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vre la pltis propre à chaque climat ? Certe jrucstion est sort générale ; elle s’étend à l'u-sage des diverses choses que les médecins .appellent non-naturelles ; l’air, les alimens ,le sommeil, l’exercice, l'acte vénérien , lesaffections de i J ame.
11 est fort inutile de donner des préceptessor les incommodités de bair ; on peut s enrapporter aux habitans de divers climats ausoin de se prémunir contre les injures dufroid Sc du chaud : c’est - là un de ces be-soins majeurs íur lesquels les leçons de lanature la plus brute font ordinairement suf-fisantes aux hommes , ou du moins que lespremiers progrès de la raison apprennent àsatisfaire.
En général on doit moins manger dansles climats chauds que dans les climats froids,
& les excès dans le manger font plus dange-reux dans les premiers que dans les derniers.Mais la faim fe fait aussi moins sentir lors-qu on essuie de la chaleur , que lorsqu'onéprouve du froid : ainsi cette réglé de dictesera facilement observée.
Le médecine rationnelle ou théorique quise trompe si souvent , a dit que la partieaqueuse de notre sang étant dissipée par lachaleur dans les climats chauds, il falloitréparer cette perte par la boisson abondanted'un liquide semblable ; & que dans les cli-mats froids , les liqueurs spiritueuses étoientplus salutaires. La médecine pratique ouInobservation dit au contraire que les li-queurs spiritueuses , aromatiques, acides,les épiceries, bail, boignon, en un mot lesalimens & les boisions qui font directementopposés à la qualité relâchante & inactive(iners) de beau ) sont cbun excellent usagedans les climats chauds , & que la boissonde beau pure y est très-pernicieuse ; qu ellejette l:s corps accablés de chaleur dans un !abattement, une langueur, un épuisementqui les rend incapables des moindres fati-gues , & qui peut devenir même dangereuxSc mortel. Aussi les paysans de ncs provin-ces méridionales, occupés des travaux lesplus' pénibles de la campagne pendant lesplus fortes chaleurs, fe gardent bien alorsde boire une feule goutte d’eau , boissonqu ils fe permettent pendant leurs travauxde bhiver. Les boisions aqueuses tiedes, lethé , Sc autres légeres infusions de quelques
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feuilles de plantes aromatiques , sont fortusitées dans les climats froids , où elles nefont pas soit salutaires apparemment, maisoù elles ne font pas à beaucoup près si dan-gereuses qu elles le feroient en Espagne , oùle chocolat le plus aromatise & par consé-quent le plus échauffant, est d’un usage aussiJ fréquent que le thé best en Angleterre.Quant aux liqueurs fortes que les peuplesdes pays du nord boivent habituellement ,il faudroit que la dose journalière moyenned J un manoeuvre ou cbun paysan de ces pays,fut bien forte pour être équivalente à quatreou cinq pintes de vin très-violent que toutpaysan languedocien ou provençal boit aumoins par jour , fur-tout en été.
Il ne feroit pas difficile de donner de très-bonnes raisons de bunlité du régime quenous approuvons; maisl’obfervation suffit,elle est constante. Il n’en est pas moins vraique les excès de liqueurs fortes font plus per-nicieux dans les climats chauds que dansles climats froids ; c est encore un fait. Lescrapuleux ne font que s’abrutir dans lespays du nord ; au lieu que dans nos colo-nies de la zone torride , l’abus des liqueurssortes est une des «auses qui fait le plus deravages parmi les colons nouvellement trans-plantés.
Le juste milieu pour les personnes qui nesont pas obligées aux travaux pénibles, meparoît consister en ceci : d'abord il faut lais-ser à chaque peuple le fond de nourritureauquel il est accoutumé ; le riz à boriental,le macaron à biralien , le bœuf à banglois ,&c. Nous ne sommes pas astez avancés furle bon Sc le mauvais effet de chaque ali-ment , pour pouvoir prescrire sur ce pointdes réglés de détail. On peut avancer ce-pendant en général, que les fruits, les lé-gumes , & les viandes légeres , conviennentmieux aux habitans des climats chauds, Scqu’on doit animer un peu ceux de ces ali-mens qui ont besoin de quelque prépara-tion , par l’addítion des épiceries Sc de cer-taines plantes aromatiques indigènes , com-me le thym , le baume , l’hyfcpe , k basilic,le fenouil, &c. Quant aux boitions, on doitfrire usage aux repas pendant les grandeschaleurs, des liqueurs vineuses légeres, com-me la petite bierre , les vins acidules pso s, ou moins trempés, les gros vins acerbes d 6