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des cocos de mille cauris, de cinq cens , ùc.La seconde , qui est l’extérieure, est lisse, decouleur grise, & garnie en dedans d’une fortede bourre rougeâtre dont on fait des cablesLc des cordages : elle vaut mieux que lesétoupes pour calfeutrer les vaisseaux , parcequ’elle ne se pourrit pas fi vite, Sc parcequ’tlle fe renfle en s’imbibant d’cau.
* COCON, f. m. (Econ. trust.) on donnece nom à ce tissu filamenteux dans lequel lever à foie s’enveloppe, Sc dont on obtient,en le dévidant par une opération qu onappelle le tirage , cette substance animaleappellée foie , que nous employons à tantd’ouvr.iges précieux. Voy. Soie & Ver-a-soie. On distingue des cocons bons , desmauvais cocons ; des cocons fins , des dou-bles , des satinés ou veloutés , des ronds,des pointus. Voy. Soie, Tirage de soie.
COCOS , ( Isle des ) Géogr. mod. iflede f Amérique méridionale dans la merPacifique. Il y a encore une ifle de ce nomdans la mer d’Afrique près de Liste de Mada-gascar , Sc une troisième dans k mer d’Asieprès de Pille de Sumatra.
COCQ, voye% Coq.
CO CRÉANCIERS, f. m. pi. (Jurifp.)font ceux qui font conjointement créanciersdes mêmes períbnnes , & en vertu d’unmême titre. Pour que chacun cheux soitcréancier solidaire de k totalité de la dette,il faut que cela soit exprimé dans faste,autrement k dette fe divise de plein droitentre les co-créanciers , Sc chacun d’eux n’enpeut exiger que fa parr. Il est parlé des co-créanciers & des co-débiteurs dans plusieursrextes de droit, où les premiers font appqU,lés correi stipulandi, & les autres carrei pro-mittendi. Voyez au code , liv. IV , tit. ij ,l.rx , Sc aux inftitutes , liv . III , tit. xvj , deduobus reis ftipulandi & promittendi. (A)
* COCS ou COCAGNES, f. m. (Com.)c’est le nom q thon donne aux petits pains depâte de pastel p ils font d u poids de vingt-quatre onces , pour peser étant íecs í delivre ; les réglemens ordonnent qu’ils nesoient ni plus forts ni plus fbibles. V . à fart.Pastel , la maniéré de faire les cocs ou coca-gnes voycg aujst ks reglemcns gén. &• partie,dc.s martufàcl. page IQO 6’ suiv. tome III.
COCHON , f. f. faction de cuire ; ceterme a différentes acceptions : on dit la
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coclion des humeurs, celle des alimens, dc.Voyc[ les articles suivons . ,
Coction , ( Médecine. ) ct terme a ététransmis de la théorie des anciens médecinsà celle des modernes, pour signifier la mêmechoie quant à f ester, mais non pas absolu-ment quant à la cause : c'est-à-dire pourexprimer f altération utile à f économie ani-male qu’éprouvent les matières nourrissantesSc les humeurs dans les différentes parties dacorps humain.
Les anciens attribuoient cet effet à ce qu iteappeíloient calidum innatum , le chaud inné ,dont Galienétablistoit le principal foyer dansle cœur ; ils composoient le chaud inné defaction du feu unie à fhumide radical, fansen connokre mieux k nature. Un illustreparmi ceux qui ont écrit fur ce sujet, Mon-*tonus , avoue ingénument qu'après s’êtrecru pendant long-temps un grand docteur ,il étoit parvenu à un âge très-avancé fansavoir rien entendu à cequec’tstquela chaleurinnée ; elle étoit cependant regardée commele premier mobile de faction de tous les or-ganes , Sc on croyoit par cette raison quef activité de ses organes doit être proportion-née à 1a chaleur naturelle de f animal, commeun effet doit être proportionné à fa caule ;en un mot la chaleur étoit, selon les anciens*,le principe de k vie. Voye[ Chaleuranimale.
C’est d’après cette idée qu’ils ont donné lenom de coclion , à coquenda , à toutes lesélaborations opérées dans le corps humain »soit en santé, soit en maladie , parce qu ilsne reconnoillòient pas d’autre cause efficiencede ces élaborations que faction du feu, dontles parties élémentaires pénètrent tous lescorps. Ils entendoient par coclion en général,tout changement produit dans une substancepar k force de la chaleur, qui rend cettesubstance d’une nature plus parfaite : ils ad-mettoient trois eípeces de coclion :■ savoir kmaturation , Yastation , & Yélixatìon ; c’està cette derniere espece qu'ih rapportoienttoute coclion qui fe fait naturellement dansle corps humain , parce qu’il ne s’en opéréaucune fans le concours du chaud Sc defhumide.
Ils íaifoient consister k principale coclionanimale dans f assimilation des sucs alimen-taires , produite par chacune des parties qu»