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bresis, Sigebert dans Cologne ; Riguiomer,dans le Mans ; Cararic, dans une partie dela Flandre : plusieurs autres parens de Clovispoíl'édoient, en pleine souveraineté, d’au-tres états moins considérables. Clovis avoirvécu jusqu alors dans la plus grande intimitéavec tous ces princes ; il en avoir tiré depuiíîans secours ; la résolution fut formée deles sacrifier à la grandeur de ses fils. Il en-gagea le fils de Sigebert à Paffaíliner, sc lefit assassiner lui-même lorsqu’il eut consom-mé cet horrible parricide. Devenu maître ,par trahison , de la personne de Cararic , ilf obligea de se faire prêtre lui & son fils,& les fit auíTì-tòt massacrer , sor le soup-çon qu ils méditoient une vengeance. Il en-tra ensuite dans le royaume de Cambrai,où Regnacaire lui fut livré, pies sc poingsliés, par des traîtres qu’il avoit corrompus.“ As-tu fait ce tort à ta race , dit-il en apos-trophant ce prince , de te laisser ainsi liercomme un esclave, sc ne devois-tu pas pré-venir cette honte par une mort honorable -- ;Il n’avoit pas fini ces mots qu’il lui ouvritle crâne d’un coup de hache. "Et toi, ajou-ta-t-il en se tournant vers Riquier, frere dece prince , si tu avois défendu ton frere onne l’auroit pas lié de cette forte » Il lui fen-dit également la tète. Riguiomer sc tous lesautres qui avoient quelques prétentions autitre de roi, périrent par ces lâches moyens.Voilà quelles furent les principales actionsde Clovis , premier roi chrétien : la religions'honoreroit plus d’avoir fait fa conquête s’ils e sot montré moins féroce Sc moins bar-bare, & l’on auroit plus de foi aux mira-cles dont les historiens ont cru devoir em-bellir son histoire. On a demandé la raisonpourquoi ce prince commit plus de crimesa près fa conversion qu auparavant ? Si Ionfait attention qu ils étoient moins un effet deson caractère que de fa poli-ique, on pour-rir croire que cette raison vient de ce qu’il^ avoir point'encore les mêmes motifs. Pcut-etre cependant la religion mal entendue yeut-dle quelque part : le christianisme an-n °nce un dieu qui punit ; mais un dieu quiPardonne. Un lèul mot d’un de ses ministressuffit pour effacer les souillures de la vier P us longue sc la plus criminelle, maiseu t.ment a yeux q u j ( ont touchés d’un sin-e re P CUCu - ^idolâtrie n’otììoit pas cette
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consolation s un païen pouvoit trembler danssa vieillesse, dans la crainte d’être puni pourdes crimes commis dans son enfance. Clovismourut Pan ; 11, âgé de quarante-cinq ans,dont il avoit régné trente : il laissoit six en-fans , deux de fa premiere femme, Thierri,qui fut roi d’Austrasie ; &c Theudichilde quifut mariée au roi de Vosnes , nation saxon-ne, qui subsistoit alors sc qui ne subsisteplus. De ceux que lui donna Clotilde, faseconde femme , quatre lui survécurent ,Clodomir , Childebert, Clotaire Sc Clotil-de. Son corps fut porté dans la nouvelleéglise qu J il avoir sait bâtir pour accomplirle vœu qu il fit en panant pour la guerrecontre les Visigoths. On lui doit plusieursfondations pieuses : il les fit pour diminuerPhorreur que k postérité pouvoit concevoirde ses crimes. (M—y J
Clovis II, douzième roi de France , filssc successeur de Dagobert I. Voye^ Sige-bert II. (Hi(ì. dc France.)
Clovis III , seizieme roi de France,fils sc successeur de Thierri II : occupa letrône depuis Pan 691 jusqu’en 695 , qui sot1 epoque de sa mort. Pépin ne Py plaça queparce qu’il voyoit encore dn danger à s fplacer lui - même ; mais il ne soi laissa quel’ombre de la royauté , dont il se réservatoutes les prérogatives. Il lui étoit d’autancplus facile de fe revêtir de ses dépouilles,que le jeune monarque n’éroit point en étatde les défendre : il avoit dix à onze anslorsqifil parvint au trône , & quatorze àquinze lorsqifil mourut. Voye £ Pépin (His-toire de France.) (M. — Y.)
CLOUSEAUX, f. m. pi. CJurifprud.fdont il est parlé dans la coutume d’Orîéans ,article 14$, sont les jardins sc enclos quifont proche & autour de chaque bourgadeou hameau. Voye ^ Içs auteurs des additionsaux notes de Fournier fur cette coutume , art .145. (A)
CLOUTERIE , f. f. (Comm. Arts mkk)& Gramm.) Ce terme a plusieurs acceptions :il so dit i°. du négoce des clous ; z°. du lieuoù on en fabrique ; 3 0 . d’un assortiment detoutes sortes de clous.
* CLOUTIER. f. f. Voyci Clou.
* CLOURA , f. m. (H>st. ™t. Ornithol .& 'Pêche.) oiseau connu sor k récit des voya-geurs , c*est-à-fìhe mal connu, Il fe trou 1 , e 3