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Tome huitième.
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£uîpe de coloquinte pulvérisée, trois git)$ «nicrupule ; fcammonée pulvérisée, deux gros& demi ; stœchas, turbith choisi, de cha-que cinq gros. On pulvérisera ensemble lestœchas Sc le turbith, & on fera du tout uneniaise de pilules félon les réglés de sart, avecune suffisante quantité de sirop de stœchas.La dose de ces pilules est jufqu’à deux scru-pules &c même un gros.

Pilules cochées mineures. 'ds. aloès succo-trm , fcammonée choisie, pulpe de colo-quinte-, de chaque, partie égale ; huile eílen-*" l! ' oe girofle, f q, nd aromatisant!, faites

tic lie

du tout une malle de pilules avec f. q. desirop de nerprun. La dose de ces pilules estdepuis six grains jusqu à un scrupule.

Lts pilules cochées , tant majeures que mi-neures , font des hydragogues très - violensfort pm employés par nos médecins , maisdont les Angloís & ies Allemands font unusage assez fréquent, (b 1

COCHE 1 M , (Géog. moi.) petite villed'Allemagne dans Rélectorat de Treves, furla Moselle. Long-, 14, 4 y ; [at. 50, r z.

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le nom de chauckevieille ; d’autres, commeGalien , lui conservent la dénomination dfé-pilepfie nocturne , d’asthme nocturne , Scc.

C’est un genre de maladie périodique pen-dant la nuit, ou qui attaque en dormant ;ses symptômes principaux font une forteanhélation , accompagnée de Riníomnied’un certain corps qui comprime la poitrine.

Cette maladie attaque sur-tout ceux quidorment à la renverse ; elle se manifeste parune respiration plaintive , tremblante, dou-teuse ; le malade est aussitôt éveillé, lesom-,meil & la maladie sevanouiísenr alors.

L’ame, dit Hippocrate, veille & fait tou-tes les fonctions du corps, pendant quel’homme dort : le cochcmar en fournit lapreuve. Car, de même que l'ame avertiequand on dort, de Racrimonie de la semen-ce qui est dans les vésicules , examinant cettesensation , elle l'unic à celles qui ont de 1 af-finité avec elle, ou qui font accoutumées àI accompagner , & en conséquence désirantd’assouvir sa cupidité, elle met en érectionla verge & termine l'acte vénérien ; ainsi dèï

COCHEMAR , (Médj est un sentiment ; qu’il y a quelque obstacle dans les organesde pesanteur sur la poitrine , qu on éprouve de la respiration qui lui fait résistance, l'ima-en dormant, & qui fatigue autant que pour- f gination erre aisément, & elle volt à cettetoit le faire un grand fardeau, Sc allarme j sensation Ridée , soit d’un démon qui saute,encore plus par Ridée des fantômes Sc au- ‘ d’un chat ou d un chien qui presse k po i_tres chimères qui Raccompagnent ordinaire- j trine, ou d une vieillemal-faifante quiétran-ment ; mais cette oppression Sc ces frayeurs ' gle , d’ou il arrive que celui qui rêve étantse dissipent par le réveil, si ce n est quelles tourmenté parla crainte , s’agite , sue, &laissent quelquefois la palpitation du cœur se plaint autant qu’un sommeil profond le& beaucoup de lassitude. • lui permet. Quand le sommeil est interrom-

11 tire son nom du grec vm , Sc de pu , celui qui est attaqué de cochemar recon-

fupra infilio , je saute deflus : parce que celuiqui en est attaqué , s’imagine qu il a un ani-ma) fur la poitrine.

Themison lui a donné le nom de pinga-lion , à cause de la suffocation qui Raccom-pagne ; il Ra aussi appellé pnigamon K c’est 17 -P'bole d’Aurelianus ; c’est comme si l’on di-soit jeté dessus. En effet, on trouve des per-sonnes qui rêvent qu’un poids qu’ils ont fur®uxles suffoque. Dioscoridc Rappelle miyftst,ìftíxx-n) ; Pline , ludibria fanni : car lesIfotsiains accordoient aux faunes, ce queceux de notre pays donnent aux esprits mal-jaisans qui errent pendant la nuit, comme* es anciens ont fait aux démons, aux incu-bes & aux succubes. On appelle encore cette*ukdre incube Sc succube ; à Lyon elle porte f

noît son erreur & ne tarde pas à se rétablir.

Dans ce cas, Robstacle qui s’oppoíe aumouvement de la poitrine , détermine lesommeil ; mais il est certain qu’un sommeilanticipé détermine quelquefois la suffoca-tion ; & je me souviens d’avoirrêvé plusieursfois étant jeune , qu’un chat montoit dansmon lit, Sc que je ne me semois suffoquéque lorsque je m’imaginois que le chat mon-tait de mes piés vers ma poitrine. C’étoit lesonge qui déterminoit la suffocation, & nonla suffocation qui déterminoit le songecomme on le croit vulgairement. Après certeobservation , il suit que Rimagination , sansaucun vice corporel dans la poitrine, suffitpour occasionner une dyspnée très-considé-rable avec sievre, sueur, angpuie beaucoup

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