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■ditlolution de tartre ou de cendre graveléeâ d’eau commune: on les porte ensuite auvannoir -, où on les agite dans du ion ou dutan, jufquW ce qu’ils soient secs &plus jaunes.
Quand on veut iesétamer, on fait fondrede l’ctain fin avec du sel ammoniac qu’onmet dans un vaisseau plus étroit à chacunde fies deux bouts qu’au milieu, 8c où on lesagite jusqu’à ce qu’ils soient devenus suffi-samment blancs.
Les meilleurs ouvriers font par jour juí-qu’à dix ou douze mille de ces petits clousdont ies layetiers, les sculpteurs, les gamiersse servent ordinairement.
Dans leurs statuts, ils prennent la qualitéde maîtres cloutiers, larmiers, étameurs 8cmarchands ferronniers.
Chaque maître ne peut avoir que deuxapprentis qui doivent faire cinq ans d’ap-prendssage , & ensuite servir les maîtres deuxautres années, pour avoir droit à la maîtrise.
Les apprentis de province, ainsi que ceuxde Paris, font tenus au chef-d’œuvre , ex-cepté les fils de maîtres. Quant aux statutsdes cloutiers d’épingle , voye^EriNGUER.
§ Une observation elsentielle à faire■pour les personnes qui emploient les clous,c’est qu’avant d’en acheter de grostes par-ties , il faut les essayer ; car on en fait demétal , si aigre ou castant , que fur centclous qu’on emploie , il s’en casier a peut-être plus d’un quart ; 8c quoique la pertene soit pas considérable, rien ne chagrineplus un ouvrier qui perd son temps &une partie de la marchandise. Cet ou-vrier a calculé , par exemple , que dansune garniture qu’il frit, il lui faut milleclous , & qu’il doit rester une heure pourles employer ; il fait son marché suivant ce-la , mais il se trouve trompé , 11 les clousne sont pas bons ; car il mettra un quart detemps de plus , 8c emploiera un quart plusde marchandise, outre que son ouvrage de-viendra défectueux, parce que les pointesde clous qui se sont cassés, ne lui permet-tront plus de les placer dans des endroitsnéceflaires ; cela découragera l’ouvrier avecraison. Ce détail n’est point inutile , parceque si c’est un homme de métier que lise ce.paragraphe, il espérera que les marchandsqui font ce commerce de clouterie en gros,profiteront de l’avis qu’on leur donne ici,
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qu’ils essayeront les clous avant que d’enconclure les marchés, 8c qu’ils observerontqu’ils soient faits d’une matière capable desoutenir le coup de marteau. Si l’on se don-ne ces soins pendant quelque temps, &qu’onrebute tous ceux qui ne feront pas eL bon-ne qualité , les fondeurs de ces clous se con-formeront néceflairement aux réglés requi-ses peur faire de bonne manchandise , euemployant de bonne matière , qui ait uncorps suffisant , pour les usages auxquels elleest destinée. Cette matière doit être com-posée de cent livres de laiton très-doux , 8cde trois livres d’étain ou environ suivant laprudence de l’ouvrier, le tout fondu & mou-lé proprement 8c sans íoustute. Pour les évi-ter , & pour que les fondeurs aient foin debien sécher leurs châssis , avant que d’ycouler la matière fondue , il fàut qu’ils ob-servent encore d’y laisser des évents conve-nables , 8c que la matière soit fondue liqui-de comme de l’eau. On voie qu’au moyende quelque iégere attention , on peut le met-tre à l’abri de tant de fripponneries qui secommettent journellement dans ce genre decommerce.
Il en est de même de toutes les autresqualités de clous ; ainsi un marchand quifait le commerce de ceux de fer , doit exa-miner soigneusement la qualité du fer , aveclequel ils font fabriqués, qui doit être fi-breux , & par une fuite nécessaire doux &très-flexible. En castant quelques clous onconnoît si les fers avec lesquels ils ont étéfaits font de la qualité qu’ils doivent être.S’il paroît à la cassure de ces clous des grains8c des lames, le fer a été mauvais, & lesclous le seront par conséquent, 8c rrès-fra-giles ; íì au contraire on a de la peine à lescasser, 8c qu’il paroisse sur leur calibre ungrain fibreux , pareil à ce'ui qu’auroit unmorceau de bois qu on auroit casié en leforçant des deux mains, cet indice démon-trera la bonté du fer 8c celle des clous.
Les inconvéniens qui résultent de rem-ploi de cette mauvaise marchandise sont in-nombrables ; on ir’a qu’à réfléchir fur lesdifférais usages auxquels elle est employée,& à l’importance des travaux qu’on ne peucperfectionner fins le secours des clous , pourconvenir de la vérité de ce qu’on vient dedire. (•+•)
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