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ria plus rien à y ajouter, & faire mention decette déclaration à la fin de I’inventaire.Voyerci-après Compte , Communauté debiens 3 & Inventaire. ( A )
Clorre, en terme de Vannier , c’est pas-ser Tôlier entre lts pés, ôc emplir ainsi toutl’cspace qu’il y a depuis le fond jusqu'aubord d’une piece de vannerie.
CLOS , C Agric .) espace enfermé d’uneclôture , Sc cultivé ; terrein que le proprié-taire est en droit de tenir fermé , lans qu’ilíoít permis à d’autres d’y envoyer, en aucuntemps , pâturer leurs bestiaux. Ce termes’emploie fur- tout par opposition aux terresassujetties au parcours, & que le propriétaireest obligé de laill r ouv; rtes au bétail de lacommunauté , après la premiere récolte sice font des prés, & si ce font des champs,pendant qu’ils font en jachère. Voye ^ Com-munes , Jachères , Parcours.
Dans les pays où les terres font assujettiesau parcours, on fe délivre de cette servitudeSc on obtient le droit de clôture , en payanta la communauté une portion de la valeurdu fonds , quelquefois le sixième denier.Dans le canton de Berne , suivant les dernie-res ordonnances, on paye le vingtième de-nier. Il est surprenant que cette servitude sesoit conservée íilong-temps , parmi des peu-ples qui jouissent d’ailieurs de la plus grandeliberté ; cependant Ton n’est véritablementlibre , par rapport à ses fonds, que lorf-qu’on a fur eux une propriété entiere &exclusive.
Les avantages de la clôture des prés fontsensibles. x°. On ne peut arroser , dans lestemps convenables , les prés iur lesquels onn’a pas ce droit. a°. On ne peut y établirdes prairies artificielles. 3 0 . On ne peut lesouvrir lorsque la nécessité Texigeroit. 4 0 . Onn’y fait pas les améliorations dont ils fontsusceptibles , lorsqu’on n’en doit pas tirertout le profit. 5 0 . Si on avoir seul le droit depâture, on n’y mettroit le bétail qu en tempssec & lorsqu’il ne faudroit pas Tarroser , &011 n’y enverroit que peu de bêtes a la fois.6°. On ne sautoir, fans clôture , planter lesa btes q u i conviendraient au terrein.h La clôture des champs ne seroit pas moinsravorable à Tagricul.ure. i°. La terre ameu-
ie par les premiers labours n’, st plus expo-ee a eue pétrie, foulée ôc durcie par les
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nombreux troupeaux dont on la charge,quelque temps qu’il faste. i°. O11 pourraittirer parti des champs Tannée de repos , eny semant certains grains , des légumes, &c.3 0 . On les améliorerait par la culture alter-native. 4 0 . On labourerait de la façon laplus convenable à la nature du terrein , &Ton ne seroit plus forcé de s’assujettir à l’u-sage , souvent très-déraisonnable. y°. Dansles pays où Ton manque de foin & où Ton abesoin de fumier, on établirait des herbagesartificiels ou des prés naturels, suivant la na-ture du terrein.
La clôture des bois, fur - tout pendantqu’ils font jeunes , est aussi d’une absolue né-cessité : dès qu’on a fait un taillis , ou quela forêt est coupée à net, on ne doit y per-mettre l’entrée au bétail, que lorsque lesj eu ' 1< js plantes sent aíìez hautes 3 pour queles betes ne puissent atteindre & brouter lesjeunes crues ou plier les arbres. Si la coupese fait en jardinant, ôc qu’on sc propose delaisser le terrein en bois , il faut en exclurele bétail qui brouterait infailliblement lesjeunes plantes. D’ailleurs la clôture des boisest le scul moyen d’en prévenir les dépréda-tions , ôc d établir des bois par la transplan-tation.
Enfin les montagnes, que Ton fait pâtu-rer, & où Ton ne semé point, devraient êtrefermées, fans cela la propriété est incom-plète , & le terrein foulé & ravagé ne peutentretenir qu’une moindre quantité de bes-tiaux. Les bois n’y sauraient croître, & leproduit, à tous égards, en est diminué.
Il résulte donc quejes terres qui nc sontpoint fermées, produilent moins, ce qui faitune diminution réelle ôc fort considérablede la richesse nationale. La valeur des fondsest par conséquent diminuée aussi pour lepropriétaire. Le souverain , le seigneur , outous ceux qui tirent les dixmes , les censes,ou le prix des lods &: ventes, perdent par ladiminution de la valeur du fonds ou cellede son produit. Dans les pays où il y a destaxes sor les terres , elles doivent ê.re moin-dres , ou le cultivateur est surchargé , ôc nepeut plus faire les avances nécessaires pourla meilleure culture. En un mot , il n estpersonne qui ne perde, aucun ne ga-gne par cette défense d e clôture. La per-mission achetée pour.certains terrains , de
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