coc
ils font bons k manger, mais non pas excel-lens. Ray ,synop. anhn. quadr.
Cet animal est naturalisé dans ce pays-ci,& mis au nombre de nos animaux domes-tiques. On l’éleve aisément il ne craint quele grand froid. Voye^ Quadrupède. (I)Cochon chinois. Cet animal t st parvenuen Europe ; on le connoît en France. On ditqu il est plus petit que notre cochon ; qu il ale dos concave & pour ainsi dire ensellé, &c.On l’tngraiíse , Sc il passé pour très-bon àmanger.
Cochon-maron ; c'est le nom que l’ondonne dans les istes de l'Amérique aux co-chons que l’on y a portés des autres parties dumonde , & qui y font devenus sauvages. Onen distingue de trois especes.
Ceux de la premiere font courts ; ils ontla tête groste , le museau peu allongé, & lesdéfenses fort longues : les jambes de devantfont plus courtes que celles de derriere pres-que d'un tiers , ce qui les fait souvent cul-buter lorsqu’ils courent en descendant. Ils de-viennent féroces 8c très-dangereux quand ilsfont bit (Tés par les chasseurs. On prétendqu’ils ont été apportés par les Espagnols dansle temps de la découverte de l’Amérique,& qu’ils ont été tirés de Cadix , où on envoit encore qui leur ressemblent beaucoup.
Les cochons- marons de la seconde especene diffèrent en aucune façon de nos cochonsdomestiquez, & il paroît qu’ils se sont échap-pes des parcs où on les nourrissoit après avoir«V-niportés aux istes.
tnhn ceux de la troisième eípeca fontappellés cochons de Siam , parce qu’ils ontete apportés aux istes par des vaisseaux fran-ǰìs qui revenoient de Siam & de la Chine.
( I)
COCHON d’eau. V. cì-devant CABIAI.Cochon de mer. Voyc{ Marsouin.COCHONET J f. m. f Hist. mod. Jeux.)e ‘pece de dé taillé à douze faces pentago-^. 8 , chargées chacune d'un chiffre depuis,^% 1 ’à 11. On joue au cochonnet comme
pìe? n âvnne le même nom à une balle ouj cttç te <lue celui qui a gagné le coup précédentloueur ^s c . r étion , &C à laquelle tous lesVoistue ’rd&ent leurs boules. La boule plussvy, u cochonnet gagne le coup.
U CKERmOUTH , (Géog. mod.) ville
vin.
CO C Z45
d’Angleterre dans la province de Cumber-land. Long. r q . 43; lat. 44 , £4.
COCKIEN , i. m. (Comm.) monnoie decours au Japon : on l’évalue à environ huitfrancs de notre monnoie présente.
COCO j s. m. ( ffijï. nat. ) le coco est lefruit d’une espece de palmier qui s’éleve àtrente ou quarante pics de hauteur : íâ tigeest droite ; elle diminue de grosseur à mesurequelle s’éloigne de terre. On fait des incisionsaux tiges des jeunes arbres pour en tirer unsuc vineux qui sert de boisson : ce suc donnepar la distillation de fort bonne eau-de-vie :en le cuisant sur le feu on l’adoucit ; & aucontraire on en fait du vinaigre losqu’on lelaisse exposé au soleil. La tige est terminée àíbn extrémité par des feuilles fort longues »& larges à proportion : on s’en sert pourcouvrir les maisons, pour faire des voiles dcnavire , des nattes , &c. Les habitans de cespays écrivent fur ces feuilles comme fur du. papier ou du parchemin. Les fruits naissentau sommet dc la tige entre les siuilles ; ilsfont enveloppés plusieurs ensemble dans uneespece de gaîne dont ils sortent en gioílis-lant : chacun de ces fruits est gros comme latête d’un homme ; il est ovale, quelquefoisrond : trois côtes qui suivent sa longueur luidonnent une figure triangulaire. Ce fruit estcomposé de deux écorces & d’une substancemoelleuse : l'ccorce extérieure est verte ; l’in-térieure est brune. Lorsque le fruit n’est pasencore mûr , on en tire une bonne quantitéd’eau claire , odorante , 8c fort agréable augoût. Il y a des cocos qui contiennent juíqu’àtrois ou quatre livres de cette eau. Maislorsque le fruit a pris íbn accroissement, lamoelle que renferment les écorces prend dela consistance , & il n’y a plus qu’une cavitédans íbn milieu qui soir remplie d’eau , &calors l’eau, quoique claire, n’est pas si doucequ’auparavant. La moelle est blanchâtre, 8 cbonne à manger ; son goût approche de celuide la noisette ou de l’amande ; on en peutfaire un lait comme on en fait avec lesamandes : si on veut la conserver long-tempson la fait sécher au soleil. L’écorce qui en-veloppe cette substance est dure 8c sgiieuse ;on la polit & on la travaille pour difrerensusages, elle sert de mesure des liquides aSiam : on gradue íâ capacité avec des eau ris,petites écailles qui fervent de monnoie : il y A