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Tome huitième.
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c*eft au temps où la maladie cesse d’augmett-ter & de produire de nouveaux symptômes,qu l'on doit chercher à s’assurer íì la coâionest faite ou non , lorsque la chaleur natu-relle a pu-travailler suffisamment pour la pré-parer.

Autant il y a à compter sur les lignes decoclion , comme présages salutaires , autantdoit - on craindre lorsqu’ils manquent &qu'il n y a que des lignes de crudité , lorsmême qu'ils font joints aux meilleurs lignes,ou que la maladie paroît terminée ; parcequ on doit s’attendre à ce que le mal ait desfuites fâcheuses ou de longue durée , s’ilsubsiste encore, & à ce qu il y ait rechutes’il paroît fini : c’est fur ce fondement queGalien a dit, in primo aphorismo , qu’unemaladie dans laquelle il se fait quelque criseavec des signes de crudité lubíistanre, doitía re craindre une fin funeste , ou au moinsun long cours dans la maladie : au reste leslignes de crudité 8c de coclion des distérensexcrémens font rapportés dans chacun desarticles qui les concerne, ainsi voye^ Déjec-tion , Urine, Crachat , Sueur , &c. \

Après s'être assuré par l’observation des ;moyens de connoître dans les maladies la 1crudité & la cochon ; après avoir étudié ceque la nature fait en conséquence de l’une& de l’autre , les changemens utiles qu’elle°pere : les anciens médecins en conclurent,q ue pour imiter la conduite qu’elle tientans le cours des maladies laissées à elles-

em «s, st ne falloir jamais entreprendre deP r °curer des évacuations dans le commen-cement des maladies ; parce qu’alors la ma-1Cre Morbifique étant encore crue , n’ayantpas pu ét re encore préparée, rendue suscep-sible st'étre portée par faction de la viehors des parties dont elle empêche les fonc-jtons, résiste à Ion expulsion , pendant queJ Urs humeurs saines , s’il y en a, font em-P°rtées ; qu elle ne cede , & souvent mêmelç Ucn partie , aux grands efforts qu excite^Rioyen ern ployé pour en procurer l’éva-l es >n ; ce qui diminue considérablementbattç rces âu malade , &C le jette dans l’a-«atu Iïle V t - don il fuit très-souvent que lal le t re déduite à rester presque sans action ,p Ur a j*Ue plus à séparer le pur d’avec l’im-A > a ltirmoner le mal, à rétablir l’ordre

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cotiomie animale j elle succombe,

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' 1 & le malade périt. Ce sont cés considéra-tions qui avoient engagé le pere de la mé-decine dogmatique, le confident de la na-ture , le grand Hippocrate, à établir com-me une réglé fondamentale de pratique , laprécaution de ne pas placer au commence-ment des maladies des remedes évacuans,& par conséquent de ne pas les employerpour enlever du corps des matières crues,mais seulement celles qui sont préparées ,digérées par la coclion : c’est ce que déclareexpressément ce législateur de la médecine,dans son aphorisme s.z e . Jetlion j , lorfqu’ildit : Concocla medicamentis aggredï opórtet ,& mvvere non cruda neque in principiis. L’ex-périence constante prouva tellement dans lafuite la justice de cette loi, que selon Aris-tote (lib, III , pol, c. xj.) , il n’étoit pas per-mis aux médecins d’Egypte de produire au-cun changement dans les maladies , par lemoyen des remedes, avant le quatrièmejour de leur durée ; & s’ils anticipoient cetemps , ils étoient comptables , fur leur vie ,de l'événement. Galien regardoit comme unoracle la sentence qui vient d’être citée ,tant il etoit convaincu qu’il est nécessairedans la pratique de la médecine, de se con-former à ce qu'elle prescrit. II est cependantun cas excepté par Hippocrate lui-même àqui rien n a échappé , Ôc qui a tant prévuen ce genre ; c’est celui auquel la matièremorbifique est si abondante dès le commen-cement des maladies, qu'elle excite la na-ture à en favoriser l’évacuation : c'est en ef-fet par cette considération que le divin au-teur de l’aphorisme qui vient d'être rappor-té , le termine en disant à l'égard des cru-dités , quelles ne doivent pas être évacuées :fi non turgeant , raro autem turgent. Ainsi ilétablit, que le cas est rare ; mais qu’il ar-rive cependant que le médecin doit êtreplus porté à suivre l'indication qui se pré-sente , de procurer l’évacuation de la ma-tière morbifique , loríque la maladie com-mence avec des signes qui annoncent la sura-bondance de cette matière, qu à attendreque la coclion en soit faite ; parce qu’il Y alieu de craindre qu’en la laissant dans lecorps , les forces de la nature ne suffisentpas pour la préparer, & qssd ne s en sosieun dépôt fur quelque partie importante : cequi íeroit un plus mauvais Cite t que celui