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Tome huitième.
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C N I

* CNAGIA, ( MythJ surnom de Diane,ainsi appellée de Cnagéus, qui, conduit àPhidna par Castor & Pollux , séduisit laprêtresse de Diane, &c Penleva avec la statuede la déesse.

* CNAZON , (Hijf. anc.) aiguille dontles femmes romaines se fer voient pour arran-ger leurs cheveux : elle s'appcllok aussi dis-cerniculum.

*CNEPH ou CNUPHIS, (MythJ l’Êtresuprême chez les Egyptiens ; on le repréfen-toit avec un sceptre à la main, marque de sasouveraine te , la tête couverte de plumes,signe de fa spiritualité, 5c un œuf à la bou-che , symbole du monde créé par sa parole ;on ajoutoit quelquefois à ces caractères leserpent qui se mord la queue , symbole del’éternité.

* CNEUS , ( Hijì. anc. ) surnom que lesRomains donnoient à ceux qui naiffoientavec quelques taches remarquables.

CNEZOW , ( Géog, mod. ) ville de Po-logne dans le palatinat de Chelm.

CNICUS , f. m. ( Hjì. nat. bot.) genre deplante dont les fleurs font des bouquets àfleurons découpés , portés chacun fur unembryon, & soutenus par un calice écailleux,& entourés de grandes feuilles qui formentune espece de chapiteau. Lorsque la fleur estpassée , les embryons deviennent des íe-mences garnies d'aigrettes. Tournefort, inji.rei hcrh. Voyc{ Plante. (I)

CNIDE , ( Géog. anc. & mod. ) ville an-cienne de la Carie, dans la DoriJe. Ce if estplus qu’un misérable bourg.

CNIDIENNE , adj. (Myth.) surnom deVénus , ainsi a’ppellée de la dévotion parti-cuiiere que les hab-tans de Cnide avoient enelle.

CNISME , ( MuJljue. ) danse & air dedanse qu on exécutoit sur la flûte.

C 0

Co, CO A, COOS ou COS, ( Géog. anc& mod.) ìfle de l’Archipel, vers la cote deR Carie : elle est célébré par la na (lanced Hippocrate , d’Apelle , & de Pamphile ,qui lu premiere dévida la (oie. Les Turcs1 appellent autour d'’hui Stanco ou Stankon.

la connoit aussi fous le nom de lango.i . Presque vis-à-vis el'Halycarnasse, près

de Cnide île de l-flle Palmosa.

C O A Z!7

COA , s. m. ( Hijì. nat. íot. ) genre deplante dont le nom a été dérivé du surnomcous , qui a été donné à Hippocrate parc.equ il étoit né dans Piste de Coo. La fleur desplantes de ce genre est monopétale , campa-niforme , globuleuse. Le pistil s’éleve dufond d’un calice découpé , & est attachécomme un clou à la partie postérieure de lafleur : ce pistil devient dans la fuite un fruitcomposé de trois capsules membraneuses Scappîaties ; ces capsules font divisées en deuxloges , dònt chacune renferme une semencelongue & aîlée. Plumier , nov. plant. Amer,gen . Voye ^ Plante. ( I )

Coa , ( Géog. mod. ) riviere du royaumede Portugal, dans la province de Tras-los-Montes.

* CO ACTIF , adj. ( Théol. & Jurifpr.) quipeut légitimement contraindre & se faireobéir par la force. Les souverains ont seuls lepouvoir coaclìf: il y a cette différence entreles loix de Pégliíe & les loix de (Pétât, quecelles de Féglise , en qualité simple de loixde l’éghse , n ont que force directive : au lieuque les loix de Pétat ont par elles-mêmesforce coaBtvc. Les loix de féglise n’ont forcecoaclive , que quand elles sont devenues loixde sérac.

* COACTION , f. f. (Théol.) action furla volonté , qui en òtè ou diminue le libreexercice ; d’où il s'enfuit que la coaclion , sielle avoir lieu , excuseroit entièrement ou ènperde la créature du crime, & lui ôteroitle mérite de la bonne action : car le mériteSc le démérite diminuent & disparoiílentaussi-tôt que la nécessité de vouloir ou dene pas vouloir commence. Voy. Liberté ,Grâce.

COADJUTEUR , f. m. ( Hist. eccléf. &Jurifpr. ) est celui qui est adjoint à un prélat,ou autre bénéficier ou officier ecclésiastique,pour lui aider à faire les fonctions.

Les coadjuteurs font ordinairement dési-gnés successeurs de ceux auxqutls on lesadjoint.

Le P. Thomassin en fa discipline de l’é-glise , part. II, liv. II , ch. xxij & xxij ,dit que les coadjutoreries étoient en usagedès les premiers siécles de féglise. On trouveen effet que dès fan s s, Ô. Lin fut fait coadju~<teur de S. Pierre, ôc qu eu y>í Evariste ie fut