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Tome huitième.
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le former , multiplie trop les haies èc les'clôtures, au lieu qu’une permission ou unordre général tes rendroit moins néces-saires. Il feroit donc de Fintérêt gér.éral clusouverain & des propriétaires , que tous lesdomaines fussint libres & fermés, que leshéritages grands ou petits fussint réunis , ar-rondis & à clos ; & si le souverain parois-soit d’abord faire quelque íacrifice en Faveurdes propriétaires , il en feroit amplementdédommagé par ^augmentation de la va-leur des fonds Sc par celle des productions,.

(S. C.) ,

CLOSERIE, f. 5 (JurJspntd.) en quel-oues provinces , signifie un petit bien de cam-pagne composé d'une maison & autres bâti-mens, & ae quelques terres adjacentes quien dépendent. On appelle ces fortes d'héri-tages c'ojZ-rics , perce qu’ils font. ordinaire-ment clos de foliés.& de haies. Ces cloferiessont quelquefois louées., & fbrment.de pe-tites fermes. (A.)

Ci.os£Ri£ , cn. terme de Vannier , signifiecette eígec.e cf ouvrage q unis font en pleinfur des pés-de lattes., de cerceaux , ou.d'au-tres choies semblables,

GLOSETS , f. m. pi. terme de Pêche : lescíosets ou euhauffets font des. especes de hautsparcs, qui ne diffèrent de ceux donc on don-nera la description à X article Parcs , qu.cnce que la croíìè ou extrémité, recourbée estquarvée , au lieu que celle des.parcs est ar-rondie : ces rets dont la maille a dix-huitlignes en quarté, font tendus fur des fonds,des roches : ces pêcheries 11’ònr fouvent quedix ou douze perches pour les ícrmtr ; ainsielles ne diffèrent presque de celles des hautsparcs, qu'en ce que les closcts font beaucoupplus petits. On ne prend dans les cíosets quele poilïòn qui se maille , puisque le fond enest ouvert , c’est - à - dire que le siiet n'estpoint ensablé, ni le bas du parc fermé dunclayonnage.

CLOTÁIRE II , dixieme roi de France,(H'ijl. ée France.) naquit en J04 , de Cini-peric son prédécesseur , Sc de la. fameuseFredegonde. Ce prince, n avoir que quatremois loríqusil perdit, son per.e , qiii mourutassassiné -. il sot élevé sous lá tutelle de Fredegonde & de Contran , roi de Bourgogne,foin oncle paternel,.. Le commentement desou régné.fut. agité par. une infinité a orages,',

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Childebcrt, roi'd'Austrasie , son cousin afopiroit à le dépouiller , sous prétexte de ven-ger la mort de Sigeberc I, son pere , queFiedegonde avoir fàit assassiner ; il entroitdans ía treizième année lorlqu'il fut aban-donné a lui - même, par la mort de fa mè-re , princesse plus capable que digne de ré-gner r il avoit perdu r plusieurs années au-paravant , Contran, son principal appui.,après cHe. Childebert, son ennemi, avoirtransmis fa haine contre lui à Théodebert II& a Thierri, fes fils , qui lui avoienr suc-cédé , l'im dans íes états d’Auílrasie , l'au-tre dans ceux de Bourgogne : Clotaire n'eíitpu íe soutenir fur !e trône , si ces deux prin-ces , ligués, pour len faire descendre, fus-sent toujours restés unis. Plusieurs batailles-qusil soutint contr'eux., Fàvoient mis à deuxdoigts de íà perte : heureusement pour lui lá.division fe mit entr'eux , Sc ils exnployerent.à. se détruire , les armées qu ils avoient le-vées à deílein d'opérer fa ruine., Théode-. bert, vaincu.par son frere , fut assassiné peude temps après íà défaite, & Thierri n'eu tpas le temps de jouir de íà victoire ; ceprince mourut de dysenterie Fannée d'après,Clotaire fe rendit maître Je toute la monar-chie., mais il abusa cruellement de íà puis-sance -..moins roi que tyran „ il. sit attacherBrunch aut a la queue d'un cheval indomp-té. Telle fut la fin d’uue grincesiè, fi-le,femme & mere d'une infinité dé rois : déquatre en sans que laissoit Thierri, le bar-bare en maslàcra deux , il confina le troi-sième dans un cloître ; le quatrième chex-cha son salut dans l'obscurité, & sè cacha sibien , que l’hisioire n'à pu nous apprendrequelle fut fa destinée.

Clotaire gouverna, avec une extrême foí-bleste ; Sc iì ion fait consister la puissancedans i'autorité, jamais prince n'èn eut moinsque lui ; il fut toujours subordonné, a ses mi-nistres , qui tous tranchèrent du monarque.Ce fut sous son régné que les maires du pa-lais jetèrent les fondemens dé cette énor-me puissance qui tintNcelle des rois a la chaî-ne, & finit pgr Fanéantir. Radòn qui l'étoitd-Ausfrasie,obtint de me pouvoir être destitué;cette inamovibilité s'étendit aux possi{foutsdès grandes charges de 1 état, & dès - lors fetrône chancela fous les légitimes maîtres..

; Clotaire II mourut-en ízS , & fut en°