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c’cst-à-dire lorsqu il est prêt à donner fesfleurs, environ seize livres; hachez-le menuQí le mettez dans un alembic de verre, ver-sant dessus une livre d’csprit-de vin rectifié;fermez exactement lacuçurbke,& laissez di-gérer pendant deux jours , après lesquels, distillez au bain-marie selon sart.
Eau de cochléaria. ^ du cochléaria lors-qu’il est prêt à donner ses fleurs ; hachez - le6c le mettez dans une cucurbite d’etain, àlaquelle vous adapterez son chapiteau, quifera aussi d’étain, 6c vous distillerez au bain-marie jufqu’à ce qu’il ne passe plus rien; parce moyen vous aurez une eau chargée desesprit alkali volatil de la plante, qu J on peutaussi appesser s esprit volatil de cochléaria.
Toutes ces préparations font des anti-scor-butiqueséprouvés; il faut feulement observerque le suc de cochléaria &c sa conserve ren-ferment toute la vertu de la plante ; que sex-trait au contraire n en contient que les par-ties fixes & sesprit, & seau distillée des par-ties volatiles ; & qu’ainsi une bonne façond'animer sextrait, c’est de le donner avec, sesprit ou seau distillée; çar sans cette addi-tion sextrait de cochléaria ne paroi t posséderque les vertus communes à tous les extraitsnitreux, Au reste il paroît fort inutile, quandon veut employer toutes les parties salutairesdu cochléaria , d’avoir recours à ces prépara-tions officinales ; son suc que son peur tou-jours préparer très-commodément, commenous savons observé, remplit toujours mieuxles vues du médecin.
Il s’est trouvé quelques scorbutiques dontle palais a pu résister àlacreté du cochléaria,6c qui íè font fort bien trouvés de le mangerfans aucune préparation ; 6c peut-être seroit-ee là la meilleure façon de le donner, sur-tout dans le scorbut confirmé.
G’est presque uniquement au scorbut deterre Sc aux différentes maladies scorbuti-ques de cette classe, que l’usage de tous lesremedes tirés du cochléaria est consacré :cette plante tient le premier rang parmi lesremedes ami-foorbutiques. Voye^ Scorbut.
On faifoit autrefois assez communémentdes bouillons and - scorbutiques , dans lapréparation desqueis on exposoit à l’ébulli-tion le cochléaria & les autres plantes alka-jines ; mais on s’est enfin accoutumé a re-garder les parties mobiles de çes plantes qui
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se diffipoient pendant la décoction, comme.les plus efficaces, & à cherchera les retenir :c'est dans cette vue que l’on prépare au-jourd'hui ces fortes de bouillons au bain-marie dans des vaisseaux bien fermés, SCmême qu’on préféré d’ajouter à la décoctionde la viande Sc des plantes purement excrac-nves, lorfqu’elle est presque refroidie, le focdu cochléaria ou des autres plantes alkalines.
Le suc Sc sesprit de cochléaria , mais sur-tout le dernier, sont fort usités extérieure-ment dans le traitement des ulcérés scorbuti-ques, dans les gonflemens sanguinolens desgencives , dans leur inflammation , leurexulcération, lorsque les dents tremblent,&c, On lave aussi les taches de scorbut avecle suc ou avec sesprit de cette plante : onpeur appliquer dessus la plante pilée avecun égal succès.
C’est une pratique fort utile contre le re-lâchement Sc la pâleur des gencives , quecelle de les frotter fréquemment avec desfeuilles fraîches de cochléaria.
Stahl recommande, dans íà matière mé-dicale , le cochléaria dans les fievres quartesSc dans la cachexie ; Sc il observe qu’il fautbien sè garder de semployer dans les affec-tions hémorrhoïdales, c’est-à-dire dans tou-tes les maladies qui dépendent de la veine-porte , qui, selon ce savant médecin, joueun si grand rôle dans l’économie animale.
Les feuilles de cochléaria entrent dans ledccoclum anti-scorbutique , dans le vin antj-scorbutique,dansl’eau générale;dansl’eau an-ti-scorburique,dans le sirop anti-scorbutique.
L’eau distillée de la même plante entredans l’eau pour les gencives ; fes semencesentrent dans seau anti-scorbutique; son es-prit entre dans la teinture dégommé laque,dans le sirop anti-scorbutique ; son extraitest un des ingrédiens des pilules de Stahl Scde celles de Bechtr. (b)
COCHLITES , f. m. (Hijl. nat. Conchy-liolog.) On lit dans le dictionnaire intitulé :Dictionnaire d’Histoire naturelle , que les li-thologistes distinguent par ce nom toutes lescoquilles univalves, fossiles, dont la divisionest la même que celle des coquillages unival-ves vivans. Mais cette assertion est une er-reur : les naturalistes ont restreint ce nomaux coquilles fossiles, univalves seulement,qui sorn de forme arrondie, Sc dont la bou-