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la lymphe lacrymale & la lymphe mucila-gineuíe qui s’amaífe continuellement fur lavoûte du palais ; de plus, c'est une machinequi aide à pouffer en en-bas les matières dela déglutition , qui sert aux modulations dela voix, soit que les sons Sc la voix patient parla bouche , par les narines , ou par f un Sc.par f autre : c’est encore une machine qui,avec f aide de la luette , préserve les pou-mons des matières qui pourroient entrer parla glotte ; enfin , qui enduit Sc lubrifie lasurface des alimens qu on est fur le pointd’avaler.
Je voudrois bien austì donner les usagesdes différons muscles de la cloison du palais ,mais ils ne font pas aífez distinctement con-nus , ni même les différons mouvemensdont cette cloison est capable : voilà commef anatomie trouve ses limites dans les objetsqui semblent tomber le plus fous les sens Scfart du scalpel. Mais est-il de partie dans lecorps humain dont la méchanique & le jeu»e tendent à confondre notre présomptionSc notre science imaginaire ï f M. le chevalierDE Jaucourt.)
Cloison d’Angers , ou Clouaison ,(Jurispr.) est une imposition que les anciensducs «f Anjou avoient octroyée aux maire &échevins d'Angers, pour entretenir les forti-fications de leur ville Sc du château. Ce droitfut nommé cloison , parce qu’il étoit destinéf la cloison ou clôture de la ville. En 1500,il y eut un règlement au sujet de la cloison dela ville d'Angers, qui est imprimé à la fin deplulìeurs coutumes d’Anjou , où l’on peutvoir fur quelles marchandises on levoit cetteimposition. Voyc{ aussi Choppin sur sart.J O de la coutume d.’ Anjou , tome 1 , pag. 481,de la troificme édition de Sonnius, M. Pétard,page 413. (A)
* CLOISONNAGE, f.m. (Architecl.)a deux acceptions ; il se dit de tout ouvragede menuiserie ou de charpente fait en entierà la maniéré des cloisons ; Sc dans un ou-vrage de menuiserie Sc de charpente où unepartie seulement est faite en cloison , & lesautres d’une autre maniéré ; il íè dit de lapartie faite en cloison, qu’on appelle le cloi-sonnage. V 0 ye 7 Cloison.
, ^r^pLTRE ^ s m. terme d > architeelure ,ou latin clauflrum , Sc du françois clos : fousce nom on comprend ôc les galeries ou por-
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tiques couverts dans un monastère où se pro-mènent les religieux, & l’eípace découvertnommé préau que ces portiques entourentou environnent. On appelle aussi cet espacejardin , parce qu’il est ordinairement garnide verdure , de gazon , de plate-bandes defleurs, &c. comme on le remarque danstoutes les communautés religieuses. Lecloître des chartreux à Rome , du dessin, de Michel Ange, est un des plus régulierspour son architecture ; Sc celui des chartreuxde Paris est le plus estimé par les ouvrages depeinture du célébré le Sueur, peintre fran-çois, qui attirent l’admiration de tous lesconnoiífeurs en cet art. (P)
Cloître , (His. eccléfias.) Dans un sensplus général, cloître signifie un monastère depersonnes religieuses dePun Sc l’autreíèxe , ÔCquelquefois il se prend pour la vie monasti-que : c est en ce sens qu’on dit qu’on nefait pastoujours son salut dans le cloître , mais qu*on lefait plus difficilement dans le monde. La plu-part des cloîtres ont été autrefois non-seule-ment des maisons de piété, mais aussi desécoles où l’on enseignoit les langues & lesarts libéraux. C’est pour cette raison qu’Os-waldroi d’Angleterre, comme nous Rappre-nons de Bede, (hìst. liv. III, ch. iijj donnaplusieurs terres & possessions aux cloîtres,afin que la jeunesse y fût bien élevée. Lescloîtres de S. Denis en France, de S. Gai eaSuisse& une infinité d’autres, avoient éténon-iéulement richement dotés à cette fin ,mais encore décorés de plusieurs privilèges ,Sc principalement du droit d’asyle pour ceuxqui craignoient la rigueur de la justice. Usservoient aussi de prisons, & principalementaux princes, soit rebelles, soit malheureux,exclus ou déposés du trône. L’histoire by-santine Sc celle de France en fournissent defréquens exemples. (G)
Cloître , CComm.) nom qu on donne aucomptoir ou magasin que quelques villesd’Allemagne ont à Berg.
C’étoit autrefois le palais épiscopal Sc lademeure des chanoines. Les rois de Dane-: marckdonnerent ce vaste bâtiment aux mar-chands de Hambourg, Lubek, Brême Sc au-tres villes anséatiques , après en avoir cliaíîél’évêque & les chanoines.
Il a conservé le nom de cloître : les négo-clans qui l’occupent, Sc qui ne font çvLL^