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Tome huitième.
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pour le perdre , & il eût réulïì dans ce pro- Trívíere ; c*étoit une biche envoyée par le cieljet fans Théodoric qui ne vouloir pas savoir pour leur indiquer un gué : l'air paroiílòitpour voisin. La íbumistîon des villes Armo- j enflamme du côté de f église de Saint-Hi-riques , c’est-à-dire, de la Bretagne, suivit : laire de Poitiers ; c etoit une marque de lal'expédition de Bourgogne : il ne fut plus protection du saint qui avoit conjuré la ruinepermis aux Bretons d’avoir des rois pour . des Visigoths, parce qu ils étoient Ariens.Ce-les gouverner , mais seulement des ducs ; pendant Clovis avançoit toujours, précédé parainsi tous les peuples établis dans les Gau- j le bruit de ces miracles qui probablement neles , étoient ou lûjets , ou tributaires de j Rirent pas les seuls. Alaric ne fe diísimuloitnotre monarchie. Les Visigoths seuls avoient j point son infériorité devant des troupes con-conservé leur indépendance. Alaric ayant tinuellement exercées & aguerries par une

jugé à propos de priver un eveque de ionsiège , Clovis affecta un saint zele , & fei-gnit de croire qu’il ne pouvoit se dispen-ser de prendre la défense de l’évéque dépos-

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infinité de combats & de victoires. Il eûtbien voulu tirer la guerre en longueur : il fai-soit une retraite vers 1‘Auvergne ; mais ayantété forcé de s’arréter dans les plaines de Vouil-

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sédé. Alaric craignoit d entrer en lice avec lé , ion armée fut taillée en pieces, & lui-

ce monarque : les sujets abâtardis par lecalme d’une longue, paix , n’étoient pas en

même périt de la main de Clovis y après avoirfait la plus belle défense. La soumission de

état de se mesurer avec les François : il eut ; ^Albigeois , du Rouergue, du Querci, derecours à la négociation ; mais il éprouva l’Auvergne , du Poitou , de la Saintonge &c

qu’un prince armé par la politique , est im-placable. Clovis l’accusa d’avoir voulu l’as-laísiner : il étoit bien plus capable de luisupposer ce crime qu Alaric ne l’étoit de lecommettre. Rien ne put calmer l’indigna-tion feinte ou véritable du monarque Fran-çois. Théodoric , qui regnoit avec tant degloire en Italie , & dont le roi des Visigothsavoit épousé la fille , lui écrivit les lettresles plus pressantes , qui toutes furent infruc-tueuses. Les François en partant pour cetteexpédition , firent un vœu qui étoit ordi-naire aux Lattes, Pune des principales ti-ges de leur nation ; c’étoit de ne fe couperles cheveux &c la barbe que fur les dépouil-les sanglantes des Visigoths. Clovis qui ne lass-foit échapper aucune occasion de fe rendre

du Bourdelois, fut le fruit de cette victoire ;il ne resta plus aux Visigoths de leur domi-nation , en deçà des Pyrénées que la ville& le territoire de Narbonne , où ils pro-clamèrent Gesalic , fils du feu roi. Clovisdans tout le cours de son régné, qui ne futqu’un enchaînement de guerres, n’éprouvaqu’une feule défaite ; & ce fut Ibba , géné-ral de Théodoric , qui eut la gloire de lalui faire essuyer.

Clovis reçut à Tours des ambassadeurs dePempereur d’Orient : ils venoient le félici-ter de la part de leur maître , fur la gloirede son régné, Anastase lui envoyoit les or-nemens de patrice , & des lettres qui l’invi-toient à en prendre le titre ; on lui donnadès-lorsles noms pompeux de consul 8c dés-

agréable aux orthodoxes, fit vœu de bâtir j gustc. Lest ainsi que les empereurs, tropune église dans Paris : fous Provocation de j foibles pour dominer dans les Gaules , ncS. Pierre & de S. Paul. On publia les plus j négligeoient rien pour y conserver un resteexpresses défenses de commettre aucunes j de respect pour leur dignité, en y faisantviolercultede la

guerre ; Clovis tua de sa propre main un sol- Jusqu’ici Clovis a figuré en prince auqueldat pour avoir pris un peu de foin fur ter- on ne peut reprocher qu’un excès d’ambi-

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re ennemie. Les orthodoxes intérestes auxprospérités de ses armes, érigèrent en mi-racle tous lesévénemensde certe campagne :une biche , fans doute effrayee par le bruitde la multitude , traverse la Vienne a l ins-tant que l'armée se préparoit a palier cette

tion. Maintenant il va paroître en allié bar-bare & sans foi, en parent dénaturé. LesFrançois étoient encore divisés en piufieurstribus : Clovis étoit bien le général comman-de route la nation ; mais il n étoit pas Pu-nique roi, Regnacaire régnoit dans le Cant-