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Tome huitième.
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est regardée comme l'inventrîce de la gui- ' rtare ; on la représente tenant une guitare id'une-main, Sc de f autre un plectre, au lieud’archet. Comme on la fait aussi présider à il’histoire, on lui donne quelquefois la trom- 1perte à une main, & à l'autre un livre d'his- -. !roire, son nom signifie gloire , renommée. <Elle osa un jour faire des remontrances aVénus, fur son intrigue avec Adonis. La ,déesse la punit, en lui inspirant les foibiestesde l’amour , & elle devint mere. (+)

CLIP EUS ou CLIPÈUM coucher,(Hiji. anc.) piece de l'armure défenlive queles anciens portoient fur le bras pour ie ga-rantir des coups de l'ennemi. Voye{ Ecu &Bouclier.

Sa figure émit ronde ou ovale » ou circu- ilaite ou exagone ; il y avoir au milieu une ,boílètte de fer ou de quelqssautre métal qui 1iìnissbit en pointe. Les grands boucliers ou :larges qui avoient trois piés & demi ou qua- ítre piés de hauteur , & couvraient presquetout le corps du fantassin , étoient en quartélong , & demi - cintrés, comme les tuilesquson nomme imlrices. (G)

CLIQUART , f. m. (Archit. & Mas.)pierre anciennement connue sous le nom depierre de bas appareil ; c’est une des meilleuresespeces qu on tire des carrières des environsde Paris. On prétend qu elles en font épui-sées. Voye%^ Disk.

CLIQUET , dans Vhorlogerie , est uneeípece de petit levier , toujours déterminédans une certaine position au moyen d J unressort qui appuie fur l’une de ses extrémités.On l'emploie ordinairement lorsqu'on veutqusone roue tourne dans un sens, íans qssellepuisse retourner dans le sens contraire. Sa fi-gure est différente , selon les différentes par-ties où il est employé. V. Fusée , Rochet,Encliquetage. (T)

Cliquet , en terme de metteur en oeuvré ,est la partie supérieure de la brisure qui entreSc sort de la charnière. Voye^ Brisure &

CHARNIERE.

Cliquet , s. m. (Écon. rujl.) c'est unepiece du moulin a grain : elle tient à la tré-mie , dsoù elle fà descendre peu à peu legrain sur les meules. V > Moulin a grain.

CLIQUETIS, subst. m. (Médec.) especede bruit ou craquement ; il se dit des os dans

certaines cir constances ou maladies.

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r Le cliquetis ou la crépitation des os , estun bruit que les os font dans certains mou-vemens Sc dans certains cas , dont la causeest la dégénération, Sc plus souvent encorela disette de la synovie , cette liqueur muci-, lagineuse que Giopton Havers, auquel ondoit tant de belles découvertes fur le mécha-nisme des os , a parfaitement connue. Voy,Synovie.

Or toutes les fois que la sécrétion de cetteliqueur est trop peu abondante , l’articula-tion devient roide ; & lorlqu on veut mou-voir f os, on entend un craquement, commeles vieiîlardsTéprouvent fort souvent; ce quiprovient chez eux, en partie de la disette decette humeur gluante destinée à la lubrifica-tion des os, en partie de U callosité, Scquelquefois de l'oslification des ligamer.s.On remarque la même chose dans les hom-mes qui ont été occupés à des travaux vio-í lens avant que d J arriver à un grand âge;

1 excès du mouvement musculaire a endurci'dans ces hommes robustes les parties fermes-du corps, Sc a dissipé l’humeur huileusenécessaire à leur mouvement.

Le craquement des os accompagne aussiquelquefois le scorbut, Sc autres maladiesdes os où la synovie manque ; comme austìcelles qui donnant de plus grandes surfacesà des os emboîtés ensemble , les collent parune humeur accidentelle.

Quelques personnes font craquer à plaisirSc à volonté les jointures de leurs doigts enles tirant d'une certaine maniéré ; c J est qu'a-lors ils allongent les ligamens élastiques desjointures, Sc séparent avec vitesse deux sur-faces osseuses qui se touchoient immédiate-ment.

Lorsque le cliquetis des os est produit parla vieillesse , il est incurable ; lorsqu il vientde la disette , de fexcès , de la dégénéra-tion , de l’épaislìstement du mucilage d'Ha-vers, il cesse seulement par la guérison dela maladie dont il est l’effet.

Tous les remedes extérieurs , comme les: huiles pénétrantes , & les fomentationsémoilientes quand la synovie manque ; oules résolutifs spiritueux en forme d'embroca-tion, quand shumeur synoviale peche par: son excès, son épaiíîîssment, fa dégéné-, ration ; tous ces remedes, dis-je , ne ferontque des palliatifs peu fecourables, sons les