objet raredans les climats chauds, comme une brunedans les pays du nord, &c. que dans lesclimats très-chauds f amour étoit dans lesdeux sexes un désir aveugle & impétueux »une fonction corporelle , un appétit, un cride la nature, iti furias ignefque muât ; quedans les climats tempérés il étoit une passionde famé, une affection réfléchie , méditée,analysée , systématique , un produit de fé-<ducation ; Sc qtf enfin dans les climats gla-cés , il étoit le sentiment tranquille (f un be-foìn peu pressant.

Au reste , tant de causes physiques Sc mo-rales cooperent dans tout ceci, que les ob-servations que nous venons de frire, ne doi-vent pas être regardées comme générales Scconstantes.

Par exemple , à Paris , fous un climatbeaucoup plus froid que celui des provincesméridionales de France, les filles font plu-tôt formées (pubères ) que dans ces provin-ces , Sc devancent fut-tout de beaucoupcelles des campagnes des environs de Paris,qui vivent fous la même température. Cette-prérogative de la capitale dépend de plu-sieurs causes sensibles, entre lelquelles cellequi me paraît la plus particulière , Sc patconséquent la plus évidente, c'est que Parisest une eípece de foyer de connoissmces8c de vices : or que la précocité dont nousparlons , la précocité corporelle , puisse êtredue à f exercice précoce des facultés intel-lectuelles , c est une vérité d'expértence. Leeécoliers , les petites demoiselles bien élevées,sortent de f enfonce avant les enfons de Ucampagne Sc du peuple ; c'est un foit : maisque cette adolescence hâtive puisse être hé-réditaire , c'est un corollaire de cette obfer-i vation, que les fonctions animales Sc í’apti--| tude à les exercer , se perfectionnent de gé-nération en génération jusqtfà un ce-tainterme, Sc que les dispositions corporelles SC.

' les facultés de famé font entr’eUes dans unrapport qui peut être transmis par la géné-ration , &c, . ,

, 4 ° Quel est régime, la maniéré de vi~.

1 . ^ N»