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Tome huitième.
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qui réfulteroit d’en procurer févacuatìon'avant la cochon ; vu que dans cette íuppo-íition , la matière morb'f.que a par elle-mê-me de la disposition à être portée hors desparties quelle affecte , qui est tout ce quela cochon pourroit lui donner. C’cst en pe-lant les râlions pour & contre , Sc en sc dé-cidant toujours pour le plus grand bien oule moindre détriment du malade , que l'onprend le bon parti dans cette conjoncture:c’est ce qu'insmue aussi Hippocrate dans lesecond aphorisme , après celui ci - dessusmentionné ; il s'exprime ainsi (npìwr . xxiv ,scâ. Z J in n cuti s ajscclionibus raro , & ìnprincipiis uti mcdicamcntis oportct , atjuc hocfacere diligcnti prias eflimationc fa cid.

Il fuit de tout ce qui vient cl’être dit dela théorie des anciens fur la coclion ., consi-dérée dans f état de /ante & dans celui demaladie , que Imposition de ce qu'ils ontpensé à ce sujet est presque tout cc qu’onpeut en dire de mieux , ou au moins deplus utile, attendu que leur doctrine est prin-cipalement fondée fur l’obstrvation de cequi s'opere dans l'économie animale; ellen’a par conséquent pas pu erre renversée &oubliée, comme tant d’autres opinions, quin’étant que la production de l'imagination,ont été successivement détruites les unes parles autres , tandis que celle-ci s’est conser-vée dans son entier , pour ce qui est desprincipes établis d'après les faits, Sc des con-séquences qui peuvent en être tirées. En ef-fet , elle n'a éprouvé de changemens que parrapport à l'cxplication de l’opération dontil s’agir ; ce qui na même eu lieu que dansle siecle dernier.

Car depuis Hippocrate Sc Galien juíqu’àce tt mps-íà, tous les médecins (en adoptantles sent’.mens de ces grands maîtres qui s'é-toient bornés à indiquer la chaleur natu-relle comme cause immédiate de tous leschangemens qui fe font dans les humeursanimales, tant saines que morbifiques ) at-tribuoient la digestion des alimens dans leventricule , à une coclion faite dans ce vis-cère , íemblable à celle qui se fait dans lescuisines. Ils comparoient l’estomac à unemarmite; ils fe le représentoient commeexposé à faction du feu fourni & entretenupar le cœur , le foie, la rate, & autres par-ties voisines ; ils peníbient que les matières

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renfermées dans ce principal organe de 1*digestion des alimens, étant commedétrem--pées , macérées par les fluides qui s’y répan-dent,devenoient fulceptibles d'une véritable ..élixation par l’effet de la chaleur, ce quisembloit leur être prouvé par les vents quis'élevent de l'estomac pendant la digestionsils les comparoient aux bulles qui se formentsur la surface d'un fluide qui bout : ensortequ'ils n admettoienr d'aurre agent que le feu,pour la préparation des matières alibiles quife fait dans ce viscère ; celle qui est conti-nuée dans les autres parties des premieresvoies, étoit aussi attribuée à faction conti-nuée de cette cause , qu'ils rendoient com-mune à toutes les autres élaborations d'hu-meurs dans le système des vaisseaux san-guins , Sc de tous les autres vaifleaux ducorps.

Pierre Castellus , proffld.tr de lecole deMessine, commença à réfuter cette opinion,dans une lettre écrite à Severinus ; il lui di-soit entr’autres choses à ce sujet, que si lachaleur seule suffisoit pour la confection duchyle , on devroit aussi pouvoir en fairedans une marmite : mais comme on ne lepeut pas, ajoute-t-il, il faut donc avoir re-cours à la fermentation pour cette opération,&c. Bientôt après Vanhelmont attaqua avecbien plus de force le sentiment de la cocliondes alimens opérée par la feule chaleur, dansune diflertacion intitulée, calor cfficacitcr nondigerit , fed excitativ}. Son principal argu-ment étoit, que les poissons ne laiíîènt pasde digérer les alimens qui leur font propres,quoique le sang des plus voraces même a'en-tre ces animaux , ne soit guere plus chaudque seau dans laquelle ils vivent : on trou-ve même établi, que le sang des tortues estplus froid que seau. ( Stubas , journ. inTranf. phìl. xxvij. ) Vanhelmont objectoitd'ailleurs, que si la chaleur feule pouvoitopérer la coclion des alimens, la fievre de-vroit la faciliter ultérieurement, bien loin dela troubler Sc de causer du dégoût, commeil arrive quelle le sait ordinairement. Il op-posait au système des anciens bien d'autreschoses de cette nature ; & il ne négligeoitrien pour détruire leur erreur, mais pouftomber dans une autre, qui consistoit à éta-bl r que la digestion des alimens ne peut íêfaire que par f efficacité d'un serment acide