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quatre livres Sc demie : ces derniers font pluslongs que les autres, parce qu'ils ssomploientpour clouer la latte fur de vieux bois. Ils s’a-chetent à la somme.
Les clous à parquet ont la tête longue asmqu elle puisse entrer dans le bois Sc s'y per-dre. Il n'y a guere que les menuisiers qui ssonfervent.
Les clous ì crochet font ainsi appelles,parce qu au lieu de tête ils ont une pointe deser, qui, ssolevant en angle droit fur le clou,forme un véritable crochet.
Il y a de plusieurs fortes de clous a souliersjles uns qui s achetent à la somme & les au-tres au compte : ceux à la somme pèsentdeux livres & demie, trois livres, trois livres& demie , & quatre livres au millier : lestrois premieres fortes font clous légers, lesautres font clous au poids.
Ceux au compte font encore de deux espè-ces , des clous à souliers à deux têtes, & desclous à souliers à caboche , ou à pointe dediamant ; les uns 8c les autres sont fort ma-tériels 8c par cette raison ne s'achetent pointau poids. Les porteurs de chaises & croche-teurs de Paris font presque les seuls qui ssonfervent à cause qusils travaillent Sc marchentfans cesse fur le pavé.
L s clous a soufflet, font des clous faits com-me des clous à souliers, mais plus longs &avec une tête plus large. On sson sert pour lesgros soufflets des forges, & esost avec cesclous que le cuir s'attache autour des bois.
Les clous à river font encore à p eu prèscomme des clous à souliers, avec cette dif-férence que leur pointe nsost point aiguë,mais auffi grosse au bout qu au dessous de latête. Ce sont les chauderonniers qui sson ser-vent.
Les clous a cheval font des clous qui ser-vent à attacher les fers quson met sous lespies des chevaux pour conserver leur corne,ïl y en a de deux sortes ; les uns ordinaires ,& les autres à glace. La feule différence con-siste dans la tête que les premiers ont presqueplate, & les autres en forme de petite pointede dard, afin que dans les temps de gelée,en s’enfonçant dans la glace, ils rendent lespas des chevaux plus fermes.
Outre les clous de toute sorte que font lesîseoir'rf c° Uners de Paris, ils ont encore lee ° r ger des gourmettes de chevaux,
C L O ZOZ j
des tourets ou gros clous tournés en rond,qui ont une tête arrêtée dans une partie de labranche du mords appellée \z gargouille, quidoivent être mis deux fois au feu, bien Scduement crames ; des anneaux de toutesgrandeurs, des barres, chaînette d’avaloire ,boucles à dojjìeres , boucles de soupente, Scenfin tous les petits ouvrages de fer qusonpeut faire avec le marteau Sc lsonclume ,fans avoir besoin de lime ni étau , Sc quisont à lsosege des selliers, carrossiers, bour-reliers, cossretiers & malletkrs.
Il y a deux sortes de cloutiers , dont lesuns portent simplement le nom de cloutiers,
Sc les autres celui de cloutiers d*épingle. Lacommunauté des premiers est composée au-jourd'hui à Paris de soixante - huit maîtres ;elle est régie par quatre jurés ) dont deux sontélus tous les ans ; savoir , un dsontre les nou-veaux maîtres, 8c un dsontre les anciens.
Les cloutiers dsopingle sont ceux qui fontde petits clous de fer ou de laiton , de diffé-rentes grosseurs Sc longueurs, dont un boutest aiguisé en pointe, & l'autre refoulé ouapplati.
On commence par ejscr le fil de fer, esost-a-dire quson le présente aux espaces circu-laires de Pinstrument appelle esse , pour con-noître son calibre. Cet instrument est ainsiappelle parce qu il est composé dsom fil defer contourné en S sur lui-même , pour for-mer de petits anneaux de différens diamettres. On passe ensuite le fil de fer, pour ledresser , à travers les rangs des pointes del ‘engin ou petite planche fur laquelle sontclouées des pointes en zigzag ; puis on lecoupe Sc on l'affile fur une meule par cin-quantaine de brins. Quand ils sont affilés ,on les met au mordant qui est une elpecedsotau composé de deux morceaux de fer,dont les têtes font acérées. Lorsquson veutque leur tête soit plate , on frappe un oudeux coups de marteau fur le bout qui ex-cede le mordant; si on veut qusolle soit ron-de , on la commence comme si on la vouloirplate, on ne frappe quson coup ; on la finitensuite avec le poinçon à efìamper, qui estune picce dsocier qui sert à’frapper les têtes.
Quand les clous font de laiton, car on enfait dsor , de fer & de cuivre, on les blan-chit en les découvrant, c’ed - à - dire , en leslaissent séjourner quelque temps dans ui;e