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Tome huitième.
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nistìere cuite , celle qui se mûrit par factionde !a vie , mais.celle qui doit être regardéecomme telle , respectivement à la fonctionÇui étoit viciée , lorsque cette fonction ferétablit dans 1 état naturel. Hippocrate n’avraisemblablement entendu autre choie furîa nature de la cochon , si ce n'est que ce quiest crud dans le corps humain passe à Tétât dematuration , loríqu’ii cesse d'avoir les qua-lités nuisibles qui le faisoient appeller crucL,& qui consiituoiei-it la maladie.

Par conséquent la concoction n’est autre,chose que 1 aifimdation , le changement desmatières crues, & dont les qualités ne con-viennent pas à la santé , en matières suscep-tibles d'être converties en la propre substancedu corps, si elles ne font pas d'une naturequi répugne à cet usage , ou d'être renduesmoins nuisibles & disposées à être évacuées.La premiere de ces opérations de la naturepeut être rapportée à celle que les anciensont appellée pcpjls , qui est la plus parfaite ;telle est la résolution dans les inflammations:la seconde est celle qu'ils ont nommée pepaf-mits , qui a lieu dans toutes les maladies oùil fe fait dvS évacuations de matière mor-bifique par la feule action de la vie ; la fuppuration dans les maladies inflammatoires estde ce genre.

On peut rendre la chose plus sensible paràs exemples plus détaillés : celui d'une coc-tion de la premiere efpece , de laquelle onvient de donner une idée , est marqué parce flui f e p a (f e ( ] ans les personnes qui ontUne efpece d’accès de fievre , causé par uneS ro P grande quantité de chyle mêlé avec leail S > cette agitation fébrile, supérieure à l'ac-lI °n ordinaire des vaisseaux , procure à cec Me une élaboration ultérieure , que cetteaction n'auroit pas pu lui donner ; il fe fauP ar là une assimilation des parties crues deCes sens encore étrangers, ils fe convertissent^bonnes humeurs, d'où peuvent être sor-fìug & les autres liqueurs animales :fin '' lr 'S t; ment étant opéré, la fievre cesseq ,, S aac une évacuation sensible de la matièrelle 4v °i: causé la fievre. Mais un rel effetmari être produit que dans le cas où las u f er : crue ne différé guere des matières! iP | lesd’être converties en bons sucs,r _ o es “Umeurs saines ; & lorsque les efforts

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‘«maires que la nature doit raire pour trumentTome FIJI .

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produire ce changement ne font pas bienconsidérables , ou durent si peu qu’il n'ertpuifle pas résulter une altération pernicieusedans les humeurs saines ; laquelle ayant lieu,rendroit néçeflaire une évacuation sensiblede celles qui feroient viciées.

C'est ce qui arrive dans tous les cas où fefait la cochon de la seconde efpece , qui estaussi toujours Tesset de la fievre, cest-à-direde faction de la vie plus forte que dans Tétatde santé : dans cette derniere cochon les fui-tes ne font pas aussi salutaires que dans laprécédente i le changement en quoi elle con-siste est borné à donner à la cause matériellede la maladie des qualités moins nuisibles àTcconomie animale, en détruisant celles quilui étoient plus contraires ; mais il ne rendjamais cette matière aíîez différente d’cllc-meme pour qu'elle puîíTe devenir utile : toutela perfection dont elle est susceptible ne saieque la rendre disposée à être évacuée horsde la cavité des vaifleaux de la partie dontelle trouble les fonctions.

C'est ainsi , par exemple , que dans lesmaladies inflammatoires de la poitrine , ltsmolécules des fluides qui engorgent les extré-mités des vaifleaux artériels des poumons ,éprouvent un tel changement par faction dela fievre , quelles font séparées de la malledes humeurs saines avec la portion des soli-des , qui les contient par Tesson de la colon-ne des liquides qui est poussée contre k ma-tière engorgée., & par la force de pressioncollatérale des vaifleaux voisins ; il fe formede ce mélange de fluides & de parties con-sistantes broyées , rompues par Tesset detoutes ces puisiances combinées, une matièrequi ne tient plus rien de celle dont elle estcomposée ; qui est blanche , homogène ,onctueuse, qui venant à se répandre dansles cellules pulmonaires & à fe mêler avec la,matière des crachats, est évacuée avec ellepar '('expectoration , qui est si souvent lemoyen pat lequel la nature termine heu*eu-sement les maladies de la partie dont ils'agit.

Il résulte de tout ce qui vient d'átre dit,que c'est toujours la fievre, ou faction dela vie rendue plus forte en général ou enparticulier, qui produit la 1 cochon de quel-qu'espece qu'elle soit ; c'est ct e fl ul est 1 ms-donc la nacuxe le íert, connue dit.'

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