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Tome huitième.
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merce que de poisson sec ou salé, portentcelui de moines. Ils ne fouílrent point d'hom-mes manès parmi eux ; ceux qui veulentprendre femmes font obligés de sortir ducloître: ils peuvent cependant trafiquer & en-tretenir correspondance avec leurs anciensconfrères. Voyez les diclionn, du Comm. & deTrév. (G)

Cloître , ( Jardin. ) fe dit dans un bos-quet, d’une salle verte, quarrée, à doublespalissades , autour de laquelle on tournecomme on fait dans les cloîtres des convens.(K)

CLONEFORT, (Gêog.mod.) petite villed’Irlande au comté de Galloway, dans laprovince de Connaught.

CLONISSE,f. f. \Hifl. nat. Conckylio’og.)espece de came, ainsi nommée à Marseille ;arfella à Genes ; armilla en Espagne ; pelorisSc chamctrachea chezles Grecs : chama aspera 'chez les Latins, selon Belon , qui en a faitgraver une figure allez médiocre , dans sonouvrage de aquatilibus , imprimé en iss;.En i s j4 Rondelet, l’a fait graver , tejìaceo-rum , page 2.6 , sous le nom de conchula ru-gata ou coquille ridée ; Sc Rumphe , en1705 , dans son Musœum , page 160 , plan-che XL VIII , fig. 5, sous le nom de chamavyfs-schulp dicla. Klein, dans son Tentamen,imprimé en 17 J 3 , page 146, spec. L, luidonne différentes désignations , sous le nomde cricomphalos Lujitanica albo cortice tecla,quam fubminius citreus purpureus & paleariscolor distinguunt, bonannì ; ill’appelle encorequadrans plicata , page Z 55, espece J'enai fait graver trois figures avec l'animal ,dans mon Hijloire naturelle du Sénégal, pu-bliée en 17 Ì7 > page Z16, planche XVI,figure z. Les Vénitiens Rappellent biverone ,piverone ou piperone ; les habitans de Rimi-ni, Ravenne & Ancone , autrefois povera-jos , selon Belon ; & aujourd'hui paverac-cia , selon M. Plancus; & les naturels duSénégal bouckch.

Coquille . La coquille de 1 a c/o/si^ê est épaisse,presque ronde, large d environ deux pouces,ôc un peu moins longue ; elle est convexe,fort renflée , Sc à une profondeur presqu unefois moindre que fa longueur : fa surface estrelevée d une quarantaine de cannelures trans-versales , demi-circulaires & ridees , qui s’ef-faoent & disparoiísent à mesure quelles ap-

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prochentdu sommet; là elles semblent quel-quefois traversées par d'autres cannelureslongitudinales presqu insensibles.

. Les deux battans sont exactement sem-blables , assez tranchans, mais épais fur leursbords , qui sont marqués intérieurementd'une centaine de dents infiniment petites.

Ils portent chacun , un peu au-deflous dumilieu de leur largeur , un sommet peu éle-vé , tourné en bas en volute , & qui touchepresque son voisin par les côtés ; au-dessousde ce sommet on voit une petite cavité ap-platie en forme de cœur , ronde dans lescoquilles plus renflées , une fois plus longueque large dans celles qui sont plus applaties,& toujours couverte de rides.

Le ligament qui joint les battans, sort en-tièrement au dehors où il paroît convexe ; ilest deux sois plus court que la largeur de lacoquille, Sc placé au-dessus du sommet au-quel il vient fe terminer; il semble qu ilquitte plus facilement le battant droit que legauche : ces deux battans sont applatis ôccomme creusés obliquement autour de lui.

Deux grosses dents à peu près triangulai-res , obtuses Sc fort proches l’une des autre,forment la charnière du battant droit ; ellesont deux cavités fur leurs côtés, & uue troi-sième entr'elles , qui reçoivent les trois dentsdu battant gauche.

Sur la surface interne de chaque battant,on voit vers ses extrémités , les attaches dedeux gros muscles ronds, dont le supérieurest fort peu plus grand que l'inférieur ; untrait demi-circulaire, tracé vers leur milieu,marque le lieu où les lobes du manteauétoient attachés aux mêmes battans.

Le périoste , s'il y en a un fur la face ex-térieure , n’est pas sensible.

Cette coquille est quelquefois blanche audehors comme au dedans, mais pour l’or-dinaire fa surface extérieure est de couleur dechair ou jaunâtre, quelquefois coupée dansfa longueur par trois bandes fauves, ou cou-vertes de petites marbrures très-fines, euzigzags bruns ou sauves, ou gris-de-lin.

Variétés. Les variétés qu’on observe danîcette coquille , sont si nombreuses & si con-sidérables , que je n aurois osé entreprendrede les fixer, si je n'en eusse observé plusieursfois les animaux qui fe sont trouvés parfaite-ment semblables dans toutes. Ces variétés

consistent»