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très-difïìdlement former la tête des clous aumarteau. Voye^l’article Clou.
CLOVIS -le- Grand , cinquième roi deFrance , ( Hijloire de France. ) naquit versl’an 468 de Chílderic son prédécesseur , &de la reine de Thuringe qui , n’ayant puvaincre sa passion, avoir quitté le roi Bazinson mari, & étoit venue trouver ce princeen France. Si Ton en croit Fredegaire, Chil-deric eut un songe qui présageoit la gran-deur de ce fils,, Le les malheurs de fa pos-térité. Les cinq prtmieres annees du régnéde Clovis furent employées à des exercicesconformes à ion inclination : il fomentoitle courage de ses soldats , les accoummoit àla fatigue, & s’y endurcissent lui-même : ildonnoit fréquemment des jeux publics : &côtoient des courses de chevaux, des com-bats dlìomme à homme, & contre des bê-tes féroces : rl leur montroit lans cesse lima-ge de la guerre, à laquelle il avoir consa-cré ion rogne. S~s états étoient trop bornéspour un cœur aussi ambitieux que le sien :il ne vouloit souffrir dans les Gaules aucunepuisiance rivale de la sienne , & il aspi-rent à en chasser , ou à assujettir les Ro-mains , los Viíìgoths & les Bourguignons,qui en partagooitnt l’empire avec lui. Sespremiers regards se tourntrent vers les Ro-mains ; foie que fa fierté fût flattée de íé me-surer avec ks anciens rois du monde , soitque sa politique fût intéressée à les challer ,plein de confiance dans ses talons , dans lavaleur & Fintrépidité de son armée , il en-voya sommer Sir.grius, lieutenant de f em-pire romain dans les Gaules, de convenirdu jour & du lieu d’une bataille. Les Fran-çois furent lcng-temps fideles à cet usage ,qu’ds apportèrent de la Germanie , qui futse berceau de leur nation t ils dédaignoienttoutes les ruses de guerre , & n eíhmoientque les victoires où la valeur avoir présidé.Vainqueur de Siagrius' qui accepta le défi ,C ovis poursuivit ce général ; & n ayant puFat elndre , il envoya des ambassadeurs àToulouse, sommer Alaric, roi des Visigoths,auprès de qu. il s’étoit réfugié , de le lui Ii-vr< r , & lui déclarer la guerre en cas de re-fus. Alaric ne voulant point s’exposer à sonressentiment, lui envoya le général vaincu,malgré los droits de l'hoípitalité qui ren-dormit fa períbmie sacrée, Siagrius avoitpour
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père cc Gilon qui avoit occupé le trône dsFrance pendant F exil de Chilperic ; Clovislui fit trancher la tête , & Fimmola ainsi àfa sûreté 8c à son ressentiment. Cependantce qui prouve que cette rigueur étoit autantdans fa politique que dans son humeur, ccfut sa clémence envers les Gaulois & les Ro-mains qui avoient obéi à Siagrius : il leurlaissa à tous leur religion, leur pays, leurscoutumes, leurs loix , & ne voulut d’autreprix de fi victoire, que ia gloire de leuxcommander. Cette douceur affectée atta-cha ces peuples à fa domination : & il n'eutpas besoin d’une autre magie pour les main-tenir fous fa puisiance. Les Romains avoienttrop d’embarras en Italie pour songer à re-conquérir ce qu’ils avoient perdu dans lesGaules. L’entiere soumission du Soiflonnois,fruit de la victoire des François fur Siagrius,sot suivie de la guerre de Thuringe : une in-vasion , vraie ou supposée, sur les terres de»Francs au-delà du Rhin , en sot la cause oule prétexte. Clovis accusent les Thuringiensd’avoir exercé fur ses sujets les plus mons-trueuses cruautés : ses armes surent secondéespar le plus heureux succès ; tout sot mis àfeu 8c à sang dans la Thuringe , & ce royau-me alloir être réduit en province sujette ,lorsque l’illustre Théodoric , roi des Ostro-goths en Italie, désarma Clovis , & l’enga-gea à se contenter d’un tribut annuct. Unepaix oie plusieurs années succéda à ce traité;les premiers mois furent consacrés aux nocesde Clovis avec Clotilde.. Cette princesse,niece de Gondcbaut , roi de Bourgogne,jouifloit d’une réputation, qui séduisit le mo-narque François : Clotilde étoit belle , spiri-tuelle , 8c joignoit à ces heureuses qualitéstoutes les grâces & toutes les vertus de fousexe. Il est cependant à croire que se méritede Clotilde , tout grand qu’il étoit , ne sotpasl’unique motif qui déterminactov/jà cettealliance : & ce n’est pas trop présumer de la,politique de ce conquérant, que de penser'qu’il regarda ce mariage comme un titre quiFanrorisoit à dépouiller Gondebaút du royau-me'de Bourgogne. Clidperic , pere de Clo-tilde, avoit péri par Ford te de Gondebaút,& sa qualité de gendre sembloit exiger qv’iisût son vengeur. La nouvelle épouse avoit:été élevée dans le sein de la religion : ellemultiplia ses efforts pour déterminer Clovis-