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autre établit des marchés publics ; & d’au-tres construisirent les aqueducs 8c les égouts.L’écrit du citoyen obscur , dit à ce sujetr illustre écrivain dé j a cité, fut une semencequi germa bientôt dans l’esprit de ces grandshommes, capables de Inexécution des plusgrandes choses. Cet article ejl de M. le cheva-lier de Jaucourt.
CLOC A, ( Mufij. des anc.) surnom d’unnom propre aux joueurs de flûtes, commele rapporte Pollux , Onomasi, liv. IV, ch. x.(F. D. C.)
* CLOCHE , f. f. (Hijt. atic. mod. Artsmêchan.) c est un vase de métal qu’on metau nombre des instrumens dc percussion 8cdont le son est devenu parmi les hommesun signe public ou privé qui les appelle.
On fait venir le mot françois cloche decloca , vieux mot gaulois pris au même sensdans les capitulaires de Charlemagne.
L’origine des cloches est ancienne : Kir-cher l’attribue aux Egyptiens, qui faisoient,dit-il, un grand bruit de cloches pendantla célébration des fêtes d’Osiris. Chez lesHébreux , le grand-prêtre avoir un grandnombre de clochettes d’or au bas de fa tuni-que. Chez les Athéniens, les prêtres de Pro-íerpine appelloient le peuple aux sacrificesavec une cloche , 8c ceux de Cybele s'enscrvoient dans leurs mystères. Les Perses,,les Grecs en général, 8c les Romains, n’enignoroient pas l'usage. Lucien de Samosate,qui vivoit dans le premier siecle, parle dunehorloge à sonnerie. Suétone & Dion fontmention dans la vie d’Auguste, de tintinna-bula , ou cloche , si l’on veut. On trouve dansOvide les termes de cera , pelves , lebetes, 8cc.auxquels on donne la même acception. Lesanciens annonçoient avec des cloches lesheures des assemblées aux temples, aux bains,& dans les marchés, le passage des criminelsqu’on menoit au supplice, 8c même la mortdes particuliers : ils sonnoient une clochetteafin que sombre du défunt s’éloignât de lasaison : Temcfceaque concrepat aéra , ditOvide , fi> rogat ut teclis exeat umbra fuis. Il^ question de cloches dans Tibulle, dansStrabon 8 e dans Polybe, qui vivoit deuxcens avant Jésus-Christ. Josephe en parledans les antiquités judaïques , liv. III. Ontrouve dans Ouintilien le proverbe nola ìneuhiculo ■ ce mot nola , cloche . a sait penser
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que les premieres cloches «.voient été fonduesà Noie, où S. Paulin a été évêque, 8c qu’onles avoit appellées campante , parce que Noieest dans la Campanie. D’autres font hon-neur de l’invention des cloches au pape Sabi-nien qui succéda à S. Grégoire : mais ils íêtrompent ; on ne peut revendiquer pour lepape Sabinien 8c saint Paulin , que d’enavoir introduit l’usage dans l’églifc , soitpour appeller le peuple aux offices divins,soit pour distinguer les heures canoniales.Cet usage passa dans les églises d’Orient ;mais il n’y devint jamais fort commun , 8cil y cessa prelqu’entiérement après la prisede Constantinople par les Turcs, qui l’abo-iirent fous le prétexte que le bruit des clo-ches troubloit le repos des âmes qui erroientdans l'air, mais par la crainte qu’il ne fut àceux qu ils avoient subjugués un signal encas de révolte ; cependant il continua aumont Athos 8c dans quelques lieux écartésde la Grece. Ailleurs, on suppléa aux clochespar un ais appelle fymandre, 8c par des mail-lets de bois, ou par une plaque de fer appel-lée le fer sacré , Syt»t , qu’on frappoit
avec des marteaux.
Il en est de la fonderie des grosses clochesainsi que de la fonderie des canons, de l’artd’imprimer , de l’invention des horloges àroue ou à soleil, de la boussole , des lunet-tes d’approche, du verre, & de beaucoupd’autres arts, dûs au hasard ou à des hommesobscurs ; on n’a que des conjectures fur l’o-rigine des uns, 8c on ne fait rien du tout furl’origine des autres, entre lesquels on peutmettre la fonderie des grosses cloches. O 11croit que l’usage dans nos églises n’en est pas; antérieur au sixième siecle : il y étoit établi| en 610 ; mais le fait qui le prouve, savoir ladispersion de l’armée de Clotaire au bruitdes cloches de Sens , que Loup , évêqued’Orléans, fit sonner , prouve auffi que lesoreilles n’étoient pas encore faites à ce bruit.
L’église , qui veut que tout ce qui á quel-que part au culte du souverain Etre soit con-sacré par des cérémonies, bénit les clochesnouvelles ; 8c comme ces cloches font présen-tées à l’église ainsi que lés enfans nouveaux-nés, quelles ont parrains & marraines, 8cqu’on leur impose des noms, on a donné lenom de baptême à cette bénédiction.
Le baptême des cloches , dont il est parlé
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