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du pape Anaclet (a). Cependant le P. Tho-malïm ajoute qui les coadjutorcries fontodieuíês, en ce que c’est une maniéré indi-recte pour transmettre les bénéfices commepar voie de fuccellìon.
En France le roi donne quelquefois uncoadjuteur aux archevêques , évêques &abbés , lorsque le grand âge du bénéficierou ses infirmités , son absence ou quel-qu’autre cause légitime , le demandent , Scque c’est pour le bien de l’église.
Le pape donne des bulles qui portentordinairement la clause cum sutura succes-floue : cest-à-dire provision & collation dubénéfice par expectative ; tellement qu’aprèsle décès du titulaire , le coadjuteur n’a pasbesoin d’autre titre pour succéder au bénéfice.
Mais on ne peut nommer de coadjuteuravec droit de succéder, que pour les évêchésSc abbayes ; & pour donner un coadjuteur àun évêque , il faut que celui-ci y consente.
Les coadjuteurs des évêques doivent êtreeux-mêmes évêques : on les nomme ordinai-rement évêques in partibus infidelium , afinqu’ils puifient faire les fonctions épiscopalesà la décharge de celui dont ils íont coadju-teurs ; car le coadjuteur a les mêmes préro-gatives que l’évêque auquel il est adjoint.
Celui qui est nommé coadjuteur d’un ar-chevêque , a rang au-dessus de tous lesévêques dans les assemblées du clergé.
Le concile de Trente ,sejs. 21 , chap. vj,veut qu’on donne aux curés ignorans descoadjuteurs ou des vicaires pour faire leursfonctions.
L’usage de coadjuteurs est aboli en Francepour les canonicats Sc prébendes , prieurés*,cures, Sc chapelles. On l’avoit toléré quel-que temps dans les évêchés de Metz, Toul&Verdun ; mais par arrêt du x; février 1641,rapporté au journal des audiences , on a jugéqu’il ne devoir point avoir lieu. Voye ^ le tr.des mat. bénéjic. de Fuet, pp. 59 , 61 , 140,1 f4 , 225 , 278,524 & 525 , & lajurispr.canoniq. au mot coadjuteur. (A)
Coadjuteur , est aussi le nom qu’ondonnoità certains religieux parmi les jésuites.
Foyer JÉSUITES. (G)
COADJUTORERIE, f. f. place ou
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dignité d’un coadjuteur. On dit que N a éténommé à la coadjutorerie de tel ou tel évêché .La coadjutorerie par elle-même n’est pourtantpas un titre réel, mais une expectative pouren obtenir un après la mort du titulaire. Voy.Coadjuteur. ( G )
COADJUTRICE , sub. f. ( Hist. ecclésJurisprud.) est une religieuse nommée par leroi pour aider à une abbesse à faire ses fonc-tions , avec droit de lui succéder. Voye[ cequicjl dit au mot Coadjuteur. (A)
CO AGIS , s. m. ( Cotnm.) on appelle ainsiau Levant celui qui fait le commerce parcommission pour le compte d’un autre. Pres-que toutes les nations commerçantes de l’Eu-rope ont des coagis aux échelles du Levant.Voy. les dictionnaires de Trévoux & du comm.
COAGULATION, f. f. (Physique &Chymie. ) Le mot de coagulation pris dansíbn sens le plus étendu , exprime tout chan-gement arrivé à un liquide composé, parlequel ou la mastè entiere de ce liquide , ou.seulement quelques-unes de ses parties fontconverties en un corps plus ou moins dense.
Ce changement s'opere dans ces liquidespar un grand nombre de causes différentes ,qui constituent tout autant d’efpece de coa-gulations <ya\ ont la plupart des noms particu-liers , Sc qu’on ne désigne même presquejamais par le nom générique de coagulation ,quia été borné par l’usage à quelques especesparticulières.
Les coagulations de la premiere espece, ouimproprement dites, font la congellationou condensation par le refroidissement, laconcentration ou rapprochement par lemoyen de l’évaporation , la précipitation, lacrystallisation. Voy. Congellation , Eva-poration , Précipitation , ù Crys-tallisation.
Les coagulations de la seconde espece \celles pour lesquelles cette dénomination estconsacrée , sont premièrement la coagulationspontanée du lait, du sang , de certains sucsvégétaux, pair exemple celui de la bourracheSc du cochléaria , &c. i°. celle du blancd’œuf Sc des autres lymphes animales, parun degré de chaleur répondant au cent cin-quante-sixième du thermomètre de Fahren-
! (a) Ce qu’on dit ici fur S. Lin est douteux , St fur S. Évariste encore plus , puisqu’il n’y a point eude S. Anaclet pape. S. Evariste succéda à S. Clément. Anaclet est le même que Clet, prédéceíleur dc8. Clément. Voye\ PaïEBROCH, PEARSON , COUTANT.