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Tome huitième.
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CIO

consiít: n t, non-soulement dans fa forme,mais encore dans le nombre de fcs canne-lures , les unes approchent de la figure ronde,Sc d’autres de la forme triangulaire. Dansles premicres , le sommet s’appiatit, & ildevient pointu dans les dernieres ; il y en ade plus renflées & de moins renflées. Leurprofondeur surpasse quelquefois la moitié deleur longueur . mais elle n’est jamais moin-dre ; leur sommer est toujours placé au-def-íòus du msticu de leur largeur,

A 1 égard des cannelures, les jeunes co-quilles les ont ordinairement listes , Sc beau-coup moins nombreuses que les vieilles; ils’en trouve même dans lesquelles on n enCompte que sept ou huit au lieu de quarante.Dans quelques-unes, ces cannelures se ter-minent par une petite pointe autour de lacavité qui paroìt auprès du ligament, commedans la came que d’Argenville a fait graverà la lettre B de la planche XXIB àe fa Con-chyliologie , & que je n ai pas citée à cause de1 étrange courbure que prend certe coquille ,qui d’ailleurs ne différé pas sensiblement dela notre. La comparaison que j’ai faite dupaveraccia deRimini , envoyée par M. JanusPlancus, mur confirmé dans le soupçon oùj'crois que la clon!(s; de Delon Sc de Ronde-let poarroit bien être la came observée auSénégal , & elle ne m’a pas permis de trou-ver aucune différence notable entre ces deux

coquin? -. La clcnijse de Rimini, est de cellesque j'ai dit approcher de la lorme triangu-laire , qui son: moins renflées , dont lescan-si alut- s font listes , au nombre de quarantec ;’- environ , Sc à fond blanc , marbré de2; g?ags bruns ou gris-de-lin.

Animal. La coquille de la came n’est pastoujours ouverte ou béante , comme semblel’exprirner ion nom ; l’animil qui l’habite1 ouvre Sc la ferme à son gré , comme fontto utes !es autres bivalves , dont les bartansferment exactement ; lorsqu Vile est cntr’ou-Vtrte , on apperçoit son manteau , commeJ? r e membrane sort mince divisée dans touteL longueur en deux lobes égaux , qui recou-rent chacun les parois intérieures de chaqueo nant ; leurs bords font légèrement ondésou r -mêlés , & s’ctvndent fur ceux de laC ° D an ; s forcir au dehors.

V txtrc naité supérieure du manteau for-eux trachées en forme de tuyaux char-lome Vm % '

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nus cylindriques , dont la longueur égale lasixième partie de celle de k coquille. Cestuyaux sont a-uffi éloignés du sommet de lacoquille que du milieu de sa circonférence ,& joints ensemble presque jufqu’au milieude leur longueur , par une membrane fri-sée , en forme de crête ; ils font quelquefoisinégaux & quelquefois d'égale grandeur,selon qu il plaît à laminai d’allonger ou degrossir davantage l'un oai’autre. Cependantj’ai remarqué que dans les adultes, le-tuyaupostérieur est le plus grand ; fa longueur sor-paste de moitié fa largeur, & d’un tiers l’au-tre tuyau ; il est couronné à son extrémitépar une membrane sort mince Sc transpa-rente , de l’origine de laquelle sortent envi-ron quarante petits filets cylindriques tron-qués à leur extrémité ; ces filets font unefois plus longs que la membrane , & disposéssor un íeul rang qui régné touc autour d’elleen dehors.

Le tuyau antérieur na pas plus de lon-gueur que de largeur; son extrémité ne portepeint de membrane , elle est feulement cou-ronnée d’environ soixante filets semblables ,dont trente sont alternes plus courts ; tousces filets, tant dans l’un que dans l’autretuyau, font mobiles & jouent selon k volon-té de l’animal, fans doute pour déterminercertains corps à envelopper leur canal avecl’eau qu’ils y font entrer ; le tuyau postérieurrend les excrémens avec l’eau que le tuyauantérieur a pompée.

Le pié de l’animal prend autant de formesdifférentes qn’il plaît à laminai ; mais lorl-qu'il sc rient tranquille , il paroìt ordinaire-ment sous k forme d’un croiíîant, dont lalargeur est presque égale á celle de la co-quille ; l’auimal s’en sort, non pour marcheren rampant, mais pour pouffer en avant soncorps avec fa coquille.

La couleur du corps de k donijsc est blan-châtre ; la frange de fes tuyaux , & l’efpecede crête qui les unit ensemble , sont rou-geâtres.

Mœurs. Ce coquillage est fort communsor toute la cote du Cap-Verd , il se tientenfoncé verticalement dans les fables, ksdeux tuyaux restant toujours au-deísos pourcommuniquer avec l’eau.

Usages. Les Negres en mangent la chaircuite fur les charbons ou lous lc-s cenurcs j

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