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des artères (dit M. Quesnay dans ion nou-veau traité des ficvres continues ) , nous aenfin assuré que cette action , comme quel-ques médecins Ta voient déja auguré , est lavéritable cause de notre chaleur naturelle..Cette importante découverte , en nous éle-vant au-dessus des anciens , nous a rappro-chés de leur doctrine ; elle a répandu unplus grand jour fur le méchanisme du corpshumain 6c des maladies, que n’avoit frit ladécouverte de la circulation du sang. Nous.{avons en effet que c'est de cette action quedépendent le cours des humeurs & tous lesdifferens degrés de ^élaboration dont ellesfont susceptibles : mais on ne peut discon-venir quelle ne soit insuffisante pour produireles changemens qui arrivent à leurs partiesintégrantes ; faction de la chaleur peut feulepénétrer jusqu’à elles, & y causer une lottede mouvement intestin, qui les développ,6c les met en disposition d erre auíïì exposéesà faction des solides qui en fait ensuite descombinaisons, dsoù résulte la perfection &{'imperfection de toutes les humeurs du corpsanimal.
Cependant cette coopération de la cha-leur naturelle dans la digestion des alimens6c l'élaboration des humeurs , ne constituepas une vraie cochon , & ce nom convientencore moins au résultat de plusieurs especesd'actions différentes de la coâion qui conjoin-tement avec elle opèrent toutes les altérationsnécessaires à l’économie animale. Néanmoinscomme il est employé en médecine fans êtrerestreint à son véritable sens, & qu’on lui endonne un plus étendu qui renferme factiondes vaisseaux 6c de la chaleur naturelle quien dépend , il est bon de retenir ce nom , netut-ce que pour éviter de se livrer à une in-constance ridicule , en changeant le langageconsacré de tout temps à désigner des con-noiffauces anciennes, que 4 nous devons expri-mer d’une maniéré à faire comprendre quenous parlons des mêmes choses que les an-ciens, Sc que nous en avons au fond presquela même idée. Car quoique leur doctrine surles codions ( dit le célébré auteur du nouveautraité des fievres continues , déja cité ) soitétablie fur une physique obscure , la véritéy domine cependant allez pour se concilierconvenablement avec f observation, Sc pourquonpuisse en tirer des réglés Sc des précep-
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tes bien fondés , accessibles aux sens, tellesque font les qualités sensibles & géné. alesqui agissent sur les corps : ainsi elle fera tou-jours la vraie science , qui renferme presquetoutes les connoissances pratiques que l’on apu acquérir dans f exercice de la médecine ,& qui mérite feule d’être étudiée , appro-fondie 8c perfectionnée.
Il paroît convenable de ne pas finir cetarticle, fans placer ici les réflexions suivantesfur le même sujet ; elles doivent être d’au-tant mieux accueillies, qu’elles sont extrai-tes des commentaires fur les institutions & lesaphorismes du célébré Boerhaave.
Hippocrate a considéré , & nous n’en fai-sons pas plus que lui, que son ne peut rienlavoir de ce qui fe passe dans le corps d’uithomme vivant, soit qu il soit en santé , soitqu'il soit malade , & que l’on ne peut con-noìtre les changemens qui paroiffent dansles maladies , differens des phénomènes quiaccompagnent la santé : ces changemenssont les effets de faction de la vie qui subsisteencore ; & la cause occasionnelle de ces effetsqui caractérisent la maladie, est un principecaché dans les corps , que nous appelions lamaticre de la maladie ; tant que cette matièreretient le volume, la figure , la cohésion , lamobilité , f inertie , qui la rendent suscepti-ble de produire la maladie & de f augmenter,elle est dite crue ; & tant que les changemensproduits par la cause de la maladie subsistent,cet état est appelle celui de la crudité.
Ainsi il suit de-là que la crudité est d’au-tant plus considérable dans la maladie , queles qualités de la maladie sont plus ditférenrtes de celles de la santé. La cru dité ne signi-fie pas une nature singulière d’affection mor-bifique ; bien loin de-là , il peut y avoir uneinfinité d’eípeces dc crudités, telles que lesfluides âcres, épais, aqueux, &c. ou, commsdit Hippocrate, le trop doux , le trop amer,le trop salé , le trop acide. On ne peut dé-terminer la nature de la crudité ,.qu’en cequ’elle est propre à engendrer la maladie.Le sang de la meilleure qualité nuit dans lapléthore ; son abondance lui donne un carac-tère de crudité : il peut aussi produire demauvais effets dans le corps d’un hommefaible , si on f injecte dans fes vaisseaux »quoique seulement en quantité convenable.Ainsi on ne doit pas feulement entendre paf
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